‹ Histoire de la FrondeChapitre 27 sur 155 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

)» il n'y a personne qui ne juge qu'il n'a pu » en être autrement, s'il considère que, si le ). sieur de Cinq-Mars avait trouvé son compte » avec moi dans l'approbation de ses mauvais » desseins, il ne se serait pas lié au roi d'Es- )) pagne contre ma personne et mon État, )> comme il l'a fait , par désespoir de pouvoir » emporter ce qu'il désirait. Vous ferez con- )> naître cette lettre à tous ceux de la com- » pagnie que vous présidez maintenant , afin » qu'ils sachent la vérité : cependant je prie « Dieu, etc. »

Le raisonnement du Roi prouvait en effet qu'il n'avait jamais donné un consentement formel à l'assassinat qui lui avait été proposé : mais avoir encouragé de tels desseins, ne fût-ce que par le silence, et venir en déposer en justice contre un ancien ami, c'était une étrange dégradation de la majesté royale. Le ministre qui abusait de son empire pour imposer à un prince faible une telle bassesse , avait cependant couvert la France d'échafauds , pour maintenir, disait-il, la dignité du trône; tant il est vrai que rarement le despotisme inspire un zèle désintéressé, et que ceux qui travaillent à l'établir se montrent d'ordinaire plus

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