‹ Histoire de la FrondeChapitre 28 sur 155 · TOME I · texte numérisé non relu

TOME I

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fidèles à leurs intérêts qu'à leurs doctrines! Le Roi partit pour Paris, laissant au Cardinal de pleins pouvoirs pour la conduite du procès. Au moyen de la déclaration du duc d'Orléans et de celle du Roi, la condamnation de Cinq-Mars était certaine, mais celle de M. de Thou semblait toujours impossible. Les dépositions ne fournissaient contre lui aucun indice; Cinq - Mars qui se compromettait chaque jour devant les commissaires envoyés pour Finterroger, devant les hommes a postés dans sa prison pour surprendre ses secrets , gardait plus de mesure sur tout ce qui touchait à son ami. Le duc de Bouillon, comme le duc d'Orléans, ne mettait de réticence à ses aveux qu'en ce qui regardait la Reine , et tous deux reconnaissaient cependant qu'on avait caché à M. de Thou la mission de Fontrailles en Espagne, sachant bien qu'il n'eût pas voulu y consentir. Le chancelier Séguier, n'osant braver le mécontentement du ministre , chargea le prince de Condé de lui annoncer qu'il ne savait aucun moyen de faire condamne^ M. de Thou. « M. le chancelier a beau dire , répondit le » Cardinal , il faut que de Thou meure. »

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