‹ Histoire de la FrondeChapitre 79 sur 155 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Si ces articles obtenaient la sanction royale , il ne s'agissait plus désormais pour le Parlement d^interpréter de vieilles Chartres , de remonter à travers les ténèbres du moyen âge jusqu'à l'origine des institutions : un texte précis et authentique fondait un droit nouveau à l'abri de toute chicane ' , et le gouverne-

• Le parlement de Paris était à la tête de la magistrature de France; et quarante-cinq mille familles (l'élite de la bourgeoisie du royaume) , investies d'offices de judicature et de finance, formaient son honorable et puissante clientelle; de grandes richesses, beaucoup de lumières et de probité , distinguaient les chefs de la compagnie. Le ducs et pairs, les grands officiers d^ I» couronne , les princes même du sang royal , siégeaient dans la grand'Chambre , aux assemblées générales , et prenaient le titre de conseillers - nés du parlement de Paris. L'importance sociale de cette compagnie la rendait ainsi habile à recevoir de hautes attributions politiques, et les élémens dont elle se composait étaient, quant à la qualité des personnes, analogues à ceux dont se composent aujoui'd'hui la chambre des pairs et celle des députes.

Pour apprécier les avantages du gouvernement qui tendait alors à s'établir, il faut remarquer encore que la conservation des garanties politiques aurait été confiée aux intérêts privés, défenseurs toujours plus actifs que le patriotisme le plus éclairé. La participation au gouvernement, en augmentant la considération des ma-

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