TOME I. i
Les furieux le cherchèrent de chambre en chambre; n\iyantpule découvrir, ils pillèrent rhôtel de Luynes, et allaient y mettre le feu , quand le maréchal de La Meilleraye arriva avec quatre compagnies des gardes, fit monter le chancelier plus mort que vif dans un carrosse, et parvint à le ramener de Tautre côté de la Seine.
La duchesse de Sully était accourue à la nouvelle du danger de son père qu'elle ne voulut plus quitter. Placée auprès de lui dans le carrosse , elle y fut blessée d'un coup de feu à Tépaule; le sieur Picaut ', exempt de la chancellerie, fut tué à la portière. Quelques instans plus tard, les efforts du maréchal de La Meilleraye pour sauver le chancelier eussent été inutiles; les barricades terminées opposaient un obstacle insurmontable à la cavalerie, et les bourgeois en armes, sous la conduite de leurs officiers , occupaient des positions combinées pour une défense régulière.
Le Parlement sortit en corps du Palais. Cefnt soixante magistrats marchaient deux à deux>, en robes et en bonnets, au milieu d'une
* Voir la pagega.