HE LA GASIX)G3ME
fiil iTiidue (*)t iM^tîcpuis elle resta tou jours entre les motiis Je ses successeurs.
Peodâiit qu'Edouard allait aiùiquer la France du l'été de Flandre^ il fit faire une diversion dtim la Gasmgne, Beruard Esi, sire d'Albret| y commandait avec le tiire de son lieutenant de concert avec Hugues f A thon successeur d'Olivier d'Imgham. Les deux énëraux: assiégèrent Condom qne défendait Bertrand de Visle-Jourdain, Ce seigneur fils aine de Bernard Jourdain (1) promettait dès-lors de devenir un des premiers hommes de guerre de son siècle, 11 s'était si^alé par ses exploits dans les guerres de la Gascogne, et PJîilippe, malgré sa jeunesse, lavait nommé capitaine du Condomois, lui avait confié la garde du Masd'Agenais et de Sie-Bas^eîlle , et lui avait abandonné Dotte^àu^ Vjllôtrancbe, Lamotlie et quelques autres places dont la conquête était due en grande partie à son courage et h sou activité,
Pierre de Lapalu^ sénéchal de Toulouse et gouverneur général du Languedoc , résolut de marcher au secours de Condom. Il manda d'Agen, le 3 août » au sénéchal de Beaucaire de Ini envoyer tout ce qu'il pourrait recruter de gens d'armes; et comme plusieurs ^VKcust^rCTit sur ce qu'ils avaient déjà servi dans les guerres précédentes, il lui ordonna d assembler a lettre
CJ Pannî les seigneur* qa» lui reo^îreni haromage, nous trouvons Othni) ê& Moalaul, ^ij^ncur «le Gramoiit., Orl de Caumoni, seliçociif de St Pcj.seTr(?, GarKard dcttoUi, Jean de Segucoville, Auger €Îe Lomagiw, Ikf tratid de Poufirallard * N. de Bonoefonl, pfy*ienr* du Unimex, des Gabrd, des Laiour, des Francs, **s SeriUac, de* Vicnictrii , des i:âumont , des Marrai, de^ llordcs , ûe^ Magnmi , des tiaciiapuy, tic. cic,
(I) Grands onÎLÎerî^, tom ± Dani Vais»eUeT tom. I.
vue tous les nobles et tous les sujets de la sénéchaussée au-dessus de quatorze ans, et de les faire partir sous peine d^étre dégradés de la noblesse ou déchus de tous leurs privilèges. Pendant que ce secours approchait, Condom fut pris; plusieurs autres villes partagèrent son sort. Les Anglais faisaient tous les jours des progrès dans TÂgenais et la Gascogne, et menaçaient le Languedoc ; ce qui força le sénéchal à réitérer ses ordres et à les étendre aux autres sénéchaussées.
Les succès des Anglais n^empéchèrent pas Pierre de Lapalu d'aller attaquer Montrejeauqui s^était sansdouie dédarée pour les Anglais et qu'il assiégeait le 10 juillet. Le roi craignit qu'il ne pût faire face aux affaires et lui adjoignit, le 4 août, les archevêques d^Auch (1) et de Sens et Tévéque de Noyon. Il les nomma capitaines dans le Languedoc et dans tous les «pays voisins, et commanda aux sénéchaux de Toulouse, d'Agenais, de Périgord, de Rouergue, de Bigorre et de Xaintonge.et à leurs officiers de leur obéir comme à sa personne. Les deux derniers prélats ne paraissent pas avoir pris possession de la dignité dont les investissait la confiance de leur maître. Guillaume de Flavacourt et Lapalu établirent leur séjour à Agen d'où ils surveillaient les mouvements des ennemis et distribuaient d«s récompenses ou des amendes. Us vinrent ensuite dans le Toulousain. Le 2 novembre, ils disposèrent de quelques biens confisqués à Gaillac et en gratifièrent Vital de Nogaret. Quelques jours anparavant ils avaient transigé avec lès habitants du Bigorre occupés alors à recueillir leurs mofssons et à préparer leurs vendanges, et
(1) Dotn Vaissclie, tom. 4, page 232.
Irs^ii^iit, iiioyeiiiiutii uiie.sommt^ d'arj^enl, dispenses dr prcn d te. py r t kVex pëd i u o ri d e G a sco^n e.
CJepL'udùni la trêve cuiidue k Touniay vinl suspendre les liosUliles, Edouard, en ordannaut à ses ofOciers ftr*d(*p(i6er les armes^ leur recomiiiatida (4) de rëparei- 1rs (brtjficijtioijs des places^ de les pourvoir de f^arnisoQs el de vivres et de ne négliger aucune des prërauUons i]ue L'i prudence conseillait en tare d'un ennemi actil' ei puissiJuL PhiHp|ie, dont les tresoi^ étaient épuises tuuluplitiit de son colë les impôts. 11 établit (2) aloFs fliH) la «^ahelle sur le sel quil cHendit a loul Ir rviyaume, pour le priïlit^ disait-il (*)i de tout le commun peuple. O était presque se jouer de ceux que Ton près* suniit.
Ati milieu des Goml)ats l^i noblesse était avide de idUtTiois^ Philippe à qui ces passe^ temps enlevaient loujoun» quelques défenseurs, les avail. prohibés tant quedurerait la guerre, Jacques II roi de Majorque, son ennemi secret, osa braver cette défense et fil publier (1311) une brillante passe«d'armes dans la ville de Montpellier dont il était seigneur et qui relevait de la Fmtice. Les comtes de Foix et d'Armagnac ne se iii0ntrèrenl jmis plus soumis, ei y accoururent accompigmés d'un grand nombre de leurs chevaliers. Le COmted^Valentinois^ nouveau gouverneur du Languedoc^ instruit de cette publication, défendit de célébrer la passer] 'armes, et pour appuyer ses ordres de la Ibrce il s'upprocha de Mont[>ellier a la tête d'un tTit^s de
(I) Renier, iom. 2 , part ^tutrra. — {t) Dom Viissftle , tom. 4^ fickl \m f*^Tiifne* du irône, itfipelait cf*t iinj>fll N loi folique de l*hi-