CHAPITRE II
kl fiiii«n.— Et^iliâD d Eipieaje. —* Mille k StHm\ m \n Ùtmn le ufit* itni lAtti le ftim k Gtlks.— Ibori k Inziitam É Bipçm. -^ U tmk i^Kmiiut, ettferné i imm, niUm k lorlir ptr do Iffju M imh mmiïh, ni tiit et Doiiîeiu priunnLrr. ^ S^rLlèreBeBl du iFi|Qeiirs dmm min II priM Il Ciiln. » lit m i|apellfnl m m d« Priaei. ^ b Mfe d Albitt il tf fiat« l'Ami{ue Uiïteuî iier#l«iQ?a( |ï«c lii,— Leltie éi dirlii V ti c4Kt« d'Ami* |iic. ^ ItTcquei d« Tirbéi,— de Btut, ^f Otem» éi Dit , -> d« Lrclaiirf,^ U tmmm, — d« U)tim, ^ ûWlft, — le Liibtx.
Cependant la France entière ei plus particulièreoient peut-être nos tx)titrees étaient désolées par les routiers, Vil rmmns de soldats de toutes les nations^ mais surtout de Gascons et d'Anglais , qui n ayant pas d'autre bien que leur épée, demandaient au pillage ce que leur refusait la cessation des hostilités entre la France et TÂnf^leierrc. Trie fut prise, pillée et brûlée quatre fois» Heureusement qu*une expëditioti, habilement provoqut^e par Charles V, les lança sur F Espagne* Pierre-lc- Cruel, le Néron de son siMe, souillai L par ses excès le trône de Castille. Henri de Transtamare, frère naturel de Pierre, s'aida de ces routiersqu on appelait aussi les grandes compas; ni es ou plulôtla grande compagnie pour la distinguer des autres rassemblements bien inférieurs en îiombre* Le célèbre Duguesclin^ que les chroniques nous peignent comme un chevalier laid, malfait^ grossier, sachant à peine lire et écrire ou Eiiésie signer son nani, mais que son courage et sa prudence ou plutôt sa supériorité dans Tart militaire placèrent bientôt a la tète de tous ses égaux j tonduis^nL leurs ba aillions.
Le comte de Foix , sollicité par Henri de Transtamare , se joignit à eux ; tandis que le sire d'Albret alla joindre Pierre-le-Gruel. Une foule de seigneurs Gascons les suivirent et se rangèrent ainsi sous des bannières opposées. La rivalité n'avait fait que changer de climat; elle se poursuivait sous le ciel de TElspagne aussi forte que sur les bords de la Garonne.
Le sire d' Albret, connaissant la valeurde Dugoesdin et instruit par la journée de Launac , conseilla au monarque espagnol de décliner le combat et de s^attacher à tenter la fidélité si précaire des compagnies en semant parmi elles l'argent dont ses trésors regorgeaient Cet expédient eût délivré TEspagne de ses ennemis sans coup férir; mais Pierre, aveuglé par son orgueil, aima mieux tenter le sort des armes qui lui fût oontraiie Trahi par la fortune et abandonné des siens, il s'enfuit en Portugal d'où il passa dans l'Aquitaine pour impkwer le secours du prince de Galles. Il se fit petit, huttible devant le héros de Poitiers , et promit en présence d'une cour nombreuse. et guerrière d'aboo* dantes largesses à ses défenseurs. A ces paroles eniett' dazent les clieualiers moult volontiers , car Anglais et Gascons sont de leur nature volontiers cont^oiteux (1).
On conseilla au jeune Edouard de réunir son conseil privé et d'y inviter tous les barons d'Aquitaine. Le prince suivit cet avis et convoqua une assemblée nombreuse à Bordeaux. Il y appela nommément (2) les comtes d'Armagnac et de G>mminges, les vicomtes de Carmain et de Castillop ,,le captai de Buch , les sires d'AIbret ,
(Tj Fror»art, tom. 1, ch. 231. —(2) Même chapitre.
QASCÛGNK,
de Oindalc j de Lesain ^ de Rf>$ati ^ de Lespar re , de Oiaumontf de Macidcnt, de Courioti el de PiiiL-omei, On y mupouriil de la âainionge, du Poiloti, du Quercy , du Limutism , de la Gascogne , du Bénrii r*t de toute rAquitiine. On promettait un riche prix à In valeur- Aucun seigneur n eut voulu rester sourd à rinntirtic»ii* L'assemblée dura Irois jours. Dont PMre y parut pluiiears fois et y exposa ses cnalbeurs et ru^urpation d'un Mm bâtard, et fit surtgut couuaitre tout ce qu'il repand ni II de récompenses sur Tarmée (jui le ramènerait audelii des monu et le replacerait sur le têàmiÊ àm wm pères. Le prince de Galles appuya ses paroles. Néanmoins » avant de rien arrêter , on jugea prudent de coustdter vieux roi d'An^deierre. On lui déput-i Jean el Eiie Pooftpiiers avec le stre de Wère et de Norwick- Les qmilfe députés retournèrent bientôt apportant la répofise du roi rpii 5oascn%'ait à l'expédition^ Le vieil Edr»uard ajoutait (pe les traites passés aiec U Castille et r Angleterre faisaient un devoir au prince de Galles de praidre en main la défense d'un monarque iiijugtc* ment dépouillé^ et il {intâSAit en ordonnant a ses/t^wjr 0L en invitant ses amis k aetiouip^^ner le primée ei a le servir comme ils le serviraient lui-même, s il prenait (e confia udettient de larmee,
* A la leYrture de eett«r lettre , tous \m barons ratsieni- Mes a llordeauu une seconde fois, s écrierait d'une voie un^itiime eu s'.idrtssiint au jeune Edouard (i) : Sire , nous obéi reins aux ordres du roi votre {lère, nous le de* vous; mais uini^f vmilou^ savoir qui paiern iigs^*ft|;es, car on ne met pas en einipA|pie tant de getis d armes
(I) Chafififf! ma.
pour aller guerroyer en pays étranger sans avoir reçu aucun paiement Le prince regarda alors dom Pèdre et lui dit: Sire roi , vous entendez ce que disent nos gens , répondez; car c'est à vous qui devez les mener combattre. Le roi répondit au prince: mon cher cousin, tant j]ue mon or , mon argent et mon trésor que j'ai apportés ici et qui sont toutefois plus faibles que ceux que j'ai laissés au delà des monts , pourront s* étendre i je veux les départir à vos gens. Monseigneiu: , répliqua le prince , vous dites bien ; et du surplus j'en ferai ma dette envers euif. Je vous prêterai tout ce qu'il vous faudra jusqu'à ce que nous soyons en Castille. Par mon chef, répondit lé roi , vous me ferez grande courtoisie. Dans cette assemblée , aucuns sages comme le comte d'Armagnac, le sire de Pommiers, messire JeanChândos, le captai de Buch et plusieurs auUoes firent observer que le prince de Galles ne pouvait bonnement faire oe voyage sans l'agrément du roi de Navarre , dans les états duquel il fallait nécessairement passer. Ce consentement paraissait assez difficile à obtenir , parce que Charles-le-S^uvais s'était empressé de conclure un traité d'étroite alliance .avec Henri de Transtatnare, qui avait été proclamé roi sous le nom d'Henri],' et auquel l'histoire a donné le surnom de Bâtard. On proposa plusieurs moyens pour vaincre cette difficulté, et, après de longs et nombreux débats , on arrêta qu'il y aurait une troisième réunion à Bayonne, et que cependant on députerait vers le roi de Navarre pour le prier d'y venir prendre part.
Le jour fixé, on vit à Bayonne (1) le roi de Gistille,
(1) Même chapitre.
OE LA GAâ(X>G»E. S79
■ le i^rinee de Galles, le comte d^ Armagnac, k^ sire d^Âlbret et mus les harons de la Gascogne , du Poitou , du Quercy, du Roucrgue, de la Sa in ton ge ei du Limousin*
»L<î roi de Navarre s*y rendit en personne, Dom f èdre et le prince de Galles le combliirent de courtoisies , *.*$pérani eu avoir meilleur oiarchë* La réuniou dura cinq jours. Le prince de Galles et son conseil eurent beaucoup de peine k laire entrer le roi de ISavarre dans leurs interdis; car il n était mie iégerà entamer (à où it^mrfaitffu^on auait besoin de luL Toutefois le poocCj par Faseeudaut de K>ii nom et le prestige que la gloire di^ jouruëes de Crëcv et de Poitiers avait répandu sur sâ personne et (pi augmentait le titre d^hérilier d*uiie des- plus belles couronnes de Tu ai vers , latueiia à jurer a dom Pèdre, paix, amour, alliance et eonfë- ^tderation. Dom Pèdre rendit au Navarrais^ Sâuveterre et St,-Jean-Pied-de-Port avec le pays adjacent qu'il lui avait enlevés, et y ajouta vingt mille Uorius. A ce H^»rix, le roi de Navarre s eu^^agea a lasser {lasserles troupes ù travers SCS états et à leur fournir, a denier&cooip- Ilauts le§ vivres et les provisions dout ils auraient besoin* Les barons de Gascogne, voyant le traité condu, deman* dèrent qu'on assurât leurs gages* Le prince, qui avait vivement a cœur lexpédition , s^obligea envers eux Cl dom Pedre s'engagea à T égard du prince. H Tout étant ainsi réglé , dom Pèdre resta à Bayonue jimir être plus près du tbéatre de la guerre, et le jeune
» Edouard retourna à Bordeaux doù il mandn secrète* tuent aux chevaliers Antçlais et Gascons qui s<*rvaicnt 60US les ordres de I)u|;;uesclin , de venir le joindre. Qu€lquescotiipiiguiesi{uierr4iaulen Esjv^gue et comptaient parmi leurj* clnls Pcrducas d'Albret et Ic^ bâtards
de Lesparre , de Comminges et de Breleui], voulurent aussi lui vendre leurs épées; mais le roi d^Aragon, allié d'Heuri-le-Bâtard, leur ferma le pttssage. Elles durent forces les déâlés de la Catalogne. Descendues enfin des montagnes après de nombreux pénk,^les trouvèrent les frontières du pays de Foix garnies de troupes prêtes à les rjepoussi^r. Il fallut que Jean Ghandos s^eiigageat au nom du prince à réparer tous les dcnnmages que feraient ces bandes justement suspectes.
Pendant que Chandos négociait avec le comte àè Foix, le prince de Galles tenait sa cour i* Angouléme où il était entouré d^une foule de seigneurs anglais et Gascons. Il s'entretenait avec eux de Texpéditîoo qsi occupait tous les esprits. S'adressant tout à cotipau are d'Albret (1), il lui dit: sire d'Albret, à quelle quantité de gens pourriez-vous me servir dans cette ooiiarion ? D'Albret répondit silt-le-champ : monseigneur, si je voulais prier tous mes amis et tous mes vassaux, j^auraîs bien mille lances et toute ma terre gardée. Par mon chef, dit le prince, sire d'Albret, c'est belle chose; et r^ardant aussitôt Felleton et quelques chevaliers anglais, il leur dit en anglais: par ma foi, on.doit Inen aimer la terre où Ton a un.td baron, qui peut servir son seigneur à mille lances. S'adressant de nouveau au sire d'Albret: je les retiens tous. Que ce soit au nom de Dieu, monseigneur, répondit le sire d^Albret.
Cependant Chandos avait enrôlé les compagnies au service de TAngleterre. Elles formaient un oorps de dix à douze mille hommes. D'autres gens d'armesacooururent de divers pays. En même temps le roi d'Angle-
(I) Même chapitre.
1>E LA GASGOGfie. 381
1er m £iis«it partir de son Ile Jean de Lanc«%âUe snn ftcood fils k la léte de quatre cents lances et quatre
Ce secours et rarrivée des compagnies que le prince dtitameuei tout e ni i ères avec lui pour soustraire VAqui * t«in« ïi letus dévastations, ne lui permirent pas d'îtcceplt<r toits les hommes d armes que lui avaieni promis les seigneurs Kascons. Le sire d^Albret était âloi-s dans ses terres occupé k achever ses préparatifs. Edounrd lut timnda i{ti il ne prendrait de lui que dntx cents lauGcs* Quand le sîre(l} vil lesleiri^sque le prince lut énroy:ait, ii h$ ouvrit en iwmani et les lui par deux fois [XHir mieux les entendre* Bientôt son courmux s'^nllnina , et ne [nuvant se posséder, il s^éeriait : commeiitl monseï faneur le prince «e ini/fh tH Ae gaùe ^ (mp ^Koue de moij^ quand il veut que je don ne congé k htiit ^Hhh lances 1 chevaliers , écuyers, qu'à son commande* ^HHlt j 'ai t4>u5 retenus.
^m Dans son courroux^ il demanda un clerc* Quand ^ndut-Ci fnl venu , il lui dit : écrivez, cl le clerc érxivil ^'•ous la dictée de son maître : cher sire, je suis gnindemcn t émerveille des lettres que vous m*ave* eu^tijées tie mÏM mie bonnement cl ne trouve en moi conseil Comment je dois vous répondre, ctir votre résolution me lourne a gniud préjuditre cl à ^raud blâme et h tous laflS hommes aussi ; ils sont déjà tous appareillés à vouj^ Étire service. Ainsi il leur vient îi gt^nd merveille de ce qu'ils âtmt Itoutés derrière* Cher sire, thiigticr. savoir que je ne saurais séparer les uns des antres^. Je suis le rc el le moindre de tous, si quelques-iiti» y vont» tous ironi Incn " ce suis- je bien*
^t) Chiplm ^l.'W
Quand le prince de Galles eut ouï cette réponse, il la trouva bien présomptueuse , et secouant la tête, il dit en anglais : le sire d'Albret est un grand maître dans mon pays, puisqu'il veut briserl'ordonnance de mon conseil. Mais , par Dieu ! il n'en ira pas ainsi qu'il pense ; qu'il demeure, s'il veut : sans ses mille lances, ferons -^nous le voyage s'il plaît à Dieu. Quel' ques chevaliers d'Angleterre qui étaient présents, prirent aussitôt la parole : monseigneur , votis connaissez petitement la pensée des Gascons et comment ils s'ennorgneillissent et nous aiment peu (1) , et peu nous ont aimés du tempspassé: Ne vous souvient-il pas comment grandement ils se boutaient jadis contre vous en la dtë de Bordeaux quand le roi Jean dé France y fut amené. Ib disaient et maintenaient tout haut que par eux et par leurs entreprisés vous aviez fait le voyage et pns le roi ; et bien fut apparent <}u'ils voulurent passer outre, car vous fûtes ^n grands traités avec eux plus de quatre mois, sans qu'ils voulussent consentir que ledit roi allât en Angleterre. U fallut avant tout les satisfaire pour les tenir en amour. Sur ces représentations le prince se contint, mais pour ce, n'en pensa-t-il moins. .
Cette hardiesse pouvait coûter cher au sire d'Albret, car le prince était grand et haut de courage et cruel en sa haine» Il voulait, fusse à tort ou à droit, que tous les seigneurs auxquels il pouvait commander obéissent à sa voix; mais le comte d'Armagnac,* oncle du sire d'Albret, ayant appris cette dissension, accourut à Bordeaux et apaisa le courroux du prince. Toutefois le sire d'Albret ne fut inscrit qu'à deux cents lances ,
(1) Chapitre 236.
ce dont ni lui ni ses gens ne se montrèrent guère satisfaits. Nonques puis 11' aimèrent le prince tant comme ib fesaient dei^ànt. Mais il leur cont^int porter et passer leur ennui au mieux qu'ils purent y car ils n'en eurent adonc autre chose.
Tous les préparatifs étant terminés, le prince de Galles j>drtit enfin de Bordeaux en très grand arroy de gens alarmes ; mais la plus grande partie de Tannée
, Tavait^précédé et était campée aux environs (1) de Dax (*). Le prince s'y arrêta pour attendre le duc de Lancastre son frère qu'il aimait tendrement et qui venait de débarquer sur les eûtes de Gascogne. Peu après le duc on vit arriver le comte de Foix. Ce seigneur le .
. plus courtois de soiï siècle yîr (2) grand'chère et grand reyerance de bras et de semblant au prince et à son frère, et se mit entièrement à leurs ordres. Eldouard qui savait honorer tous seigneurs, chacun selon qu'il était, le combla d'honneurs, le remercia beaucoup de sa visite, et le chargea de veiller sur l'Aquitaine jusqu'à son retour. Gaston le lui accorda volontiers et après avoir pris congé des Anglais il retourna dans ses états., Edouard et son frère séjournèrent encore quelques jours à Dax pour rallier toutes les troupes éparses dans • (1) Chapitre 236.
(*) Les historiens trompés par le texte équifoqua^dc Froissart qui porte Ast, nomment Auch. JMais parti le matin de Bordeaux le prince n*eat pu arriver le soir à Auch avec une partie de ses troupes. -Le comte de Foii n'eût |K>int choisi la ville principale de Fezensac pour y aller présenter ses hommages à Edouard; Auch n*était pas dans le Yoisinage des Pyrénées et des états du roi de Navarre. Tous ces traits conviennent à 2)ax. Enfin Dax appartenait à l'Angleterre , et Auch était sous la domination du comte d'Armagnac. (2) Chapitre 236.
3d4 HISTOIRE
le pays. Ib craignaient d'ailleurs que maigre les traites conclus, Charles-le-Mauvais ne leur refusât le passage.
Pendant qu^on suspectait ainsi les sentiments toujours équivoques du roi de Navarre, on reçut un de ses messagers. Cétait un chevalier nommé messire Martin de La Karre, brave et expert chevalier. Il venait excuser son maître qui , malgré ses tei^versations, dut s'a* vancer jusqu'à St-Jean-Pied-de^Port Des négociations attirèrent ensuite Charles à Pejrehorade où il s^aboucha avec dôm Pèdre et le prince de Galles. On oonfirma dans cette entrevue les conventions dé Bayonne, et Charles assura le passage et les vivres. Plusieuri cheva- Jiers de Bretagne , de Poitou et de Gascogne qui^ ne croyant pas à la loyauté du roi de Navarre, avaient retardé leur départ, hâtèrent leurs pas et rejoignirent Tarmée. Le sire d'Albret parut le denuer avec ses deux cents lances ; il ^ fit dans cette campagne le compagnon d'armes du captai de Buch. Bertrand Duguesdin, rentré en France pour faire des recrues en faveur d'Henrile-Bâtard, voyant les Pyrénées ouvertes aux Anglais, se hâta de rassembler tout ce qu'il put de soldats, et, évitant les montagnes , il s'achemina vers la . Castille en traversant FAragon.
Cependant le prince de Galles ayant repris sa marche était arrivé aux gorges des Pyrénées (février 4367> Les cols étaient étroits et difficiles, il fallut- partager l'armée en trois corps et traverser les montagnes k trois jours différents. La première division placée sous les ordres du duc de Lan castre passa le lundi. Le prince de Galles conduisait lui-même la seconde. Il avait avec lui, outre les Anglais et dom Pèdre, le roi de Navarre accouru à sa rencontre pour Taccompagner à travers
DE LA GASGOGME. 385
[las Pyréné^f les séiiëcUaux d'Agenais et de Bigorre^ le
sire d'Angû£6e et une foule de chevaliers du Poitou. Il [passa te mardi et eut ce jour un mault pesant passage let f/iir, devenir d^ froid et de neige; mais le roi de l^'avarre ramena couper à Pampeluue avec dom Pèdre
et leur 6t oublier k une table somptueuse les ueiges et Iles rrimats. Le mercredi (1) , passèrent Jaymes roi de rBIiïjori{ue, les oomies d*Armagnac , de Périgord, de
Pardiac, de Tlsle et de Comminges, le sire d'ALbret?
lie vicomte de Carmaiu , le aiptal de Bucli , les sires de
lOjjson , de Cbaumon t de Ro^an ^ de Gi ronde , de La-
the^ de Lesparre, de Mue i dan, de Piucornetï le
Sottdic de Lestrade, messires Robert Canollfô, Per-
^doois d'AIbret , Petiion de Courbon, les trois frcres de
imiers et Bertrand de La&salkv Avec eux marcbaieut
prescpte lotite la noblesse de Gajscogne et la plus grande