‹ Histoire de la Gascogne (volume 3)Chapitre 17 sur 32 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

StAobert, fils de Bêrtran.— Eedes , fils de Begihis , pessMe telle l'AfûUiie.— Pepio d'HérisUl. — Charles-Martel. — Les Haires oo Sarrasins d'Eipape. — Zaoa.— Ambisa. — MDOosa. — Abdérame. — Victoire des ehrétias. — »I«H d'Eades. — Hanald , Hallon et Rémistan ses trois fils.

Le duc Amand n'était plus sans doute. Les faibles minorit/^s de Clovis II , de Sigebert et de Dagobert II ne permettaient pas aux descendants du meurtrier de Childéric de porter leurs regards au delà de la Loire. Bog-ghis et Bertram vivaient paisibles dans leur duché. St- Amand , évêque de Maèstricb , leur grand oncle (1), leur ménagea Talliance d'une noble famille Austrasienne du pays de Liège. Ode , Taînée des deux sœurs, épousa Bog-ghis, et Philiberte, la cadette, épousa Bertram (2). Celui-ci n eut qu'un fils , connu depuis sous le nom de St-Hubert (*).

Le jeune prince attiré à la cour de Thierry III, y occupa quelque temps la cliarge de comte du palais; mais bientôt déjgoùté des vanités du monde, il renonça à tout ce que lui promettaient sa naissance , sa jeunesse et son rang, céda, en 688, à Eudes son cousin (3j, tous ses droits au duché d'Aquitaine , et se retira avec Ode sa tante , près de St-Lambert qui avait remplacé

(1) Vie de St-Amand , Bollandistes , 6 février. — (2) Dom Vaissette, tome 1.

(*) Hug-bert, intelligent et brillant.

(3) Le Cointe ad annum, 702, n. 42 et suiv. Haute-Serre, Ht. 7, ch. 6. Dom Vaisselle, lomo i. Noies p. 690.

St-Amand sur le siège de Maèstricb , où il devait luimême s'asseoir à son tour.

Bog-ghis avait eu deux fils; Imitarius dont on ignore la postëritë, ce qui nous conduit à croire qu'il mourut sans enfants, ou peut-être même av^nt tout établissement, et Eudes (*) qui porta si loin la gloire de la maison. Ce dernier, par les droits de sa naissance et par la cession d'Hubert, réunit sur sa tête toute l'Aquitaine avec les pays qui y étaient attachés. Il s'était marié durant la vie de son père et de son oncle, qui paraissent être morts avant l'an 688 (1 ) , et avait épousé Waltrude (2) y fille du duc Walacbise et sœur de St-Wandrille , jeune et puissant seigneur qui résista à toutes les sollicitations du roi Dagobert II dont il possédait la faveur , courut s'ensevelir dans un cloître et fonda depuis, près de Rouen, le célèbre monastère qui porta son nom. Ce mariage , en rapprochant Eudes de Pépin {**), alors maître de la monarchie française sous le titre de maire du palais , ne fit que Ini montrer de plus près tonte l'ambition de son nouveau parent. Descendant de Qovis, il ne pouvait pas s'associer aux efforts qui tendaient à asservir tous les jours davantage la famille Mérovingienne pour l'expulser ensuite plus facilement du trône. Défenseur des Gallo - Romains , il devait repousser l'invasion Germanique qui menaçait de nouveau nos contrées. Représentant des intérêts du midi , il devait combattre , et combattre de toutes ses forces la domination du nord qui avait déjà si lourde-

(*) Eudes, d'ody riche ou heureux. De là Odon, Odct, Odillon.

(l)Chroniq. de Sigcbcrt. — (2) Charte d'Alaon. Dora Yaissette, tome 1.

(**) Ce nom, dit le satant Augustin Thierry, est le diminutif <ruB autre qu'on ne saurait désigner que d*unc manière arbitraire.

ment pesé au delà de la Loire. Ainsi s^étahUt cette lutte qui se perpétua durant plusieurs générations, et qui finit par être si fatale à la maison d^Ac^taine.

Dès que la bataille de Tertry (1) sur la Somme eut livré à son rival avec le malheureux Thierry (*) la France entière, il se crut dégagé des traités que Dagobert avait imposés à ses aïeux,, et «hercha à s^agrandir à son toiu- pour avoir moins à craindre. Dans la première campagne il s'empara, en 689, du Berrj, du Limousin, du Rouergue, de TAlbigeois , du Velay , du Gevaudan et du pays d'Uzès (2). Des succès si rapides étonnèrent Pépin. Il s'avança en toute hâte pour en arrêter le cours, et fondit sur la ville de Bourges qu'il reprit après un siège assez vigoureux (3) , mais il ne pat pas la garder longtemps. Sa présence était trop nécessaire dans le nord pour y soutenir contre les grands et k cour sa puissance mal affermie. Il repassa donc bientôt la Loire, abandonnant au vainqueur ses nouvelles conquêtes. Jamais souverain d'Aquitaine n'avait été aussi puissant. Dès lors il n'est point étonnant qu'il en affectât tous les droits. Les actes furent datés des années de son règne. Régnante Odoino piissimo Frixncorumrege^ porte une inscription de l'an 7 i 6, citée par MM. Pagi (4) et Catel (5). Quelques historiens même lui donnent le titre formel de roi.

Le duc d'Aquitaine en s'étendant avait reculé ses

(1) Frédégaire, ContinuatioD, ch. 2.

(*) Thierry, formé de Theode-ricky brare ou paiâant parmi le peuple.

(2) Dom Yaissette, tome 1.— (3) Mirac. de St-Austrégisilde, dans le P. Labbe, Biblioth, tom. 2. — (4) /id armum 706. Num. 10 et fuiv. — (5) Mémoires, page 524.

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frontières jusqu a la Septimanie, seule province qui de. puis longtemps restât aux Visigoths du vaste empire qulls avaient jadis possédé dans le midL La guerre ne tarda pas à éclater entre les deux peuples voisins. Les auteurs contemporains (1) ne nous ont point transmis les causes qui Tamenèrent, ni les actions qui durent la signaler. Ils nous apprennent seulement qu^après avoir' combattu dtuant trois ans, les deux partis se trouvèrent bornés par les mêmes limites. Ce n'est pas la première fois qu'on a vu deux nations s'épuiser d'hommes et d'argent pour n'obtenir d'autres résultats que de s'être mutuellement accablées de maux, comme si le ciel n'avait pas semé sur notre vie assez de malheurs. La paix succéda enfin à tant de combats, paix longue et durable qui permit à Eudes de fermer les plaies qu'avait faites la guerre , et dont , selon les mœurs du temps , il consacra les loisirs à des fondations pieuses. Il éleva alors, de concert avec son épouse, le célèbre monastère de rile de Rhé, dans la Charente, où leurs cendres reposèrent plus tard.

Chéri de ses peuples , respecté de ses voisins, commandant de la Loire aux Pyrénées , )et de TOcéan jusqu'au Rhône , le petit-fils de Caribert avait porté k son apogée la gloire de sa maison. Mais les jours approchaient où cette gloire allait déchoir. Le noble appui prêté à tm roi opprimé , ou plutôt sa généreuse commisération pour un parent malheureux , ouvrit cette longue série de désastres qui affligèrent ses dernières années, poursuivirent pendant plus d'un siècle sa postérité, et ne finirent que lorsqu'ils eurent jeté pour

(1) Luc de Tudèle. Concil. Tolet.j par d*Aguirre.

longtemps loin du sol de la patrie , les légitimés héri^ tiers de la couronne des Francs. Pépin d'Hëristal était descendu dans la tombe en 7H, léguant conmie un patrimoine sa charge à son petit-fil» , jeune enfant sou^ la tutelle de Plectrude, sa mère. Tant d'audace révolta' Tàme fière de Chilpéric (*) que les seigneurs de Neustrie et de Bourgogne appelèrent au trône , et qui ne parait pas avoir mérité d'être rangé parmi œtt^ foule de rcis que Thistoire stygmatise en masse du nom de fainéants. Soutenu de Raghen-Fred (**), élu maire du palais par les Neustriens, et aidé par Radbod, duc de Frise, dont il s'était assuré Talliance,; il déclara la g4ierre à la mère et au fils, obtint des succès et crut toucher au moment de briser à jamais le joug honteux sous lequel gémissaient les descendants de Clovis. Il y fût parvenu sans doute , s'il n'eût eu bientôt à lutter contre le fils naturel de Pejrin, le jeune Charles (KarleJ (***), si câèbre depuis sous le nom de Martel.

Dès que celui-ci parut, la fortune de Chilpéric changea. Vaincu deux fois et abandonné par Radbod, le roi des Francs et le maire du palais de Neustrie que la communauté d'intérêts unissait à son sort, se tournèrent ver&le duc d'Aquitaine» Issu lui-même du sang de Qovis , il prendrait peut-être mieux part que tout autre à leur détresse, et mieux que tout autre peut-être aussi , il aimerait à repousser les invasions d'une race étrangère. Dans cet espoir, ils lui envoyèrent des ambassadeurs chargés de riches présents. Frédégaire ajoute que ces ambassadeurs lui donnèrent en même

(*) HUperik, brave ou puissant à secourir.

{**)liaghen-fred, puissant protecteur, (***; Karle, robuste.

temps le royaume. Voici son texte (1) qui n'a pas peu exercé la sagacité des savants : ejus auxilium postulantes rogant, regnum et munera tradimt. Qu'a entendu Frédégaire par ce terme regnum ? La plupart des historiens modernes (2) qui ne voyaient dans Eudes qu'un duc plus heureux ou plus puissant que les autres seigneurs revêtus de ce titre , expliquent ce mot par une simple couronne. Mais d'abord, c'est donner à l'expression latine une signification qui ne fut jamais la sienne; et puis, en l'interprétant ainsi, on ne fait que reculer la difBcidté. Pourquoi, se demande-t-on aussitôt, pourquoi offrir tme couronne à qui ne se prétend pas souverain ou n'aspire pas à le devenir ? D'autres, comme M. de Valois (3), y soupçonnèrent une autorité plus explicite, et la charte d'Âlaon est venue confirmer leurs conjectures. Éclairés par ce document , nous croyons restituera ce passage obscur à cause de son excessive concision (4), son sens juste et naturel, en disant que Chilpéric et Raghen-Fred , contraints par leurs malheurs et la nécessité, abandonnèrent les droits que le roi Dagobert s'était réservés pour lui et pour ses successeurs , et qu'ils reconnurent la pleine et entière souveraineté du duc d'Aquitaine.

Ravi d'obtenir par une concession volontaire ce qu'il était prêt à réclamer les armes à la main, Eudes accepta les présens de Chilpéric et lui promit son appui. Dès le printemps suivant (5) , il traverse la Loire à la tête

(1) Continuation de Frédégaire, cbap. 107. —-(2) Le Coinle. — (3) Liv. 23, p. 424. —-(4) Dom Vaisselle, lom. i. HIsloire de rAcadémie des Inscriplions, lom. 1, page 102. Laurentie , Histoire de Fraoce, lome 1. — (5) Frédi^gaire, ch. 107. Annales do Meu, de Fulde cl d'Aniane.

d'une armée de Gascons et d'Aquitains et se réiyiit au roi des Francs et à son ministre. Les deux alliés marchent alors de concert vers TAustrasie pour aller y chercher le fils de Pépin qu'ils croyaient eùcore bien éloigné. Cette confiance les perdit Tandis qu'ils s'ataoçaient sans ordre et sans discipline, Charles qui n'igii6rait aucune de leurs démarches^, tombe sur eo^ aveçk rapidité de la foudre , bat et disperse du premier choc leur armée et les force à prendre là fuite sans dToir pu rallier leurs soldats. S'éla'nçant au^itôt à leur poursuite, le vainqueur entre dans Paris où les deux i^ois n^eslatyèrent pas même de se défendre , et où CbUpérife ne s'arrêta que le temps nécessaire pour y prendre oe qu'il y avait de plus précieux; Charles traversa iptès eux la Seine et s'avance jusqu'à Orléans. Sa' difigenç^ fut si grande qu'il faillit y surprendre ses ennemis. Echappé à grand peine, le duc d'Aquitaine s'estima heureux d'avoir pu regagner ses frontières, traînant avec lui Chilpéric et ses trésors (1), tandis que Raghen-Fred se réfugiait dans l'Anjou et dans le Main^.

Charles, de son côté, satisfait de lui avoir vu repasser la Loire, ne poussa pas plus loin ses succès. Craignait-il de lasser la fortune et d'éprouver à son tour quelqu'une de ces vicissitudes si fréquentes dans la guerre, ou n'osa-t-il aller attaquer au milieu de populations bdliqueuses un ennemi que n'avait pu affaiblir uoe retraite aussi précipitée? nous l'ignorons; mais toujours est-il qu'il laissa Eudes réparer en paix ses désastres^ et qu'il aima mieux s'assurer d'abord de la Neustrie et de la Iteurgogiie que Chilpéric lui abandonnait par sa fuite-

(1) Diuliesnc, tom. 3,

Songeant bientôt à tout le prestige qu'avait pour le peuple le nom de roi, il envoyn une ambassade solennelle au duc d'Aquitaine pour le sommer de remettre entre se;^ mains le prince fugitif avec tous les trésors qu'il avait emportés. Il s'engageait à replacer Gkilpéric sur le trône, et à se contenter du titre de son maire du palais. Et pour prix de cette extradition , il offrait à Eudes son alliance et son amitié ; mais, en cas de refus, il menaçait de porter le fer et la flamme dans ses états ( 1 ). Eudes , malgré toute sa fierté , n'osa pas braver le courroux d'un si redoutable ennemi. Soit crainte, soit faiblesse , il livra ce qu'on réclamait avec une hauteur iniultante; et en échange de l'hôte qui était venu se placer sous la sauvegarde de son honneur, il obtint un traité solennel qui lui assurait des avantages considérables, peut-être même cette indépendance qu'il avait si longtemps poursuivie , et que son cœur d'homme devait se sentir humilié d'acheter maintenant si cher. Quelques auteurs (2) ont essayé de justifier ce lâche abandon , par la promesse que faisait Charles-Martel de reconnaître Chilpéric; comme si cette promesse n'était pas une amère dérision, et que la royauté consistât dans une couronne que l'on jette sur un front pour l'en arracher quand on le voudra, ou tout au plus dans de vains honneurs sans puissance et sans dignité. Pour nous rien n'excuse et moins encore ne justifie la déloyauté; mais si grâce devait être invoquée, nous la trouverions plutôt dans l'impossibilité où était le duc d'Aquitaine de soutenir à la fois avec quelque succès

(1) Frédégaire, ch. 107. Annales de Metz. — (2) M. de Mauléon cl prei^qiic Dom Vaisselle.

la guerre aux deux extrémités de ses états ; car, vers le temps où nous sommes parvenus, les Pyrénées lui montraient un ennemi non moins redoutable que celui qui le menaçait au delà de la Loire.

L'Ei^gne venait de passer sous le joug de Tislamisme, et sur ses tours humiliées, à la place de la croix abattue, s'élevait le stupide croissant. Quinze mois avaient sufB (i ) pour opérer une conquête que six cents ans de luttes héroïques et de combats preèque continuels devaient à peine rendre au christianisme. Après quelques années consacrées à affermir leur patssance, les Maures ou Sarrasins , car c'est ainsi que Thistoire appelle indistinctement les vainqueurs de la Péninsule , quoique ces noms désignent des peuples bien différents, les Maures ou Sarrasins songèrent à ajouter à ribérie le pays que lesVisigoths possédaient dans les Gaules. Dans ce dessein, Zama (*), leur chef ou émir, franchit le col des Pyrénées vers la Cerdagne , Tan 749 (2), Tannée même où fut signé le traité de paix entre Eudes et Charles-Martel, et soumit presque sans résistance toute la Septimanie. Là ne s'arrêtèrent pas ses armes.

Eudes avait donné asile à des Visigoths fuyant devant leurs vainqueurs. Pour le punir de cette hospitahtc, le chef musulman se jeta sur l'Aquitaine, et

(1) Dom Yaissette, tom. 1. Histoire de la domination des Arabes et des Maares en Espace et en Portugal, par M. de Maries, tom. 1.

(*) Les auteurs arabes l'appellent Alsama-ben-Meli-el-Chosani. Ils font précéder cette expédition d'une autre conduite par Ayob. Ayub fonda la ville de Calatayud et lui donna son nom. {Calât- for ttrtut\ forteresse d'Ayud.

(2) Annales d'Aniane. Chroniq. de Moissac. Pagi.

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après quelques légers succès, il vint fièrement attaquer Toulouse (i). Nous ignorons les détails de ce siège, comme ceur de la plupart des sièges précédents ; mais nous savons que la défense ne fut pas moins vigoureuse que Tattaque. Eudes eut le temps d accourir à la tête de tontes ses forces. Sans craindre ni le. nombre ni le courage des ennemis , il leur présenta la bataille sous les murs même de la place, vers la fin de mai 721* L^action fut longue et opiniâtre ; mais enfin la victoire se décida pour les chrétiens. Zama percé d'une Tance qui lui traversa le côté , resta sur le champ de bataille avec 375,000 de ses soldats, si nous devons en croire Anastase le bibliothécaire (2); et comme à cette époque il fiiUait du merveilleux dans toutes les grandes actions i le même auteur rapporte que le pape avait envoyé au prmce d^Aqidtaine , ce sont ses termes, trois éponges bénites , et qu'aucun des soldats qui s'en trouvèrent munis ne fut tué ou même blessé. Quoiqu'il en soit de ce prodige et du nombre des morts, Eudes poursuivit avec ardeur les restes épars de l'armée défaite et reprit sur les infidèles, non seulement tout ce qu'ils avaient conquis dans ses états , mais encore une partie de la Septimanie (3). Quatre ans plus tard, un nouvel émir, Ambisa (*), tenta de venger son prédécesseur. Cette tentative ne parut pas d'abord réussir. Les troupes qu'il envoya sous les ordres de ses lieutenants, échouèrent partout. Loin de se décourager, Ambisa espéra être plus heureux en personne et prit lui-même

(1) Roderic de Tolède. Annales d'Anianc. Isid. Pac— (2) Tom. \. Histoire de la domination des Arabes en Espagne, par M. de Mariés, tom. 1, page 12tf. — (3) Dom Vaissctte, tome 1.

(•) Ltîs auteurs arabes rappellent Ambisa-ben-Sohim.

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