‹ Histoire de la Gascogne (volume 3)Chapitre 25 sur 32 · Ô HISTOIRE · texte numérisé non relu

Ô HISTOIRE

Bernard P' (1) qui le remplaça n'avait pas encore été institué. La donation de Téglise d'E^pax est la première que nous sachions avoir été faite à notre métropole. Ces libéralités se renouvelleront fréquemmenL Le moyen âge presque tout entier ne vit que par la religion. Nous ne saurons de la plupart des seigneurs que leurs largesses aux cloîtres et aux églises. Ces hommes de fer n'ont laissé de trace que dans le sanctuaire. L'acte pieux de Guillaume rappelle un de ces abus de la force, si fréquents au milieu des perturbations publiques et conU« lequel les Conciles s'élevèrent longtemps sans succès. Né d'une tempête , une tempête plus violente encore devait l'extirper parmi nous, mais alors elle fermait nos temples et jetait le sacerdoce sur la terre d'exil.

Charles, le terrible Martel , voulut récompenser le service militaire de ses leudes et enchaîner leurs bras à sa fortune. Comme son trésor était épuisé , sans s'inquiéter des droits de la justice ou même des lois de la bienséance il leur distribua non seulement les deniers et les biens ecclésiastiques, mais encore les abbayes, les évêchés et les églises. Ces aliénations, les leudes les transmirent à leurs héritiers, et ceux-ci en disposèrent à leur gré , les vendant et quelquefois les partageant^ ou abandonnant seulement quelque maigre revenu à quelque clerc affamé , à la charge d'y faire le service divin. Là ne devait pas s'arrêter le mal. Le partage des églises amena la multiplicité des clercs. Chaque co-par^ tageant voulut placer son homme. De là concurrence et bientôt rivalité , et tout cela se passait dans le lien saint. Le second Concile de CMlons (2) , sur la fin du

(1) Gallia Christiana. Dom Brugclles. Manuscrit de M. d*Aignan. — (2) Le P. Lahbc, CoUectio Conrf!., tom. 7.

règne de Charlcmagne , Tan 8i3 , porta le dcJcret suivant dont nous citons le texte. c( Il nous est parvenu que les églises se divisent, et qu'au moyen de ce partage il s'élève une si grande rivalité que du même autel il se ûàt quelquefois quatre parts et que chaque part a son prêtre distinct, ce qui ne saurait être sans discorde. » Le Concile prohibe cet abus et charge Tévéque d'interdire Tautel jusqu'à ce que les héritiers aient choisi d'un (X>mmun accord un prêtre qui exerce bbrement son ministère. Ailleurs il défend aux laïques de confier une église à un prêtre sans le consentement de l'évêque, ou de dépouiller un titulaire si ce n'est pour une faute grave canoniquement prouvée devant le supérieur ecclésiastique. Ces sages ordonnances avaient atténué le mal. Les Normands vinrent rendre la position de relise plus triste que jamais. Tout ayant disparu, un grand nombre de seigneurs , en relevant les édifices saints, s'en adjugèrent la propriété avec tous les droits qui en dépendaient. La religion ne pouvait accepter ces faits. De là cette réaction sourde et incessante, qui quelquefois amènera des luttes ouvertes, jusqu'à ce que tout se soit réduit au droit de patronage. Ce droit et l'inféoda tion de certains revenus ecclésiastiques avaient eu une autre source. Au milieu des guerres qui désolaient l'Europe , l'église qui ne combattait pas, ou du moins qui combattait peu, avait besoin de protection. Elle se plaçait sous le bouclier des seigneurs voisins, et pour prix de l'appui qu'elle recevait, elle abandonnait quelques revenus ou accordait quelques droits, sauf à racheter ou à se faire rendre dans des temps plus calmes ce qu'elle avait aliéné dans des jours désastreux.

368 IIISTOIRE

 part la donation d'Espax , nous ne connaissons hen de la vie de Guillaume; il portait pour armes, suivant Dom Brugelles , d^argent au lion de gueules. Ce furent depuis les armes du comté de Fezensac ; mais nous croyons que Tusage s^en établit plus tard. A m mort, arrivée en 820., il partagea ses états à ses àenx fils, Othon et Bernard (i ). L'ainé eut Torient cpii retint le nom de Fezensac; il s'étendait de Vie à Mauvezin , et de Montesquieu à Valence. Vie, qui était le cMteau des anciens comtes , quoique maintenant sur la frontière, continua d'être la place de guerre , la résidence principale de cette branche. Aucb eût été plus central, mais Auch était la ville des archevêques. D^ailleurs*, elle resta peut-être indivise entre lés deux frères : certains documents sembleraient du moins nous l'indiquer. Le Fezensac se composait de cent terres ou fiefs (*).

A Bernard, le puîné, fut adjugé Foccident sous le nom d'Armagnac (2). Il comprenait à peu près les cantons actuels de Riscle, d'Aignan, de Nogaro et de Cazaubon. Reste le pays d'Eusan dont Manciet et Castelnau-d'Eusan forment les limites. Nous ignorons dans quel lot il fut placé primitivement, quoiquon le range communément dans l'Armagnac. A voir la conduite d'Othon , nous pencherions vers l'opinion contraire. Lorsque les deux branches se furent confondues, on distingua le bas et noir Armagnac du haut et blanc Armagnac. Cette distinction était peu fondée;

(1) L'art de vérifier les dates. Dom Bnigeiles. Le P. Ansdme, tom. 2. Marca.

(*) Voir leur nom à la fin dn second volume.

(2) L'art de viH'ifier les dates. Dom. Brugelles. Le P. Anselm. ion. ± Marca.

ce dernier pays n'était autre que le Fezensacj on les eût mieux distingués par les rivièreti^et paV leurs affluents. Nous clierchcrious vainement dans l'Armagnac primitif une ville de quelque importance; aussi on a hésité à en reconnaître la première capitale. Pour nous, à moins qu'un sentiment bien naturel nef nous abuse, nous pensons que ce fut Aignan. Plusieurs chartes nous parlent du château comtal que la maison d'Armagnac y possédait. La noire et massive tour qui s'élève isolée à côté des murs presque abattus , appartient évidemment au x' ou xi" siècle. Enfin Nogaro n'^existait point encore ; Eauze appartenait à l'Eusan , auquel elle avait donné son nom. Cazaubon et Risde n^eurent jamais de prétentions à ce titre; et d'ailleurs placées aux extrémités , elles n'aïu-aient point été choisies. Ainsi tout rend notre sentiment plausible. Les comtes d'Armagnac prirent sitôt la place de la branche ainée que leur domination spéciale et distincte a laissé peu de traces. Leur puissance d'ailleurs s'accrut toujours vers l'est ou le nord-est, et alors. Vie, Lectoure, Barran , Montréal devinrent des cités plus centrales ou se prêtèrent mieux à leurs vues. Mais s'ils le cédaient à leurs aînés par le nombre et l'importance des villes, ils les égalaient presque par l'étendue des terres dont ils furent apanages et le nombre des fiefs qui relevaient de leur autorité (*).

Guillaume eut encore un fils nonmié Frédelon (1), car une ancienne charte le place à côté d'Othon et de Bernard et lui donne comme à eux le titre de comte. Les savants auteurs de Vu4rt de vérifier les dates , en

(*) La liste en sera donnée à la fin du 2«- volume. (1) Le P. Anselme. L'art de vérifier les dates. Marca.

font le i>rftmier souverain du comté de Gaure , petit pays composé des paroisses du St-Puy, de Lassauveut, de Fleurancc, de Pauillac, de Pouypetit, de Rëjaumont et de St-Lary , et dont Fleurance , bâti sous Philipperle-Bel , à la fin du xiii* siècle , fut le chef-lieu. Touché de Texiguité de cette part à côté de celle des autres frères, le Père jMIongaillard voudrait y rattacher le Pardiac dont nous parlerons bientôt, mais la descendance de Frédelon nous est inconnue. Sa filiation eUeméme repose sur un document assez obscur. Aussi, nous n^examinerons point les raisons dont le docte jésuite étaye son sentiment.

Uainc des fils de Guillaume, Othon , surnommé Falta, Y insensé ( i ), ou le Louche selon Oihenart (2) cju a suivi le Père Anselme (3), déshonora ses premières années par ses excès nombreux. Mais sentant, dit-il luimême, combien était lourd le fardeai) de ses crimes, il donna à Ste-Marie et à ses chanoines (c'est la première fois que nous les trouvons mentionnés), Téglise de St- Martin-de-Berdale , aujourd'hui Aubiet. L'acte est signé des comtes Bernard et Frédelon, d'un évécpe Sigujinus dont on n assigne pas le siège, de Tabbé et du prévôt de Ste-Marie, et de Tarchevêque Bernard. Celui-ci avait succédé à Odilon à la fin de 943 (4). Deux ans après , il écrivit au pape Agapet à roccasion d'un évéque qu'il avait établi en Elspagne. La victoire que les Maures avaient remportée sur les chrétiens à la triste journée du Val de Jonquières , avait ouvert aux

(1) Dom Brugclles. Le manuscrit de M. d'Aignan. L'art de rérilier les dates. — (2) Page 190.— (3) Grands OITicicrs de la couronne, toro. 2, page 613. Dom Bnigelles.— (4) G a/^'a ChristianOy tom. 1 Manuscrit de M. d'Aignan.

infidèles la Navarre et la Gascogne. Ik y avaient semé tous les maux qu'entraînent de longues haines nationales accrues par les haines religieuses. Après leur ëloignement, les sièges cpiscopaux et les monastères restèrent longtemps vides. La misère ne pouvait relever les mines, ni la faim desservir des sanctuaires déserts. Bernard usant des prérogatives de son siège et marchant sur les traces de quelqu'un de ses prédécesseurs, vola au secours de la religion dans la Navarre plus maltraitée encore que la Gascogne, et y exerça Pacte de juridiction dont il rend compte au souverain pontife. Othon mourut versi'an 950, et laissa son comté à son fils Bernard P', surnommé Manciat-Tinéa, couvert de teigne fi ). Décidément, la branche aînée n'avait pas de surnoms bien brillants. -

L'onde de Manciat-Tinéa, nommé Bernard (2) comme lui et surnommé le Louche, avait, ainsi que nous Tavoiis vu , reçu pour apanage le comté d'Armagnac. Cet apanage l'éloignait d'Auch dont quelques anciens dociu3ients(3)lui donnent néanmoins le titre de comte. Ce pourrait être là une de ces erreurs de copiste malhabile on d'ignare chroniqueur, fréquentes dans les siècles reculés. On aura donné aux seigneurs d'Armagnac ce qu'ils ne possédèrent que longtemps après. Nous pencherions toutefois à croire que Bernard , quoique apanage ailleurs, conserva sur la cité métropolitaine quelques droits seigneuriaux. Dans ce sentiment , Auch , le siège de l'archevêque , sa résidence habituelle et sans doute aussi son domaine particulier,

(1) Grands Officiers de la couronne. Art de vérifier les dates. Dom Bmgelles. Manuscrit de M. d'Aignan. — (2) Les mêmes.— (3) T)oro Brugelles. Manuscrit de M. d*Aignan. Oihénart, page 490.

car, vers cette époque (*), presque partout les prélais de droit ou de fait s'arrogèrent le domaine de leur cilé, Auch eut moins flatté l'ambition seigneuriale et fut restée indivise entre les trois frères. Ainsi s'expliqueraient quelques traits de la vie du comte d' Armagnac Une étroite amitié l'unissait à l'archevêque d^Auch , et quand celui-ci avait hésité à accepter le fardeau pastoral après la mort de son prédécesseur , c'^étaient les instances et l'autorité du comte qui avaient triomphé de ses irrésolutions. Les deux nobles amis ne tardèrent pas à associer leur bienfaisance.

Au souvenir de ses péchés , Bernard d'Armagnac avait résolu d'aller visiter la Terre^ainte, sorte de dévotion tri^ répandue alors; mais il avait été retenu par ses chevaliers qui l'aimaient d'un amour filial, dit h charte, à cause de la grande paix qu'il faisait régner parmi eux. Une fondation pieuse remplaça un pievt pèlerinage. St-Orens, l'ancienne église de St-Je«n,ti cathédrale de St-Taurin et de ses premiers successeirs, n éuit plus qu'une chapelle assez mal desservie par d'indignes clercs , quoique son cimetière fut toujoms Tunique cimetière de la ville. Cette chapelle avait été même inféodée au seigneur de Montant. Le comte U racheta des mains de son possesseur, et sur son emplacement il bâtit (1) la superbe basilique à trois nefs,

(*) Après les Barbares et surtout les Normands, tout a fait disparu; l'église se rebâtit la première, mais chétive et pauvre. Antoor d'elle s*agglomércrent quelques maisons que Tévéque protégea. Sooi cette tutelle Tégliso s'agrandit et les maisons se multiplièrent U cbef de l'église, le seul protecteur connu, devait, en Tabsence de toute autorité, devenir bientôt le seul maître.

(1) Dom Brugelles. Manuscrit de M. d'Aîgnan. GiMllia Ckriitiana, tom. 1.

ijui a été entièrement détruite par suite de la rëvolution de 1 793, et dont les amis des arts regrettent parmi nous d'autant plus vivement la perte que nous n'avons pas à Aach de nionument d architecture de ce caractère C). A côté de la basilique il éleva, avec les débris des anciens murs de la cité, un vaste cloître où il plaça des religieux Bénédictins qu'il dota généreusement. La charte que nous avons sous les yeux ^ ) cite Duran , Gellenave, le Pergain, Augerac. Dom Brugelles, nous ne savons trop sur quel fondement , y ajoute une portion de la seigneurie et du domaine d'Auch.

L'archevêque, pour ne pas se laisser vaincre en génërodté par le comte , partagea (2) en deux la paroisse d'Auch, que le prélat et son clergé avaient jusque la administrée setds, et en attribua une portion à la nou- Telle église constituée en paroisse propre et distincte. Soit que les limites n'eu eussent pas été clairement déterminées, soit que les successeurs de l'archevêque et leur chapitre trouvant la libéralité excessive, cherchassent à l'atténuer, ou qu'au contraire les moines peu contents des faveurs reçues, voulussent les étendre , il s^éleva bientôt entre les deux paroisses une funeste rivalité qui , grossissant avec les années , perdit enOn toute mesure et affligea longtemps la religion de ces scènes scandaleuses. La piété des fidèles ne tarda pas à dédommager les chanoines de Ste-Marie des pertes que leur avait causées la générosité de leur premier pasteur. Ils reçurent vers cette époque (956), de Donat-

(*) Architecture romano-bysantine. *

(i) Voir dom Brugelles. — (2) Le im^me. Manuscrit de M. d*Aîgnan.

Loup et de son ëpouse Bénédicte (1 ) , la terre de Fa« sanes que leurs héritiers ne pouvaient retirer qu'en payant trente livres d'or en lingot, somme bien forte qui nous révèle l'importance du don. L'archevêque Bernard survécut peu à la fondation de St-Orens; le comte d'Armagnac le suivit de près dans la tombe , et ne laissa de son épouse Emerine qu'un fils nommé Géraud qui lui succéda (2). Sa valeur et ses exploits le firent surnommer Trencaléon ou Tranche*Lioa; mais les chroniqueurs des temps ne savent enr^istrer que les libérahtés faites aux églises , et le fils de Ber* nard-le-Louchc ne parait pas s'être signalé à cet égard. Aussi se contentent-ils de nous apprendre son glorieux surnom , sans décrire les hauts faits qui le lui mérité* rent. Son cousin Bernard-le-Teigneux, fut plus libéral A l'exemple de Bernard-le-Louche, il voulut fonder un monastère. L'antique Eauze, la métropole de la Novempopulanie, si souvent détruite , n'était plus depuis longtemps qu'un maiiceau de ruines. Dans un de ses faubourgs, autour de Téglise bâtie par St-Semin , s'étaient agglomérées quelques habitations. C'est là que le comte de Fezensac plaça, en 960, son monastère (3) qu'il dédia a St-Gervais et St-Protais. De cette fondation nous avons auguré que TËusan était incorporé non à TArmagnac , mais au Fezensac. Le fondateor vécut longtemps après , car il est encore fait mention de lui vers Tau 980. Quelques auteurs lui ont donné pour fils un Géraud, vicomte de Magnoac, qui ne saurait lui appartenir. Mais outre son successeur Aymeric,

*(1) Dora Brugclles. Manuscrit de M. d*Aîgnan. — ^2)Oihénart. Art de vérifier les dates. Grands Officiers de la couronne. — (3) 1 Brugelles. Manuscrit de M. d'Aignan.

il eut une fille Noble de Fezensac , qui fui d'abord mariée à Arnaud de Préneron (i), son parent. Ce seigneur périt jeune, victime d'un de ces combats en champ clos dont la mode commençait à s^établir. Après sa mort, sa veuve épousa Arnaud Cuillem, de qui nous ne connaissons d autre titre que le surnom de Tremble- Dieux, Tremblo-Dious.

Tranche-Lion laissa quatre enfants: Bernard, qui lui succéda dans le comté d'Armagnac (2) ,Guillaume (3), à qui il donna la seigneurie de Fourcès, possédée après Guillaume par Bernard, son fils, dont on ignore la postérité , et deux filles, Adélaïde , mariée d'abord à Gaston , vicomte de Béarn, et après la mort de celui-ci au vicomte Roger, et Elmissende, ou suivant d'autres, Bilbige, qui contracta une alliance plus noble et épousa Dom Ramire I*' , roi d'Aragon. L'Armagnac grandissait ainsi rapidement ; le sang de ses maîtres commençait à se mêler au sang des rois.

Les descendants d'Arnaud Nonnat, le troisième fils de Garsie-le-Courbé , étaient destinés à jeter moins d'éclat dans le monde, mais aussi à s'y perpétuer plus longtemps. Moins bien partagé que ses frères, leur père avait dû se contenter de l'Astarac, pays déjà titré de comté sous Louis-le-Débonnaire, éi comprenant alors l'Astarac propre , le Pardiac et peut-être aussi le Magnoac. On ignore et les actes de sa vie et l'époque précise de sa mort que l'on place vers 930 ou 936. Il laissait plusieurs enfants. Faquilene (4), sa fille, fut d'abord mariée à Raymond Dat, comte de Bigorre, et

(1) L*Art de vérifier les dates. Le P. Anselme. Dora Bragelles. Oihénart. M. d'Aignan. — (2) Les mêmes. — (3) Manuscrit de M. d*Aignan. — (4) Oihénart. Les Grands Officiers de la couronne.

ensuite à Garsie-Amaud, comte d'Aure, dont la famille vit encore incontestablement dans les Gramonts d'Asté? vrais d'Aure ayant changé leur nom en épousant une héritière. Guillaume , son fils atné , mourut avant son père. On ne connaît que le nom de Ray mond , le der* nier. Garsie- Arnaud (1) le second, fut son successeur; il vivait sous le règne des rois de France, Liouis et Lothaire, et donna , en 937 , la terre de Franoon au monastère de Simorre où il fut enterré peu après, l'an 975. G)mme son père Arnaud, il fut condamné à survivre k Tainé de ses fils, nommé Bernard, qu'il avait associé à sa dignité. Cette mort lui laissait pour héritier Arnaud II (2), et vraisemblablement aussi un troisième fils, Raymond Garsie (Raymond^ fils de Garsie)^ qui fit une donation à Tarchevéque d'Auch , en 998 , et que nous ne connaissons que sur ce titre. Le Magnoac était déjà séparé de T Astarac , car une charte de cette époque lui donne pour seigneur un comte d'Aure.

(1) Oihénart. Les Grands Officiers de la couronne. Dom BrogeUes. lUnuscrit de M. d'Aignan. — (2) Les mêmes.

Page 1