ÉVÈQUES D'OLERON
Le glorieux Arnaud de Mayticsurvécutpeu au voyagede Louis XIII dans le Béarn. Après le départ du prince, il s'éleva de nouveaux troubles dans le pays. Les rebelles surprirent Navarreins et méditèrenila mort des principaux catholiques, à la lAte desquels tigurait Maytie. Ce complot ayant été découvert, ils furent arrêtés. L'évèque d'Oleron, oubliant leurs mauvais desseins, se transporta à la cour. Il représenta au monarque qu'un acte de clémence ne pourrait que contribuer au maintien de la paix et à raffermissement du catholicisme dam le Béarn et obtint entin la grâce des coupables. Cet acte, si digne de son noble passé, couronna "sa vie. Il mourut comblé d'honneurs et de mérite, laissant l'église de Béarn plus florissante et plus belle qu'elle n'avait jamais été. Il fut enterré dans sa cathédrale. Arnaud II de Maytic, son neveu et son successeur, fit ériger sur sa tombe ùh magnilique mausolée qui disparut en 1790. Le nouveau prélat marcha sur les traces de son oncle. Il s'occupa surtout a relever les églises qu'avaient abattues l'hérésie et à rassurer son clergé contre l'agitation fébrile qui succède toujours aux guerres religieuses. Il rappela les Cordeliers, les Capucins et les Ursulines à Ste-Marie d'Oleron, et les Carmes à Sauveterrc. C'est tout ce que nous savons d'unépiscopat qui se prolongea jusqu'en 1C46. Après sa mort, le roi nomma Louis de Bassompierre, aumônier de Philippe, duc d'Orléans, et fib du miré chai de Bassompierre ; mais Louis renonça à cette nomination pour accepter l'évêché de Saintes, devenu vacant par la translation de Jacques Raout à celui de Mailherais. A son défaut, Louis XIV désigna Pierre de Gassîon.
Pierre était le fils puîné de ce Gassion, que nous avons vu établi second président du parlement de Pau et de Navarre, et avait pour frère le maréchal de Gassion, un des plus grands capitaines de son siècle. Il servit lui-même longtemps avec distinction; mais ayant reconnu l'erreur du calvinisme dans lequel il était engagé ainsi que toute sa famille, il Gt vœu non seulement de suivre la vérité, mais de la défendre et de la propager. U renonça aux armes, alla à Paris commencer, malgré son âge déjà mûr, ses études théologiques, et se fit recevoir docteur en Sorbonne. D'abord chanoine de Lescar et prieur de St-Loup, il obtint bientôt après l'évêché d'Oleron. Il fut sacré à Paris, dans l'église des Feuillans, le 7 mars i648, par Dominique de Vie, son métropolitain, assisté de Gilles Boutaut, évéque d'Aire, et de Pierre Bertior, condjuteur de Montauban. U ne siégea que quatre ans.
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irl mourut à Pau le 14 avril 1052. On tr.insporu son corps h Olcron et on Tenterra près des cendres de ses prédécesseurs. Jean de Miosscns, lib de Bernard de Miossens, seigneur do Sansan, et de Jeanne de Montesqulou-Sédirac, succéda ù Pierre de Gassion , dont il était parent ou allié. II dut son élévation au maréchal Cœsar Phébusd'Albrçt, un autre de ses parents ; mais sMI s'aida de quelque moyen peu canonique pour s'élever, il ne jouit pas longtemps du fruit de son ambition ; car il mourut dans son palais le 8 février 1658.
Le pontificat d'Arnaud-François de Maytie se prolongea plus longtemps. Les vertus et le souvenir de ses deux oncles le firent préférer à plusieurs concurrents proposés au choix de Louis XIV. Sacré à Si- Lazare, près de Paris, le 25 avril 1659, il prit aussitôt le chemin des Pyrénées. Son arrivée à Oleron fut marquée par les signes de la joie la plus vive. Toute la nob|^se du pays se réunit pour lui faire honneur. Elle alla à sa rencontre avec le corps de ville et le conduisit en triomphée la cathédrale et puis à Tévéché. Le nom du grand Maytie était toujours populaire dans le diocèse. Huit jours s'étaient à pcin? écoulés depuis cette intronisation , qu'une insurrection éclata parmi les paysans de la Soûle. Elle naquit de quelques exactions dont ils se prétendaient victimes, et eut pour chef Goyhénéche, dit Matelas, curé de Moncayole. Au premier bruit de ce qui se passait, le nouvel évèquc accourut sor le théâtre du soulèvement. Gomme il appro<;hait de Mauléon, le prêtre s'avança à sa rencontre, eseorté de quinze à dix -huit satellites, et lui déclara qu'il n'avait fait prendre les armes, au pajfs, que pour les délivrer des harpies de Mauléon et de la tyrannie des nobles. L'évéque Maytie lui parla avec douceur; il l'engagea à user de son influence sur les populations pour les faire rentrer dans le devoir, et s'obligea a Icui obtenir une pleine et entière satisfaction pour tous leurs griefs. Quand il crut avoir gagné le chef, il continua sa route'vers Mauléon, où il fut reçu comme un sauveur.
Cependant Matelas , foulant aut pieds les représentations do son cvéque, donna rendez- vous aux séditieux dans le village de Cheraute avec le dessein de partir de là pour aller brûler Mauléon. Dès que la nouvelle en parvint i ses oreilles, Maytie monta à cheval, suivi seulement de son aumônier, Pierre de Couget, chanoine de la cathédrale. Enapcrce vaut le prélat, les séditieux se troublentd'abord; mais bientôt reprenant leur audace, ils poussent leur cri de ralliement : fferria ! herria! paix, paix, et le couchent en joue. Cependant, la foi vivait encore au fond de cescœurs mutinés. Ils rentrèrent presqu'aussilôt en eux-mêmes, et honteux du crime dont ils allaient se souiller, ils demandèrent pardon à leur premier pasteur. Ils consentirent, à sa persuasion, à envoyer huit députés à Licharre, où tous les griefs seraient
examinés ; mais au jour convenu, au lieu de dii-huit députés, on vil paraître une foule immense, composée de trois mille hommes armés, qui tous protestèrent qu*ils étaient résolus a livrer Mauléon aux flammes et à exterminer les habitants, si on ne leur donnait satisfaction. L'évéque essaya de calmer cette fureur : il pria, il conjura, il invoqua In religion et la patrie, et pour achever de gagner ses ouailles, il se jeta jiu cou d'Apesséche, un de leurs chefs, et le pressant tendrement contre son coeur, il le supplia, les larmes aux yeux, d'empêcher que les factieux n'exécutassent leur dessein.
Apesséche le promit ; mais, joignant la fourberie à la cruauté, il parcourut les rangs en attisant tout bas la haine et la discorde. Un de ses compagnons ne put soutenir ce spectacle : il alla droit au chef, lui asséna de toutes ses forces un coup de hallebarde et l'étendit à ses pieds. Cet acte de violente justîceéchau fia ((avantage les esprits. L'évéque eut à peine le temps de s'échapper par une porte dérobée. Sa fuite ramena un peu de calme. On rougit de tant de violence et on envoya après le prélat pour leconjurcr de revenir; ce qu'il Gt avec joie. Les cœurs étaient disposés. Il obtint, sans peme, que tout rentrât dans Tordre ; mais, huit jours après, sous prétexte que tous les articles de leurs anciens privilèges n'étaient pas observés, les paysans s'assemble rcntde nouveau dans le bois de Libarrcns, près de Mauléon, menaçant toujours de livrer la ville aux flammes. L'éyêquc s'y transperta encore escorté d'Arnaud Hegobnro, chanoine de la cathédrale, qui ayant par bâtard foùléavcc son cheval un factieux, reçut un coup de hallebarde, dont heureusement sa soutane seule fut percée. L'évèquc, cette fois encore, appaisa les esprits. Les mutins exigèrent seulement qu'il se mit à leuç tète et qu'il fit avec eux le tour de la ville, qu'ils voulurent parcourir en portant dans leurs mains un rameau de laurier , comme marque de leur triomphe. Ce calme dura peu ; il fallut recourir au roi, qui envoya Calvo avec quelques troupes. Cal vo n'eut pas de peine à réprimer tous les mouvements; mais comme iî voulait mettre au pillage les villages qui s'étaient révoltés, l'évéque interposa sa médiation et empêcha les vengeances. Matelas paya de sa tète sa rébellion. Il fut pris, et après avoir été solennellement dégradé par l'évèque, il fut décapité dans les plaines de Licharre, avec deux de ses principaux complices.
La mission de paix et de charité qu Arnaud-François de Maytic remplit, au péril de sa vie, dès sa prise de possession, il la continua duranltout son pontificat. Il parcourutson diocèse, étouiïant les haines et rapprochant les familles. Aussi, jamais prélat ne fut plus aimé. Prêtres et fidèles, tous donnèrent des regrets sincères à sa mort, qui arriva le 2 juillet 1681. Maylie avait toujours nourri une grande piété
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vnvertia Sainte- Vierge; aussi désirail-il mourir le jour d'une de ses fêtes. Le ciel lui accorda cette faveur. Son corps fut enterré dans la calhèdrale; mais son cœur fut porté à Notre-Dame de Sarrance, à laquelle il légua sa crosse et sa mitre. Il fut remplacé par François- Charles de Salettcs, d'une famille qui avait donné un évéquc à Téglisc de Lescar. François-Charles était déjà avancé endge, lorsqu'on lui imposa la charge épiscopnle. Néanmoins, il la porta dignement pendant viogt-deox ans. Il mourut presque nonagénaire, dans le mois d'août 1704. Nous ne connaissons de lui qu'un recueil d'ordonnances qu'il publia dans le synode diocésain de 16S6. Peu de jours après sa mort, Antoine-Simon de Meguy, doyen de St-Martin de Tours, fut appelé à lui succéder ; mais il tomba malade presqu'aussilôt, et mourut le 26 février suivant, sans avoir été sacré.
Le roi nomma alors Joseph do Revol , fils de Pierre , vicomte de Revol, procureurs-général près de la cour générale des aides, en Dauphiné, et de Françoise-Charlotte de St-Chamant. Aîné de sa famille, ioseph renonça à tous les avantages que sa naissance lui assurait dans le monde* pour embrasser l'état ecclésiastique. Après de brillantes études» il alla visiter le tombeau des Apôtres. A son retour, il se distingua à la Sorbonoe, et parut avec éclat dans les chaires de la capitale ; mais il déserta bientôt ce théâtre, trop retentissant pour sa modestie, et se voua aux missions et aux retraites. Les diocèses de Belley, de Vienne, de Lyon, de Genève et de Poitiers ressentirent les eifets de son zèle. L'évéque de BcUey voulut le retenir, et le nomma officiai diocésain. Charles de Lapoype l'enleva à BcUcy et l'attira à Poitiers, où il réunit cette troupe de vicaîrcs-généraui, tous plus distingués par leur piété et leurs talents que par leur haute naissance, et qui devaient s'asseoir sur les sièges d'Olcron, d'Aleth, de Noyon, de Ifendc et de Lyon. De ce pieux essaim, Tabbéde Revol fut le premier élevé k l'épiscopat. Quand il arriva à Oleron, ne trouvant pas de maison établie pour former les élèves du sanctuaire, il los reçut dans son palais, où il les garda durant quatorze ans. Pendant ce temps, il leur bâtit è grands frais un magnifique séminaire qu'un incendie dévora presqu'entièrement en 1810, et sur les ruines duquel s'élève maintenant le ooUége d'Oleron. Il réunit à son nouvel établissement le béné- Mcede Ste-Gratte, ou, comme on Pnppelait dans le pays, Ste-Engrasse.
Un bras de cette pieuse vierge, qui scella sa foi de son sang, ayant été porté de Saragossc, où elle est honorée d'un culte particulier, et déposé dans les Pyrénées, au milieu d'un affreux désert, il se forma dans le xir siècle, autour de la chapelle, une abbaye transformée plus tard en collégiale. On y accourut longtemps de la France, de la Navarre et de TAragon ; mais, sous la reine Jeanne, un chanoine qui
fît à l'entraînement, et forcer la cour de Navarre à respecter son ortho* doxie. Le prélat mourut en 12S75 , et fut enterré dans le chœur de la basilique de St-Sernin. Dès que son décès fut connu, le comte de Grammont obtint d'Henri III une ordonnance royale qui nommait à Tarbes Jean de Larismundi ; mais celui-ci ne pouvant pas payer ses bulles, sa nomination éprouva des difficultés. Grammont, son protec> teur, mourut dans ces entrefaites. Alors Henri III revint sur son choix, et donna Tévèché à Salvat d'Hyarse (19 juin 1577). Salvat était né à Labastide-de-Clarence et possédait déjÀ î'abbaye d'Arious , dans le diocèse de Dax. Il siégea trente- trois ou trente-quatre ans, et se démit de ses deux bénéfices en faveur de deux de ses neveux ; l'un, appelé Salvat comme lui, eut Tévéché , et Tautre , nommé Gratien , eut l'abbaye et devint en même temps vicaire-général du diocèse.
Salvat II, d'Ilyarse, siégea encore plus longtemps que son oncle^ et son épiscopat ne nous est guère mieux connu. Nous savons seulement qu'en 1612 il reçut au nom du roi de France les hommages des seigneurs et des villes de Bigorre, qu'il assista aux États du royaume, en 1614. et en 1615 à l'assemblée du clergé, oîi il souscrivit à la réception du Ccncile de Trente; enfin, qu'il approuva, en 1645, le traité de la fréquente communion d'Arnaud. Son diocèse lui doit un petit rituel dont se servit longtemps la ville de Tarbes. Après sa mort, le roi lui donna pour successeur Claude Mallier de Uoussay, fils d'un intendant des finances et frère de l'évèque de Troyes. Claude se livra d'abord à l'étude de la jurisprudence; il fut successivement maître des requêtes^ intendant des finances et conseiller d'état. Le roi l'envoya ensuite en ambassade à Venise. Claude, ayant alors perdu sa femme, renonça au monde et s'engagea dans les ordres sacrés. Ses services passés et le rang qu'il avait occupé dans la société le désignèrent au choix de la cour ; il fut placé sur le siège de Tarbes. L'évèque de Troyes, son frère, lui donna l'onction sainte dans l'église *de la Visitation de Paris, assisté de Jean de Lingendes, évèque de Sarlat et de Gilbert de Choiseul,évèquc deCommingcs. Dès que le nouveau prélat eut pris possession de sonévècbé, ils'attacbaà y faire Heurir l'étudedes lettres, et appela à Tarbes les Pères de la doctrine chrétienne pour y enseigner la philosophie et la théologie. Ses forces épuisées réclamèrent bientôt un aide. Il demanda et obtint pour coadjuteur Marc, son fils, qu'il sacra de ses mains, et auquel il abandonna entièrement l'évèché en 1658. Marc, formé à l'école d'un tel père , poussa aux études par ses exemples et par ses exhortations ; il aida ainsi à la construction du séminaire que le clergé diocésain fit élever à ses frais. Le couvent des Capucins de Tarbes fut aussi bâti sous son épiscopat par N. de Pujo, seigneur de Caixon.-
Marc ne gouverna que sept ans le diocèse. Il mourut le 3 mai 16U«^, à Auch, d*où son corps fut rapporté a Tarbes. Son père vivait encore; il se repentit d'avoir donné sa démission et fit tous ses efforts pour reconvrer l'évèché. Les États du Bigorre écrivirent à Louis XIV en sa faveur; mais le prince repoussa toutes leurs sollicitations, et il nomma Armand- Anne-Tristan de Labaumc de Suze. Claude de Lahoussay vécut sii &n8 encore et mourut à Paris le 21 septembre 1681, Agé de quatre-vingt-un ans. Il avait été, ainsi que son fils, premier aumûnier de la duchesse d'Orléans. De Suze fut sacré en 1675 ; mais ayant été transféré prcsqu'aussitôt à St-Omer, il ne vini- point à Tarbes. Son premier siège fut donné à François de Poudenx , fils d'Etienne, vicomte de Poudeni et de Gabrielle de Monluc de LagardeCastillou. Après de brillantes et fortes études, François parut à la Sorbonne et y fit admirer son savoir. Sa réputation s'étendit jusqu'à la cour , et Louis XIV qui aimait à élever le mérite le présenta à Rome pour l'éi>isfcopat; mais ses bulles ne lui furent remises qu'en 1692. Habile ibéologien, versé dans la connaissance du droit-canon, le nouvel évéque fut la lumière aussi bien que l'exemple de son troupeau , pour lequel il refusa l'archevêché de Bordeaux. Chéri du clergé, do la noblesse et du peuple durant sa vie, il fut vivement regretté à sa mort, qui arriva lé 14 juin 1716. Il laissait pour ses héritiers le séminaire et l'hôpital.
Anne-François-Guillaume de Cambout, abbé de St-Mesmin-de- ChAlons, sous-doyen d'Orléans et agent général du clergé, qui vint ensuite, était digne de lui succéder. C'était la même science, la même douceur et le même désintéressement; mais le ciel le ravit trop tôt à Famour de ses ouailles (juillet 1724}. Il comptait à peine quarantetrois ans. Charles-Antoine de Laroche-Aymon lui succéda. Sa haute naissance le désignait aux faveurs de la cour : il posséda successivement l'évèché de Tarbes et les archevêchés de Toulouse et de Narbonne; il fut encore revêtu de la pourpre, et eut enfm la feuille des bénéGces. Quand il quitta Tarbes , le roi nomma (octobre 1741) à cet évècbé, Pierre de Beaupoil de Sl-Aulaire, chanoine, archidiacre et grand vicaire de Périgueux. Aux vertus qui font les dignes ecclésiastiques, Pierre de Beaupoil joignait les connaissances qui font les savants. Il possédait surtout l'histoire et les Saintes-Écritures. Pierre de St-Anlairenc siégea pas lout-à-fait onze ans, car il mourut iïiiywplexîc dans le mois de janvier 1751. Le souvenir de sa piété n.' périt pas avec lui; son épiscopat est encore béni dans son ancien diocèsL*. Pierre de La Romagcre de Uonsécy, qui le remplaf:a , laissa ù Tiirlws des souvenirs non moins précieux. Il naquit dans le diocèse de Périgueux , en 1712, et devint vicaire général et archidiacre du Mau.v
5f)6 HISTOIUE
C'est là que la bienveillaocc royale alla le chercher. Son sacre eut lieu le 18 août 1751, et durant les<dii-huit années qu'il siégea , il se montra le modèle de son clergé et le pcrt; plus encore que le pasteur de son troupeau. 11 mourut le 29 août 1709. Peu apr^ cette mort, l'évoque de Vencc , Michel-François Couet du Vivier de Lorry, né à Metz, en 1728, ancien prieur de Sorbonnc et ancien vicaire-général de Rouen , fut transféré à Tarbes, d*où il passa à Angers , en 1782. Le siège dn Tarbes fut alors donné à François de Gain de Montagnac» né au cb&teau de Montagnac, en Limousin, le 6 janvier 1741. François promettait de faire revivre les St-Aulaire et les Laromagère; mais la révolution vint l'arracher violemment de son église et le jeter sur la terre d*exil.
u L'église de Tarbes est dédiée sous l'invocation de Notie-Dame; elle était desservie par quatorze chanoines , huit archidiacres , un chantre , un inlirroier , un Camérier et un sacristain. Le chapitre avait été sous la règle de St-Augustin jusqu'en 1521; douze sémlprébendes, dont un avait le titre d'archiprètre, vingt- cinq chapelains, un diacre et un sous-diacre d'office formaient le bas-chœur. Les dignités et les sept canonicats du côté droit étaient à la nomination de l'évêque. Les canonicats du côté gauche à celle du chanoine en semaine. L3 pays appelé le Montanerès était de la généralité de Bayonne et du ressort du parlement de Pau. Il y avait dans la ville de Tarbes des Cordeliers, des Carmes, des Capucins et des Ursulines. Les Pères de la doctrine chrétienne avaient la direction du collège et du séminaire. Le diocèse renfermait deui cent quatre vingt-seize paroisses environ et cent-une annexes divisées en archiprétrés. L'évêque prési • dait aux États de Bigorre et jouissait de 40,000 livres de rente. >»