‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 110 sur 415 · Projetées sinon achevées · texte numérisé non relu

Projetées sinon achevées

3. T. lli, p. 283 et 283. Elle n'était pas encore carrossable au temps de Strabon (IV, 6, 11) : 'H Sa ôp6îa xai cTEvr,, a'jvTotJ.o; Se. Décimus Brutus y a passé, mais . sans doute avec peu d'hommes (t. IV, p. 51).

4. De nombreuses roules menaient de Lyon à Genève : les itinéraires indiquent de préférence la voie détournée par le bas pays, le long de la rive gauche du Riiône, parvienne et Aoste (Aiujustuin}, en connexion avec la roule du Petit Saint- Bernard, qui s'en détachait à Aosle (n, 7). Mais la roule directe et primitive était su nord, a travers la montagne, par Nantua et le pas de l'Écluse (cf. J. Ilannezo, Les Voies... de l'Ain, dans le Bull, de la Soc. dus Nat. de rAin, l'J13, p. 5, 21). Claude s'occupa de celle roulq (C. /. L., XIII, 9053), eu songeant sans doute surtout à son prolongement vers le Rhin (p. 84, n. 3), ce qui faisait d'elle la voie la plus directe de Genève au fleuve. C'était encore la direction suivie par la poste, entre Lyon et Genève, sous l'ancienne Monarchie. Au pas de l'Écluse elle emprunte l'ancien sentier des Helvètes, qu'elle suit d'ailleurs depuis Nanlua (t. III, p. 204-5).

5. Genève, Nyon, Lausanne, V^evey, le nord du lac, xMartigny. — Les voyageurs venant d'Italie à destination du nord et de l'est de la Gaule ou de la Bretagne quittaient celte roule à Lausanne (il y avait un raccourci par Vevey, Moudon. Yverdon: XIII. 9068), pour traverser le Jura (par le col de Jougne et Pontarlier, C. /. L.,X11I, 9078; ici, t. L p. 54, n.4), et par Bcsangon et le vieux port de Seveux sur la Saône (Scgobodium) rejoindre à Langres le réseau gaulois (Sirabon. lY, 6, 11). C'était sans doule la grande roule d'Italie en Bretagne, p. 89, n. 2 et 3. — Ceux à destination du Rhin la quittaient à Vevey, et, par Moudon, Payerne, Avenches et la vallée de r.\ar, gagnaient Augsl (cf. t. IV, p. 44, n. 6) ou Windisch (route de Cécina, t. IV, p. 18v>-190). — Le Valais (Alpes Pennines) était sans doule réuni à la Tarentaise (Alpes Grées) par une route de montagnes à travers la vallée de Chamonix (t. IV, p. Gl, n. 1; ici, p. 101, n. 1).

6. T. III, p. 108-9: ajoutez le passage de Décimus Brutus, t. IV7p. 31. Complètement achevée et entièrement carrossable sous Auguste, à[j.a^£-j£T6at 6-jvajj.Évr, ^'.à |;.r,xo-j; tiXe-ovo: (Sirabon, IV, 6, 11).

7. De Lyon à Vienne et Aosle, comme la précédente (n. 4); de là dans la haute vallée de l'Isère par la vallée du Guiers et Chambéry. — 11 y avait, bien entendu, un important compendium (jui évitait Vienne, de Lyon à Bourgoin (cf. t. IV, p. 50, n. 1) : c'est ce raccourci que les textes lyonnais du Moyen Age appellent « le chemin de Rome » (Guigne, Les Voies anliqiies du Lyonnais, [1877], p. G9). — Vers Montmélian les voyageurs venus des Alpes à destination du Midi quittaient la route de Lyon pour descc.idre l'Isère sur Grenoble et Valence. — A Conflans, les voyageurs dllalie à destination ou du Nord et de l'Est de la Gaule ou de la Bretagne, gagnaient Genève (cf. t. IV, p. 197, n. I) par Les Fins d'Annecy (Bou(<t).

celle de Domitius * et des Alpes Cottiennes, par Grenoble, la Durance et le mont Genèvre '-. — Quant au mont Cenis, la route d'Hannibar\ Rome méconnut toujours son importance et sa commodité : une sorte de discrédit pesa sur lui pendant tout l'Empire, et il fallut le Moyen Age et les temps modernes pour lui rendre son rôle prééminent parmi les seuils des Alpes ^

2° Les routes de la frontière arrivaient au Rhin d'Empire par les longues vallées que la nature avait ménagées des deux côtés des Vosges et du Jura : — la plus directe gagnait la vieille colonie d'Augst et le coude de Bâle par la dépression des lacs helvétiques, et, à Augst^ rejoignait le réseau des voies militaires

et de Genève, par Pontailler et Mirebeau (t. IV, p. 458, n. 4), Langres, où ils rejoignaient le réseau d'Agrippa (cf. p. 89). Celte dernière route, qui est, avec celle du Grand Saint-Bernard à Langres (p. 86, n. 5), la plus directe pour aller d'Italie en Bretagne, qui est connue par des textes (t. IV, p. 197, n 1), qui fut jugée assez importante pour recevoir les postes militaires les plus considérables (t. IV, p. 458, n. 4), est à peu près complètement ignorée des itinéraires, tlle a été, ce qui était naturel, l'objet des soins de Claude (XIIl, 9044). Cf. p. 84, n. 3. — Il est probable que d'autres routes se greiïaient sur celle-ci vers la Gaule centrale, par exemple de Genève et Mirebeau a Troyes par Thil-Cbàtel, de Genève par les environs de Dole à Dijon et au delà vers Alésia et Sens; cf. p. 90, n. 1.

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