T. m, p. 30; cf. Strabon, IV, 1, 3; ici, p. 96, n
2. De Grenoble à Briançon sur la Durance, il fallait traverser le col de l'Autaret, altarctam (cf. Table, s. 2, 1-2; t. 1, p. 40, n. 6). C'était une des plus rudes voies de la Gaule, et cependant, elle parait avoir été fréquentée, puisqu'on en trouve trace, outre la Table, dans l'Anonyme de Ravenne (IV, 27). Une description très exacte de cette route, une des plus intéressantes de la Gaule, vient d'être faite par 11. Ferrand (Bail, arch., 1914, p. 23 et s.). C'est sur cette route que se trouve « la Porte Romaine » de Bons près de Mont-de-Lans, un des vestiges les plus curieux de la viographie romaine en Gaule : un trajet en encorbellement sur une paroi rocheuse, puis une entaille formant tunnel, large de 3 m. 10, voûtée à partir de 3 m. 04 de hauteur. — Mais une route plus longue et plus facile rejoignait la voie Domitienne el la Durance par Valence, Luc, Die, le col de Cabre et Gap : c'était celle qu'on faisait suivre aux convois de troupes (Valens et Vilellius en 69, t. IV, p. 189 et 196; César en 58 av. J.-C, t. III, p. 203). — Je ne vois pas qu'on ait utilisé pour une route, par exemple de Grenoble à Gap, le passage intermédiaire par le Champsaur et le col Bayard.