‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 112 sur 415 · T. I, p. 478 et s · texte numérisé non relu

T. I, p. 478 et s

4. T. 1, p. 47-8. Je ne crois cependant pas qu'il ail été complètement négligé; mais il ne devait plus servir aux services publics et aux messageries du commerce, et peut-être a-t-il été remis en honneur au Bas Empire (cf. t. 1, p. 47).

5. Ou à Windisch, la bifurcation étant vers Oensingen, la route d'Augst traversant ensuite le Jura par Klus.

du haut lleuve'; — une autre-, plus longue, mais plus facilearrivait au môme chemin par le Doubs, Fiesançon et le seuil de Belfort^; — une troisième, celle-ci destinée au cours inférieur du Jihin et à la (irande Germanie, montait droit vers le nord, le long de la Saône, jusqu'à Clialon et Langres'% et de là, le long de la Meuse et de la Moselle, descendait droit sur Toul, Metz, Trêves, Bonn et Cologne^ : et de Lyon à Cologne, sur quatre cents milles d'étendue, c'était la voie la plus rectiligne et en quelque manière la plus franche, la plus forte et la plus rapide de l'Empire romain tout entier, le type achevé du grand chemin de guerre ^

1. Quoique celte roule ne soit pas mentionnée par les textes, il fallait l'indiquer ici, parce que, je crois, c'est la roule la plus ancienne comme elle est la plus directe : elle est jalonnée par les trois colonies primitives de la Gaule de César, Lyon, Nyon et Augst (t. IV, p. 44), et son parcours sur le terrain est très aisé à reconnaître, même de Lyon à Genève. Ce parcours (de Lyon à Nyon) lui est commun avec la route de Lyon au Grand Saint-Bernard; cf. p. 86, n. 4 et 5. D'Avenches (ou plutôt de ses abords, Payerne) au Rhin, la route de Lyon se confond avec la roule du Grand Saint-Bernard à la Germanie (p. 8C, n. 5).

2. Cette roule a dû être substituée ou ajoutée à la route par Genève et Nyon (ici, n. l). Elle se détache de la voie d'Agriitpa ou de la Moselle (n. G) à Chaion et atteint Resanron par l'ontoux et Dùle. Vers la trouée de Belfort elle se bifurciue : un lron(.on rejoint directement le Rhin et sa route riveraine à Kembs près de Mulhouse; l'autre, à travers l'Alsace, aboutit en face de Brisach sur cette même route rhénane. Le trajet, au delà de Besancon, est très difficile à retrouver dans les textes : on croit à deux voies (au moins en partie, sinon sur tout le parcours). Tune, sur la rive droite du Doubs, par Loposcujium (Luxiol?), l'autre, sur la gauche, par Vellaloduruin (Vellerot-lès-Belvoir) : remarquez alors le doublement, que les empereurs ont pu vouloir dans un but militaire (cf. p. 84, n. 4). Quant à la station de Gramaiuin, dans l'Itinéraire Antonin (p. 348), elle doit être déplacée, et cherchée à l'ouest sur une route détournée, sans doute celle prise par César, par Villersexel et Arcey (t. IH, p. 230).

3. Il y avait, outre la route par Chaion (n. 2), une importante route directe de Lyon à Besancon par Bourg.

4. De Langres, il est probable qu'une route rapide, destinée aux voyageurs de Boulogne, menait au Rhin supérieur par portas Abucini (Busini'?), Port-su r-Saùne, le principal port des Sé(iuanes, rejoignant vers la trouée de Belfort les routes de Besançon (n. 2).

5. A mon sens, la roule primitive d'Agrippa. menant au port de Bonn, était par Marmagen (.Warcoma(/us) et par Be/(/ica (Billig), où elle quittait la Belgiiiue (cf. l. IV, p. 104, n. 3, p. 134, n. 1). SurRillig on dut grell'er une route vers Cologne. ï?ur Marmagen une route vers Neuss (Novœsium), par Zulpich (Tolbiacum), roule suivie par Civilis dans sa retraite (t. IV, p. 216, n. 3 et 4). Sur Zulpich enlin, une autre route vers Cologne, devenue principale, aujourd'hui encore visible.

6. Elle fut. sans aucun doute, l'œuvre d'Agrippa (Sir., IV, 6, il). Voyez la marche de Valens, t. IV, p. 188. — Elle a dû être doublée par endroits.

3° Les routes de rOccaii, qui ne servirent d'abord qu'au trafic commercial, prirent, avec l'annexion de la Bretagne, une importance impériale et militaire égale à celle des voies rhénanes et alpestres. — La principale et la plus ancienne, se conformante un trajet traditionnel des peuples déjà utilisé par Jules César', se greffait à. Langressur la route du Rhin, et, s'adaptant d'abord au cours de la Marne, qu'elle traversait à Chàlons, montait ensuite vers le nord par Reims, Soissons et Amiens, et arrivait enfin sur la Manche au port de Boulogne ■ : elle resta la voie d'Empire par excellence, le chemin des courriers, des princes et des armées. Mais il y avait bien d'autres chemins : car les innombrables rivières qui descendaient des seuils de Bourgogne se prêtaient également à des routes commodes et à des marches rapides ^ — De ces routes, les unes, ayant toujours en vue le passage en Angleterre, finissaient par quitter les bords des

1. Dans sa g-rando campagne de Belgique en 57, t. 111, p. 249 et s.

2. Ceci est proprement la route d'Agrippa. dont jiarle Strabon (IV, 6, M), avec celle diflï'rcnce que Slralion lui fait faire (comme le lit César, t. III, p. 258) le détour de Bcauvais : mais ie trajet direct par Soissons, Noyon, Roye, Amiens est si naturel el marqué par tant de vestiges, qu'on peut croire à une erreur du géograpiic. — On peut à la rigueur supposer qu'il a voulu parler d'un trajet, de Langres à Reauvais et Amiens par Bar-sur-Aube {Scgessera, où il se délaciie du précédent), Troyes, Meaux et Sentis, Ir.ijet ([u'on retrouve en partie sur le terrain et dans les ilinéraires. — D'autres liypullièses sont possibles pour expliquer le texte de Strabon, par exemple un trajet par la roule de Soissons à Beauvais, soit la route détournée (Senlis), soit la route directe (Compiègne).

3. Il est probable que le principal Irajet de Gaule en Drelairne, parmiles trajets concurrents de celui d'Agrippa (par Langres et Chàlons), passait par Chalon, Aulun, Auxerre, Sens, Meaux, où il traversait la Marne (et où il rejoignait la roule indiquée tout à l'heure à propos de Strabon, n. 2), Senlis, Beauvais. Ce frajrt avait dû être, dès les temps de l'indépendance, préconisé par les Éduens et les Bellovaques (remarquez que César, II. 14, 2, note leurs relations de Jîdcs et amicitia), dont il traversait les terres, et utilisé surtout par les marchands grecs, venant de Marseille; l'autre trajet, celui d'Agrippa (en liaison directe avec le Grand Saint-Bernard, p. 80, n. 5), devait être préféré par les Italiens, et prolilable surtout aux Lingons et aux Rèmes. Chaque chemin avait ses prolagonistes parmi les cités gauloises (cf. t. Il, p. 527, n. 2), et les conserva parmi les villes galloromaines. Mais que la vraie route militaire et postale d'Italie en Brelagne lut, non pas celle de Lyon et d'.\utun, comme l'indiquent les caries modernes, trop iiilluoncées i)ar les itinéraires (cf. p. 90, n. 1), mais celle de Langres et Chàlons, c'est ce que montrent bien le texte de Strabon, l'installation .à Langres des corps venus de la Bretagne (Tac, Hist., 1, 59). le rôle stratégique de Chàlons, les camps du voisinage de Langres (cL t. IV, p. 458, n. 4).

rivières, pour rejoindre aux dernières étapes la cliaussée de lîoulogne, tête de lig^ne inévitable de toutes les voies de Bretagne '. Les autres, au contraire, négligeant la direction de la grande voie militaire, moins soucieuses de l'île voisine que des ports de la Gaule, suivaient jusqu'à la mer la ligne marquée par le cours des eaux: c'est ainsi que la route de la Seine quittait la Saône à Chalon, traversait les montagnes, desservait Autun, et puis, sans jamais dévier de son but, atteignait l'Yonne, traversait Auxerre et Sens, rejoignait la Seine, et, par Paris et Rouen, finissait avec elle sur l'Océan-.

1. J'ai nommé (p. 89, n. 3) l'une de ces variantes de la grande route de Boulogne. En voici d'autres. — Au nord de la voie d'Agrippa : de Reims à Boulogne par Bavai et Tliérouanne (p. 101, n. 2; les itinéraires font faire à la route le détour par Tournai et Cassel) ; de Soissons à Cambrai, puis à Arras et Tliérouanne (roule admirablement conservée entre ces deu.\ villes dans sa direction recliiigne). — Au sud : de Tliil-Ghàtel (sur la route de Langres à Lyon, p. 88) à Troyes par Latisco (le mont Lassois); de Dijon (même situation) à Sens et Meaux par Alésia et Tonnerre ; l'un et raul,re trajets faisant suite à des routes venant de Genève (p. 80, n. 7). — Enfin. l'Ilinéraire Antonin (p. 350-363) indique comme la grande voie principale d'Italie et Lyon à Boulogne et en Bretagne une roule par Chalon, Autun, Auxerre, Troyes, Cliàlons, Reims et Amiens : ou bien c'est un trajet ofriciellement fixé très longtemps après Agrippa, ou bien, ce que je crois, c'est un parcours artificiellement combiné par le compilateur de l'Itinéraire et fait à l'aide de la première partie de la roule que nous avons appelée roule de la Seine (Chalon- Auxerre, ici, n. 2) et de la dernière partie de la vieille voie d'Agrippa (Chàlons- Boulogne, p. 89), réunies par une voie transversale d'Auxerre à Ghàlons par Troyes. — Tout ce que nous savons des routes et des marches militaires au premier siècle fait ressortir l'importance de Langres, et elle ne peut guère s'expliquer que par la convergence vers ce point des routes de Bretagne (par Lyon, p. 89, n. 2; par Genève, p. 80, n. 7; par Besançon, p. 86, n. 5) et leur rencontre en cet endroit avec la route de Germanie.

2. Pour la partie initiale de la route, de Chalon à Auxerre, p. 89, n. 3. La station terminale est à Caracotinum (Harfleur). — Ces réseaux de Bretagne, de la Saône et de la Seine étaient soudés à celui de la -Loire et de l'Ouest (p. 91) par un très grand nombre d'excellents et très anciens chemins. De Màcon à Charolles et Digoin, et de Màcon à Toulon et Decize (cf. t. III, p. 209, n. 3, p. 213, n. 1). D'Autun à Toulon et Digoin. D'Autun à Bourbon-Lancy, Vichy, Clermont : celle roule, très fréquentée par les baigneurs, a dû remplacer le chemin gaulois entre Bibracte et Gergovie si souvent parcouru par Jules César (t. III, p. 471); c'est sur cette route qu'on devait montrer les « camps de César », hiberna legionum Julianarum (Sid. Apoll., Ep., II, 14). De Besançon à Autun par Beaune (plutôt que par Dijon, cf. t. IV, p. 159 : c'est peut-être le chemin qu'a dû prendre Constantin en 311; Paneg., Vlll [V], 7); ce chemin va ensuite d'Autun à Decize (ou Nevers) et de là vers Bourges : c'est une des grandes voies centrales de la Gaule. De Ghàlons, Troyes, Auxerre à Bourges par Entrains (en partie connu par G. /• L., XIII, 2681). De Troyes et Sens à Orléans. De Bavai et Paris à Orléans, ce qui est la grande

4° Le réseau de l'Ouest était un ensemble fort compliqué, disposé autour de Lyon comme des lamelles d'éventail que réuniraient sans cesse des trames transversales. Mais on y reconnaissait deux lignes principales. — Celle de la Loire*, pardessus le mont de Tarare, arrivait sur le fleuve à Roanne, et, ne quittant plus la rive droite, l'accompagnait jusqu'à Nantes- et au delà ^ non sans envoyer des deux côtés de nombreux rameaux qui, à droite, s'en allaient aboutir, en s'épanouissant, aux principaux ports de la Normandie ^ et de l'Armorique % et qui, à gauche, sous-tendaient par des lignes plus courtes la courbe démesurée de la Loire". — Celle de la montagne, cou-

route de rOuest (p. 97). De Paris à Chartres et de là vers Le Mans et vers l'Armorique (p. 91, n. 4). De Paris à Dreux. Une grande voie du Nord partant, soit de Tournai et Arras, soit de Bavai et Cambrai (ici admirablement conservée), vers Amiens, Beauvais, Manies, Dreux, et de là, sans aucun doute, vers Séez, Avranches, la Normandie et l'Armorique. De Rouen et Lillebonne (en deux voies) à Évreux, Dreux et Chartres. De Lillebonne à Lisieux, et ensuite à la côte normande par Vieux, Bayeux, Cherbourg-. Remarquez .l'importance du carrefour de Dreux.

1. Celte ligne n'est pas indiquée par Strabon et n'a peut-êlre été sérieusement entreprise que par Claude, el pour faciliter les relations avec la Bretagne (cf. n. 3. 4 et 6; t. IV, p. 172).

2. Je la reconstitue, sans aucune difficuilé. d'après les éléments fournis par la Table, l'Itinéraire Anlonin et l'Anonyme de Ravenne (IV, 26).

3. Par Vannes à Carliaix {Vorgium, Vorganium) et, en fin de ligne, à Gesocribale (Brest ou plutôt Castel Ac'h, près duquel nous trouvons un milliaire de Claude, XIII, 9016 : la lecture Xlvii, qui me parait certaine, indi(iue la distance en milles de l'endroit, Kerscao, à Vorgium ou Carhaix).

4. D'Orléans à Chartres (manque dans les textes) et Dreux, puis d'une part à Rouen ou à Lillebonne (p. 90, n. 2), d'autre part à Lisieux et sans aucun doute au delà vers Vieux (milliaire de Trajan, 8990) et Bayeux. De Tours au Mans, à Séez, à V'ieux, Bayeux, Valognes, Corialluni (Cherbourg) : route fort importante, réparée par Claude près de Bayeux (.Xlll, 8976). Du Mans à Avranches par Jublains (passage de la Mayenne, soit au pont de Brives, soit au gué de Saint-Léonard; ici, p. 120, n. 2, et C. /. L., Xill, 8973». et du Mans à Rennes par Jublains ou directement. D'Angers à Rennes, et de là à Avranches, Coulanees, Valognes, Cherbourg. — Route transversale de Chartres (venant de Paris, p. 90, n. 2) au Mans. Autre route transversale venant de Paris ou de Beauvais par Dreux, p. 90, n. 2.

5. De Rennes (cf. n. 4) à Corseul (Fanuni Martis) et Erquy {Reginca) : une des plus connues de Bretagne dans ce dernier trajet (la route moderne s'y est simplement superposée). De Vannes à Renues. De Vannes à Corseul. De Carhaix à Caslel Ac'h (n. 3), à Erquy, à Brest : Carhaix était alors, comme aujourd'hui, le centre routier de la Bretagne française.

G. De Decize à Bourges et Tours (p. 90, n. 2). De Roanne à Vichy, Néris, Argenton, Poitiers, Nantes, route très importante pour les cités du Centre. A Argenton, arrivée d'e la route de Troyes, Auxerre, Bourges, vers Poitiers (p. 90,

pant toutes les jurandes rivières de l'Ouest sans en suivre aucune, franchissait la Loire à Feurs, l'Allier en avant de Clermont', la Vienne à Limoges-, la Charente à Saintes ^ la Garonne à Bordeaux ', et là, tournant vers le sud, gagnait l'Espagne, l'Adour

n. 2) et Saintes (p. 97, n. 3). — Je ne serais pas étonné que Claude, dont on trouve des milliaircs sur la route de Lyon à Clermont (p. !)2. n. 1), peut-ùlrc de Clermont à Bourses (XIII, .S908?, attribué à la route de Vicliy). ait eu l'idée d'une grande route postale par Lyon, Clermont, Bouri>es, Tours, et de là jur Cherbourg (miliiaire au voisinage de Bayeux, p. 91. n. 4) et vers la fin de l'Armorique (inilliairc de Kerscao, p. 91, n. 3), complétant ainsi Ie,réseau d'Agrippâ.

1. La route directe de Lyon à Clermont par Feurs et la montagne a été réparée par Claude (XIII, 8919, Vollore-Yille: 8909?, prés de Billom).

2. De Limoges à Saintes, outre la voie directe par Gcnnanicomagus (t. IV, p. 87), il me semble reconnaître sur le terrain une route qui rejoint à Aulnay (t. IV, p. 289: par le théâtre de La Terne près de Luxé?) la voie de Poitiers à Saintes (p. 97), mais qui continue au delà vers la mer, dans la direction de La Rochelle : c'est celle route (de Limoges à Aulnay) dont les archéologues limousins font d'ordinaire la route principale d'Agrippâ, de Limoges à Saintes; cf. en dernier lieu Ducourtieux, Les J'oies romaines en Limousin, 1909 (Bull, de la Soc. arch.), p. 59 et s.

3. C'est la voie d'Agrippâ, et j indique le tracé de Strabon (lY, 0. il ; milliairc de Claude près de dermont, 8920). — Comme elle n'est pas directe, elle comportait des compendia fort importants, et tout particulièrement les chemins, d'ailleurs très connus, de Clermont (par Ussel et le sanctuaire de Tintiniac) et de Limoges à Périgueux et de là à Bordeaux, de Clermont à Mauriac, le pont de Brive, Périgueux. — Quant à établir, comme on le fait d'ordinaire d'après la Table (C. L L., Xlll, p. 650 et 640). que la route de Lyon à Clermont passait par Roanne et Vichy, celle de Lyon à Bordeaux par Cahorset Agen, c'est une manière puérile de suivre servilement un très médiocre document. La route bizarre nolée sur la Table, par Lyon, Feurs, Saint-Paulien des Yellaves, Javols des Cabales, Rodez, Cahors, Agen, n'est en elfet qu'une combinaison artilicielle de tronçons de roules, présentée de manière à réunir par un seul chemin tous les chefs-lieux des cités de la montagne. — Pour aller de Lyon à Cahors et Agen, il y avait sans doule une voie directe par le pont de Saint-Ranibert sur la Loire, Saint-Bonnet-le-Chàteau, Craponne, le pont de Brioude sur l'Allier, Aurillac. — De Craponne sur ce chemin part la route de Lyon, Saint-Paulien, Javols, Rodez (p. 98, n. 1), vers Toulouse. — Pour les routes transversales de l'Aquitaine venant, non de Lvon, mais de la Loire et de la Seine, cf. p. 98, n. 1.

4. C'est le trajet normal à l'épique romaine, conservé par le Moyen Age : le •détour par Saintes s'explique par l'importance de la cité. Mais je crois à une route directe de Poitiers à Bordeaux par Angouléme (cf. Aimoin, V. Abbonis, Migne, P. L., CXKyilX, c. 407) et Coutras; cf. p. 97, n. 3. — En outre, on peut supposer, pour les voyages rapides à destination du Somport, un chemin rectiligne se détachant du précédent à Montmoreau, passant par Aubeterre. Francs, Castillon, La Réole ou Langon (c'est celui ([u'a suivi jusque-là Abbon. c. 408-9), Bazas (de Langon à Bazas, cf. Sidoine Apollinaire, Ep.. Vlll. 12, 1 et 3), Aire et Lescar (cf. Ausone, Epist., 23, 124-6). — Une route de port assez importante (sans doute pourvue de milliaires, cf. le lieu de Cartelègue, Quartaleuca) allait d'.\ngoulême à Blaye.

traversé à Dax ' et les Pyrénées à Roncevaux^ ou au Soniport\ — Mais, encore que ce double réseau aidât aux relations de l'Empire avec l'Espagne et la Bretagne, il servait surtout à la circulation intérieure de la Gaule : car les alTaires publiques de la Bretagne passaient, on l'a vu, par le port de Boulogne*, et celles de l'Espagne, on va le voir, par le col du Pertus^

0" De Lyon^ enfin, descendait, le long de la rive gauche du Rhône \ la grande voie du Midi ^ destinée également aux rivages

1. Deux voies de Bordeaux à Dax, l'une sans doute par le pays de Buch et le voisinage des étangs, l'autre parBelin et les Grandes Landes (It., p. 455-7).

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