Cf., pour cette route, t. VI, ch. V
5. Cf. t. lll, p. 36-7. — Ici se place le passage du Rhône à Tarascon, p. 119.
réseau du Midi, il y avait Lyon, à droite Rome, à gauche Tarragone, et Narbonne au milieu : c'étaient les routes des capitales du monde occidental, les routes les plus battues de la Gaule S celles par où avaient passé tous les conquérants de la terre depuis l'Hercule de la légende-, etHannibal, Domitius, Marius, Pompée, César, et Auguste plus d'une fois '.
Voilà les grands chemins qui se trouvaient rattachés à Lyon la capitale, qui recevaient de lui ou qui lui adressaient la plus grande part de leur vie, pour qui il était l'ombilic sacré oîi ils venaient se confondre. Mais ils ne constituaient pas, il s'en faut de beaucoup, tout le routier du pays. A sa périphérie, suivant les lignes de ses frontières ou le cours de ses vallées latérales, la Gaule possédait d'autres réseaux de voies, qui, d'une extrémité à l'autre, entretenaient le mouvement et l'échange sans recourir à Lyon. Chacun de ces réseaux correspondait aux directions principales de ses contours.
1° Voici d'abord le réseau du Midi, en direction générale de l'est à l'ouest. — Au centre une seule voie \ que nous connaissons en partie, de Tarascon à Narbonne par le Languedoc ^ et de Narbonne à Toulouse par le seuil de Lauraguais. A droite et à gauche, il y a double ligne, pour ne parler que des voies essentielles. — A droite, au delà de Tarascon, c'est, le long de la Méditerranée, la voie Aurélienne, déjà mentionnée". Et c'est, en outre, la chaussée hardie qui remonte la vallée de la Durance
1. La route de Tarascon à Narbonne est, de beaucoup, celle de toute la Gaul, qui a livré le plus de milliaires (C. /. L., XII, p. 666 et s.).
3. T. I, p. 458 et s., t. III, p. 30-7, 72 et s., 81, 110. 429. 578 et s., t. lY, p. 55. n. 8. Ajoutez Claude, t. IV, p. 169, Hadrien, t. IV, p. 471, n. 2.
4. Kotvri ôoôî, dit Strabon, W, 1, 3. — Je crois à Texistence d'un chemin direct, évitant le coude de Nimes, pour les voyageurs de Rome à Narbonne, coinpendimn allant d'Arles à Sextantio par \e pons yErarium fp. 127, n. 3) sur le Petit llhùue, et c'est ce chemin qui explique la différence de 19 milles indiquée sur ce trajet dans certaines bornes (p. 123, n. 5).