‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 115 sur 415 · Cf. p · texte numérisé non relu

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96 LES GHANUES ROUTES.

pour franchir les Alpes au mont Genèvre '. — A gauche, en partant de Toulouse vers le nord-ouest, une voie principale descend la Garonne jusqu'à Bordeaux -, et cette voie est la suite et la fin normales de la voie Domitienne du Languedoc, comme la plaine de la Garonne est le prolongement naturel de la vallée de l'Aude et du bas-fond des étangs ^ Et en partant de Toulouse encore, mais pour remonter le fleuve vers le sud-ouest, une autre route arrive en vue des Pyrénées, dont elle longe ensuite les dernières pentes, s'élevant et s'abaissant à chaque étape, et s'arrêtant enfin au niveau et aux abords de TOcéan, à Dax et à 13ayonne\ — Mais bien d'autres chemins couraient entre la Méditerranée et l'Océan, à travers les coteaux de l'Armagnac ^ ou les terrasses des Cévennes".

1. Cf. p. 87; Strabûii, IV, 1, 3 et 12. La route partait, soit de Tarascon, soit d'Arles, les deux troiigons se soudaient à Saint-Gabriel, Ernaginum, un des carrefours les plus importants de la Provence (cf. p. 94, n. 1, p. 120. n. 5). Puis, elle passait la Durance à Cavailion, coupait par Apt à travers les pentes du Lubéron (cf. t. IV, p. 471, n. 5) et ne rejoignait la Durance que vers Lurs. — Sur les routes qui se greffaient sur celle-ci, venant de Lyon, de Grenoble ou de Fréjus, p. 87, n. 2 (à Brian(.'on), p. 87, n. 2 (à Gap), p. 100, n. 3 (à Sisteron).

2. Quoi(iue le parcours de Toulouse à Agen manque sur les itinéraires, j'hésite à ne pas mettre une grande voie romaine sur toute la Garonne (rive droite jusqu'à Agen, rive gauche ensuite jusqu'à Bordeau.x). — Mais cette route a dû être fortement concurrencée, soit par le lleuve, soit par les routes de l'Armagnac : 1" de Toulouse à Agen par Lectoure; 2" de Toulouse à Bordeaux par Auch, Éauze et Bazas ; voyez sur cette roule, outre la Table, l'Itinéraire de Jérusalem, p. 549-550 : c'est la dernière partie de cette route, de Bazas à Bordeaux, dont on aperçoit les vestiges, connus sous le nom de « chemin Galien » (t. IV, p. 380, n. 6). — Quoique non marquée par les itinéraires, je crois à l'existence d'une route diagonale de l'Aquitaine par Agen. Sos, Tartas et Dax, route suivie jadis par Grassus (t, III, p. 305).

4. Pour la plus grande partie, Ilin. Aiit., p. 457; hypothétique de Dax à Bayonne. Il est possible qu'on allât plus rapidement à Bayonne par une route directe partant de Benearnum (Lescar). — Je crois qu'il y avait, plus au sud encore, une très ancienne piste de montagnes allant de Roussillon ou d'Elne à Oyarzun par les cols latéraux (cf. t. I, p. 188-9).

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