‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 116 sur 415 · Cités ici, n · texte numérisé non relu

Cités ici, n

6. Le principal chemin de ce côté (point toujours marqué dans les textes), qui est un chemin du bas de la grande montagne, part de la voie Domitienne au pont de l'Hérault (Cessera, Sainl-Thibéry), traverse les Cévennes au delà de Lodéve (jonction avec un chemin venant de Nîmes par Le Vigan), passe à Rodez, Cahors, rejoint la Dordogne au gué de Lalinde (p. 120, n. 3) et la suit sur sa rive droite jusqu'au port de Blaye. — De Cahors un embranchement menait aussi à Périgueux et à Saintes.

2° A l'Ouest, un grand chemin, un instant fourni par le réseau lyonnais '. mais le plus souvent indépendant de la capitale, partait du col de Roncevaux - pour traverser en diagonale toute la Gaule et unir par une ligne rapide les terres d'Espagne à celles de la Germanie. On le voyait à Dax sur l'Adour, à Bordeaux sur la Garonne, à Saintes sur la Charente, à Poitiers sur le Clain', à Tours et à Orléans sur la Loire, à Paris sur la Seine, coupant tous les fleuves qui se dirigeaient vers l'Océan, utilisant la fertile plaine que la nature de France a étendue à l'occident des montagnes centrales \ Après Paris, plus droit que jamais, il se dirigeait vers le Rhin par le seuil de Vermandois et les plateaux de Sambre-et-Meuse^ et s'achevait enfin à Cologne, en face des pistes sauvages de la Grande Germanie. Pour le moment, ce chemin n'a dans la vie de la Gaule et de l'Empire qu'une importance secondaire ^ Mais que les temps des invasions arrivent,

1. Dans le secteur de Roncevaux à Bordeaux et Saintes (p. 92-93).

2. Ou du Somport. les deux voies se réunissant à Dax (p. 93).

3. Sur le trajet de Saintes à Poitiers, les itinéraires font, vers Melle, abandonner à la route le Irajet direct sur Poitiers et lui font rejoindre vers Rom, Raraunum (G. /. L. Xlll, II. p. 602-3), la ligne droite unissant Bordeaux, Angoulême, Poitiers (p. 92, n. 4) : mais une grande voie allait certainement droit de Melle sur Poitiers, et c'est le chemin des pèlerins de Saint Jacques, « le chemin des Charrois >■ du xvni" siècle (Lièvre, Mém. de la Soc. des Anl. de VOuest, II' s., XIV, 1891, p. 471). — La ligne Melie-Rom se continuait vers le nord-est pour atteindre Argenton et Bourges : et cela formait ainsi un chemin droit entre Bourges et Saintes (ou a proposé d'autres tracés pour la communication directe entre ces deux villes): cf. p. 91, n. 6.

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