‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 120 sur 415 · T. I, p. 21 et s., p. 34-7 (pour le rùle de Lyon · texte numérisé non relu

T. I, p. 21 et s., p. 34-7 (pour le rùle de Lyon

Pais, je m'aperçois chaque jour davantaj^^e qu'il faut faire une part, dans cette œuvre, aux Gaulois de l'indépendance, (.es routes romaines unissaient les chefs-lieux des cités, mais la plupart de ces localités sont d'origine indigène, et, avant l'arrivée de César, des routes les rejoignaient déjà, directes et bonnes ', puisque le proconsul put courir sur leur chaussée presque aussi vite que sur les dalles de la voie Appienne". La fameuse voie de Domitius en Languedoc % le chemin d'Agrippa de Tarascon à Valence % recouvrent des pistes déjà suivies par Hannibal, qui y a fait de très bonnes étapes, parfois vingt-cinq milles à la journée, lui, ses éléphants, des milliers d'hommes et tout leur convoi \ Suivez, en Artois ou en Picardie, ces vieux « chemins de lirunehaut » ", qui filent en droite ligne, sans détour et sans courbe, sûrs et décidés comme le javelot d'un légionnaire, et qui sont bien des routes bâties par Rome : vous serez surpris de constater qu'ils s'en vont aboutir à quelque vieille forteresse des temps celtiques, abandonnée à l'époque impériale ^ C'est donc la preuve que la direction de cette voie date d'un Diviciac et non pas d'un César, et que les Romains en ont approuvé le tracé.

Assurément, quand ils ont fondé Lyon, Autun, Clermont, Trêves, Angers, Tours ou Soissons^ il leur a bien fallu détourner par endroits les vieilles routes pour desservir ces nouveaux centres. 31ais ces villes neuves se trouvaient précisément à des carrefours naturels, à des endroits très passagers : je doute fort

1. On pourra, à l'aide des renvois aux t. II et III indiqués ici, p. 80-101, et t. VI, ch. V et VI, reconnaître aisément que la presque totalité des tracés suivis par les routes romaines se retrouvent avant la conquête.

2. T. III, p. 472 (cinquante milles en vingt-quatre heures), p. 237 (trente milles en vingt-quatre heures); t. II, p. 228 et s.

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