Voyez les expressions de Stace, ici, n
STRUCTURE DES ROUTES ROMAINES. Hl
romaines admettait des variétés nombreuses, lesquelles dépendaient de la nature du pays\ des matériaux disponibles-, de l'intensité de la circulation. Mais c'est partout le même principe, celui d'une route non pas seulement en surface, mais en profondeur, d'un mur souterrain qui descend et s'enfonce dans le sol, parfois à plus d'un mètre de la surface utile ^
Il fallait empêcher cette masse de pencher ou de s'écrouler^. Pour cela, on l'encadrait de parements de soutien, faits de blocs et de gros matériaux, qui s'attachaient à ses flancs et qui les arcboutaient en s'appuyant eux-mêmes sur le sol naturel. A la rigueur, si la route passait à travers les rochers, on se dispensait de ces contre-forts : il suffisait de creuser dans la pierre, à quelques pieds de profondeur, le large boyau où l'on encaisserait la bâtisse de la route, et le roc lui-même lui servirait de parois *. On renforçait au contraire ses côtés de toute manière, s'ils devaient s'adosser à du sable ou à de l'argile. Et si la route formait digue et levée à travers des bas-fonds ou des marécages, c'était alors, sur ses parties latérales, de véritables montants de pierre, flanquant et étayant sa masse'.
1. Cf. p. 110, n. 2, p. 121. Le hérisson peut disparaître dans les endroits solides; mais le remplissage de pierraille n'y atteint pas moins, parfois, jusqu'à un mèlre.