‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 128 sur 415 · Gautier, p. 7; etc · texte numérisé non relu

Gautier, p. 7; etc

7. Ici, n.5;cf. p. 121, n.3 et 4. Voyez l'excelleate description de la route romaine,

Ii2 LES GRANDES ROUTES.

Quelle diiïérence d'avec nos routes modernes, si belles et si bonnes sans doute, mais si légères et si fragiles ! A quelques centimètres de la surface S c'est déjà le sol naturel, avec les hasards de son équilibre. Nos chemins, ce sont de minces écorces, que peu de chose suffit à percer; une voie romaine, c'est le parquet d'une maçonnerie enterrée, pareil aux chemins qui courent sur les plates-formes des remparts ^

Aussi ceux-là, à tout instant amollis ou crevassés, exigent chaque année un chargement nouveau, une provision de matériaux pour les maintenir en bon état^ La voie romaine, elle, tenait debout pendant de longues années, aussi longtemps qu'une muraille de ville *. — 11 est vrai que, lorsqu'elle tombait en ruines, il fallait une réfection de fond en comble : et l'on comprend que les empereurs pussent se vanter d'une restauration déroute comme d'une construction de temple \

Le corps de la route était complété, à l'extérieur, par des trottoirs où se réfugiaient les piétons ^ par des bornes ou des bouteroues qui servaient de marchepieds aux cavaliers ou de

déjà faite au milieu du xvi* siècle par Louis Guichardia à propos de celles de Belgique : Vestigia continuati et cohœrentis mûri, qui el viam utrimque muniveril, et quo marginata ipsa, pulvilli sea aggeris speciern obtinuerlt (Omnium Belgii, éd. latine de 1613, p. 306).

1. L'épaisseur moyenne de nos routes nationales est tombée de 0,134 à 0,131 ; Chambre des Députés, VU" lég., n° 601, Rapport du Budget, 1899, Travaux publics, p. 01.

2. De là, l'expression de agger,agger vise, pour désigner le corps même, le centre de la route (Virg., Enéide, Y, 273, et bien d'autres).

3. C'est le principe du « point à temps »; cf. là-dessus Berlhault-Ducreux (l'invenleur du système). De Vart d'entretenir les routes, Paris, 1834, etc.; Debauve, Guide du constructeur, T éd., II, 1883, p. 516 et s. (P- éd., p. 514); Baron, Cours de rouies, 1873-4 (autographie du cours professé aux Ponts et Chaussées), p. 34 ets. ; ete.

4. Aucune trace de réfection générale de la voie Domitienne entre 145 etTétricus (si la borne appartient à celte route, Dessau, 567).

5. Voyez les inscriptions des miiliaires (p. 122 et s.). Cela explique en partie le temps qui fut mis sous Auguste à refaire la route du Midi (p. 84, n. 1).

6. Margines, crepidines, umbones : ils doivent souvent former l'étage supérieur des murs de soutènement, et contribuer par là à tenir le corps de la route, dont ils étaient la <■ lisière » extérieure; cf. p. 111, n. 5. — Les trottoirs de la voie Appienne avaient, dit-on, deux pieds de large. Mais je doute fort que toutes les routes de la Gaule en aient reçu, encore qu'on signale çà et là de <■ grands accotements en dalles », par exemple sur la voie Auréliennc entre Aix et Arles (Gilles, p. 63). — Dans les villes, cf. p. 53, n. 2.

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