‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 133 sur 415 · Morne réserve quà la p. 113. n · texte numérisé non relu

Morne réserve quà la p. 113. n

3. J'entends, bien entendu, des routes romaines sur sol gaulois.

4. Cela fut remarqué dès r>)rigine (de Beaumanoir, § 719; rectissimum iter, Carolus Bovillus l^de Bovelles , De hallucinatione Gullicanorun nominuni, 1333. p. 106, etc.); et les chaussées belges dites de Brunehaut(p, 102, n. 2) sont les meilleurs exemples qu'on puisse trouver de chaussées reclilignes. Toutefois, en cela comme dans le reste, il faut se garder d'établir un principe absolu. On pourrait citer nombre de déviations, provoquées, soit par le désir de prendre et de garder la croupe des montagnes (p. 1 16-7), soit par celui d'éviter certains bas-fonds ou marécages ip. 121- 122), soit peut-être par la nécessité de rejoindre certaines villes (p. 107, n. 2).

5. Ici, p. 93 et 97; t. I, p. 32-3. — Voyez, de même, le départ de la route du Sjmport (p. 93) à Oloron et sa montée par la croupe de Sainte-Croix.

TRACÉS ET ŒUVRES D'àRT. 117

aussi, arrive à la chapelle, mais de manière toute différente. A Saint-Jean-Pied-de-Port ', elle a quitté les bords de la rivière, elle a commencé de gravir la croupe qui ferme la vallée, et, depuis, elle n'a cessé de monter, tenant avec soin le milieu de cette croupe, dominant le bas-fond oii coule la Nive et où serpente aujourd'hui la voie moderne^; et, comme soulevée par l'échiné de la chaîne à laquelle elle s'est cramponnée, demeurée presque rectiligne dans son ascension monotone et ininterrompue, elle atteint par en haut le sommet du seuil pyrénéen que le chemin d'en bas s'apprête à escalader par un prodige de travaux d'art. De ces travaux, il n'en faut pas à la vieille route : fixée à sa croupe, elle voit les eaux s'écouler naturellement à sa droite et à sa gauche, elle n'a ni ravins à traverser ni rampes à tailler; elle fait corps avec le dos d'àne de la montagne, qui l'a, pour ainsi dire, portée au sommet à franchira

L'affaire n'allait pas toujours aussi aisément dans ces capricieux pays de montagnes; et il fallait parfois trancher profondément dans le vif du rocher, soit que l'on opérât une brèche, une coupée, pour faire passer directement une route d'un versant à l'autre \ soit qu'on entaillât le flanc d'une colline pour y accrocher le ruban du chemin et l'y faire monter le long des parois escarpées ^ Mais partout où j'ai pu observer, le lacet est

1. On a eu lart de croire, pour interpréter d'anciens documents, que la route romaine entrait dans la montagne, non pas par Saiut-Jean-Pied-de-Port, mais par Saint-.Micliel-de-Belierobie (ici, t. I, p. 53, n. 1). Le Saint-Michel en question, de ou inpede montis, pedis porluiim. est un (juartier de Saint-Jean-Pied-de-Port; cf. Colas, La Voie romaine de Bordeaux ù Aslorga, Biarritz, 1913, p. 14; de Jaurgain, Revue des Et. anc, 1916, p. 52-4.

2. Il y avait du reste là un ancien sentier qui a précédé la route moderne.

3. On pourrait citer bien d'autres e.xemples. Cf. à Paris, p. IIG, n. 1.

4. En cas de pentes infrancliissabies : cœsis ulrimque montium latcribus. sur une voie rurale près de Sisleron (C. /. L., XII, 1524); à Dingy-Saint-Clair près d'Annecy, sur un chemin rural (Xll, 2555; cf. ici, p. 115, n. 5): peut-être à Escot sur la roule duSomport(C. /. L., XIII, 407); peut-être à Pierre-Pcrlais (p. 115, n. 3). La brèche dite « la Porte Taillée » à Besancon est bien de l'époque romaine, mais elle a été faite pour l'aqueduc. Cf. p. 115, n. 3.

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