‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 135 sur 415 · T. II, p. 231; t. III, p · texte numérisé non relu

T. II, p. 231; t. III, p

4. A la hauteur du pont Saint-Vincent, et, là même, peut-être seulement un pont en bois (AUmer, Musée, II, p. 290). Les archéologues lyonnais ne croient pas à l'existence d'un pont sur le Rhône, la traversée devait se faire ici en bac, le passage par pont ayant lieu sans doute à Vienne (p. 93, n. 7). Et cependant, à Vienne même, l'existence d'un pont romain n'est pas absolument certaine, bien que l'importance des ruines sur l'autre rive rende celle existence 1res vraisemblable. A Arles, pont de bateaux, pons navalis, au iv* siècle (Ausone, Urb., 77).

120 LES CUANOI-S UULn'ES.

lies deux petits ponts de son île'. Devant de moindres rivières, on n"a pas renoncé au passage à gué- : on se borne à prolonger la route sous l'eau, en pavant l'endroit guéable^ Tout cela ne laisse pas que détonner. Aucun de ces grands ponts à faire n'était au-dessous de la richesse et de la science des Romains; ils ont, en Gaule, pour construire des aqueducs, dépensé plus d'argent et d'elîorts qu'il n'en eût fallu pour doter de ponts toutes les chaussées impériales; et le Pont-du-Gard, qui est un pont destiné à l'eau de Nîmes, est une œuvre aussi puissante que l'aurait été le pont de Tarascon ou celui de Bordeaux \ A cette prudence des Romains, il faut certainement des motifs, lesquels nous échappent, iN'ont-ils pas voulu rom])re d'antiques traditions, religieuses ou autres? Ont-ils craint de mécontenter les corporations des mariniers ou des passeurs de l'eau, turbulents ennemis de tous les ponts à bâtir '? Quand les intendants ou les gouverneurs de l'Ancien Régime, moins timides encore que les Romains devant les préjugés populaires, voulurent créer les grands ponts de France, à Tarascon et à Bordeaux, ils se heur-

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