P. IIS, n. ri
2. Il y a un gué près de Bordeaux sur TEau Bourde, mentionné au Moyen .\ge, mais qui a dû servir à l'Aiiliquilé, sur la route de Toulouse {vadus de Pctra Longa; Rôles Gascons, II, n° 1, p. 2, Bémont). Gué de Saint-Léonard sur la Mayenne, prés de Mayenne : l'utilisation de ce gué à Tépoque romaine (route du Mans et Jublains à Avranclies, p. 91, n. 4) est d'autant plus remanjualile qu'il a dû y avoir à cûté, à Brives, un très ancien pont gaulois ou gallo-romain (fîu/L des Antiquaires de France, iSGo, p. 146). Le rôle des gués, même sur les plus grandes roules, est indiqué par Sidoine {Epist., 5, 3, vada commoda, sur la roule postale d'Arles à Ravenne par le Genèvre).
3. Voyez les recherches de Chaume sur le gué de la Dordogne en amont de Lalinde (route d'Agen à Périgueux, p. 98. n. I); le pavage était encaissé par deux rangées de poutres; Chaume, Le Trajeclus de la Dordogne, Périgueux, 1908 (extr. du Bail, de la Soc. hist. du Périgord).
4. Cf. p. 222 : 269 m. de long à 48 m. 77 de hauteur (la route qui le flanque est moderne, 1743-7). Voyez aussi, mais en charpente, le pont de César à Cologne, t. III, p. 332-3 (500 mètres de longueur). Le pont actuel de Bordeaux a 486 m. 68, celui de Tarascon 430 m.
5. Utricalarii ou autres (cf. t. IV, p. 401); l'importance des utricularii, dans toute cette région, à Cavaillon, à Ernaginuni. k Arles, s'explique à la fois par l'exislence de passages et par l'absence de ponls sur le Rhône et laDurance; voyez les indications de la p. 121, n. 1 pour les temps modernes.