‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 14 sur 415 · Cf. t. IV, p · texte numérisé non relu

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aux éinijjfrants d'aujourd'hui : il lui donnait sa terre d'élection sans l'obliger à ré[)udier sa [)alrie.

Les moins nombreux d'entre ces immigrants ont été les fonctionnaires, d'ordre sénatorial ou équestre. Ceux-là, sauf exception, passaient en Gaule et ne voulaient point y mourir '. Toutefois, le personnel des bureaux ou de l'exploitation, cjuand il n'était pas d'origine indigène, restait souvent dans le pays pour y faire souche : c'est le cas d'esclaves et d'alTranchis de la maison impériale-.

Négociants et industriels, au contraire, formaient, dans les provinces de la Gaule, d'imposantes colonies. Il s'en établit partout, dans les petites^ villes aussi bien que dans les grandes*, sortis des coins les plus reculés de l'Empire. Ce sont la Bretagne ^ l'Espagne "^ et l'Afrique ' qui en fournissent le moins. La plupart

1. T. IV, p. 416 et s., p. 421 et s. La chose est moins nette pour les inlenfi.inls ([uc pour les houverneurs; mais la plupart de ceux que nous connaissons (par cxem[ile Timésilliée, t. IV, p. 551, n. 1) n'ont fait que passer.

2. G. I. L., XII, 4449 : tambe commune des courriers de l'empereur à Narbonne (l'étendue de la concession, 323 pieds sur 303, montre qu'elle était destinée à de nombreuses pcrsinncs); XIll, 1330(Rouerp:ue); 255 (Gomminfres); 34GI (Soissons); 3206 (Reims); XIII, 393 (Bordeaux, tombe d'un licteur, civis Urbicus, originaire de Rome; cf. XIII, 1980); etc. Autres afiranebis et esclaves de César cilés t. IV, p. 30i-8, 422-4 : il n'est point prouvé, d'ailleurs, que les personnages en question soient tous restés domiciliés en Gaule. Pour lis assesseurs, cf. t. IV, p. 420, n. G.

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