‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 194 sur 415 · Cf. t. IV, p. 401, n · texte numérisé non relu

Cf. t. IV, p. 401, n

10. Ratis, sur la Garonne et le Tarn; Ausone, Ep., 22, 31; cL t. IV, p. 401, n. 5 ; ici, p. 163, n. 4.

11. Cf. Sidoine, Ep., VIII, 12, 5. Il faut rappeler à ce propos le goût des Gallo- Romains pour les villas riveraines des cours d'eau (cf. p. 132, n. 2).

LA NAVIGATION PLUVIALE. i63

fluviaux de l'Occident, et sans doute, dans le monde entier, ny avait-il rien qui lui fut alors comparable, sauf le Nil au-dessous des cataractes. Encore n'était-ce point à son fleuve que rÉgypte devait sa capitale d'Alexandrie, tandis que la métropole de la Gaule romaine, Lyon, trônait au milieu même du chemin de ses rivières.

Des deux côtés de cette voie maîtresse, la vie gagnait les moindres affluents. A la différence d'aujourd'hui, la Durance, que ses riverains ne captaient pas encore, avait ses bateliers et ses passeurs ^ On naviguait ou on faisait flotter sur l'Isère^, sur l'Ardèche et peut-être sur l'Ouvèze même, la rivière de Vaison '. Genève possédait, sur le lac, sa flottille de bateaux et de radeaux*.

Le mouvement devait être aussi très intense sur le Rhin, bordé de villes et de camps ^ Mais je ne crois pas qu'il eût la variété pittoresque du trafic rhodanien : tout, sur cette voie frontière, se subordonnait aux règlements militaires, et les escadrilles de guerre qui stationnaient à Mayence % à Andernach ^ à Cologne* et à Nimègue', surveillaient et entravaient le va-et-vient d'une ville ou d'une rive à l'autre.

1. T. IV, p. 401, n. 2 et 3; ici, p. 120, n. 5, p. 161, n. 5.

Page 1