‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 195 sur 415 · T. IV, p. 271, n. 1, p. 401, n · texte numérisé non relu

T. IV, p. 271, n. 1, p. 401, n

4. T. IV, p. 401, n. 5 : ratis (cf. p. 162, n. 10) peut d'ailleurs sig-nifier aussi un bac ou bateau plat à rames pour eaux très peu profondes.

5. Cf. le monument de Blussus, p. 162, n. 1. — La batellerie remontait l'Aar et les lacs suisses (t. IV, p. 401, n. 2).

6 G., XIII, 6712, 6714 (navalia). — Ily a peut-être (t. IV, p. 610, n. 4) une flot tille sur le lac de Constance avant 300. — Le port et la station militaires d'Altripp près de Spire ne sont mentionnés que sous le Bas Empire (p. 130, n. 1; C. I. L., XIII, II. p. 175; Bœckin^, Not., p. 966*).

7. Point certain (XIII, II, 7681; cf. ib., p. 489). — On a tort de placer une station à Brohl : les soldats de la flotte n'y sont venus que pour y travailler aux carrières.

8. A .\lleburg près de Cologne : c'est, je crois, le vrai centre de la classis Germanica (XIII, H, p. 506). — II n'est pas sûr que le camp naval de Bonn ait été maintenu (t. IV, p. 104, n. 3).

9. Douteux; cependant l'importance des constructions (nauaiia?, t. IV, p. 217) donne le droit de supposer une station navale à Nimègue. — Stations terminales

Mais sur la Moselle, de Coblentz à Metz, la vie civile reprenait ses droits, stimulée plutôt que gênée par l'approche des garnisons : le long de ses eaux claires, au pied des coteaux verdoyants qui se miraient en elles, s'affairaient sans relâche les gabares chargées de tonneaux, les barques de pêche, les canots de la jeunesse désœuvrée'. Il semblait que la nature aurait voulu, par delà les Faucilles, continuer en Moselle la route vivante de la Saône et du Rhône, et faire sur toutes ces eaux une môme ligne de travail et de gaieté, depuis Arles filleule de la Méditerranée jusqu'à Trêves voisine du Rhin. Comme l'on comprend qu'un audacieux légat ait rêvé un jour de réunir toutes ces rivières-, pour ouvrir avec elles, au milieu même de la Gaule, la plus belle route du monde entier!

Sur les trois grands fleuves de l'Atlantique, au contraire, nous n'avons pas la même impression d'énergies qui s'activent et de marchandises qui se pressent. On s'explique aisément pourquoi. La voie de terre, de ce côté, a été victorieuse de la rivière. Seine, Loire et Garonne servaient jadis aux transports vers le nord ou vers le sud, entre la Gaule et la Bretagne ^ : ceux-ci prennent maintenant la route de Boulogne, directe et rapide \ Quant au commerce dans la direction de l'est ou de l'ouest, entre l'Espagne, la Gaule et l'armée du Rhin, il n'a pas le moindre besoin des fleuves'. Ils se trouvèrent donc réduits à un service intérieur, et encore les courbes allongeaient tellement les distances et les temps, qu'on ne résistait pas à la tentation, entre Roanne et Nantes, Sens et Rouen, et même Toulouse et Bordeaux, de prendre la route de

vers la mer: à Voorburg près de La Haye, sur le canal de Corbulon (XIII, II, p. 637; cf. t. IV, p. 142, n. 4), à Katwyk sur la mer, port du Vieux Rtiin (XllI, II, p. 641), an grand port commercial de Vechten fcf. p. 138, n. 2).

1. Ici, p. 162, n. 1 et o. Nautx Mosallici à Metz. Xlïl. 4335.

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