‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 197 sur 415 · VIII. — LA NAVIGATION MARITIME · texte numérisé non relu

VIII. — LA NAVIGATION MARITIME

Sur la mer, c'est trop souvent une demi-solitude.

Dès qu'on approche des rivages de l'Océan, inscriptions, tombes et sculptures se font plus rares. Alors qu'en Saintonge tant de bourgades intérieures montrent leurs thermes, leurs mosaïques ou leurs théâtres, nous cherchons vainement où sont les ports de la province-. Le long de l'Océan gascon, ni à Port-d'Albret, ni à Capbreton, ni à Bayonne, et nulle part sur la côte basque, on ne perçoit un indice précurseur de la vie profonde qui agita ces rivages dans les temps féodaux ^ Certes, les ruines ne manquent pas sur les côtes d'Armorique : mais elles ressemblent à celles de l'intérieur, elles font songer moins souvent à des travailleurs de la mer^ qu'à des exploitations rurales, forestières ou industrielles, à de riches propriétaires de villas maritimes, épris de bains de mer, de parties de pêche, de beaux coups d'œil et de vastes horizons^ : rien ne rappelle la puissance de la marine vénète ou des bâtisseurs de mégalithes, aucune inscription n'est consacrée aux divinités de l'Océan ^ et nous connaissons mieux les pêcheurs à la ligne de

1. Les scènes où interviennent des embarcations paraissent purement mythologiques (Esp., n°' 1103, 1109), très diiïérentes des représentations réalistes que nous avons trouvées en si grand nombre sur la Moselle (p. 102, n. 1).

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