‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 199 sur 415 · T. I, p. 51.3 et · texte numérisé non relu

T. I, p. 51.3 et

4. Cf. p. 138-140. — Je n'ai pas à insister ici sur Vechten, cf. p. 138, n. 2.

5. Je dis Douvres (Dubra au pluriel), mais le grand port militaire et sans doute commercial de la Dretagne fut longtemps Rutupiœ, l'ancêtre de Sandwich. Les itinérairce fp.4G3, 4(16, 472, 496) disenta Gessoriaco... Ritupis, et comptent assez exactement 450 stades (56 milles 14, soit un peu plus de 84 kilomètres). Limportance de ce port était telle que tout ce rivage breton porta le nom de litlora Rutijpina (Lucain, VI, 67; Juvénal, IV, 141). Le port de Rutupiœ seryait aussi aux voyageurs d'Espagne : Excipit ex Gallia vel Hispaniis navigantes (Conim. Bern., p. 193, Usener) : ce qui montre que Sandwich a du être fixé comme Boulogne pour port de débarquement. Le port de Sandwich a dû être préféré comme plus à proximité des ports du Rhin (p. 138, n. 2).

6. Du moins dans certaines circonstances, ce qu'on peut supposer à la rigueur d'après Ammien, XX, 9, 9 (à Boulogne, ne quisquani fretwn trandre pcrniitteretur).

168 LA GIIICULATION.

Sur la Méditerranée occidentale, les temps ont bien chanj^é depuis les luttes entre Carthage et Marseille'. La paix romaine amena sur ses rives et sur ses eaux plus de silence que de travail. Arles et Narbonne centralisaient tout le trafic maritime^, Fréjus fut un port de guerre, à l'existence d'ailleurs médiocre et courte \ Quant à la colonie de Phocée, César lui a fait subir le même châtiment qu'aux cités d'Armorique^, et la mer, sans lui être fermée, lui est devenue indifférente ^ Si l'on veut mesurer exactement ce que Rome a donné et ce qu'elle a enlevé au monde ou à la Gaule, qu'on regarde, sur le golfe du Lion, Marseille inutile comnie port, et c'était le plus merveilleux de l'Occident \ et toute la vie maritime drainée vers les sites médiocres ou les bassins insuffisants d'Arles et de Narbonne'.

Peu à peu, la Méditerranée oubliait les rapides élans et les glorieuses aventures des marines anciennes. D'Italie en Gaule et en Espagne, -les voyageurs préfèrent maintenant les routes de terre; il est rare que les empereurs prennent la mer pour venir au delà des Alpes" : Claude l'a fait, mais il ne faisait rien

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