DES TRANSPORTS EN COMMUN
quelques codétenus, sous la garde d'un centurion '. Chacun s'ingéniait de son mieux pour organiser un voyage. Les plus riches trouvaient sans peine au départ voitures et chevaux, et ■des entreprises privées leur fournissaient en cours de route les relais utiles-. Les plus pauvres allaient à pied ou étaient pris en surcharge par un voiturier ohligeant^ Beaucoup s'entendaient et louaient en commun les véhicules nécessaires \ Pour les marchandises, on procédait par groupages sur charrettes ou sur navires^. Pour les lettres, on s'en remettait à des complaisances, à moins qu'on ne pût se payer le luxe de messagers spéciaux : ce qui était le cas des cités importantes, qui avaient leurs équipes de courriers ^
L'existence de grandes confréries marchandes, de corporations de bateliers et de camionneurs, de puissantes maisons d'armement, remédiait dans une forte mesure au manque de services publics". A Arles, les collèges des « nautes de la mer » **
i. Actes, 21, ô;2S, 11 iici, p. 169, n. 3). C'est surtout la flotte commerciale d'Alexandrie qui rendait ces services. 11 devait y avoir un droit de réquisition de l'Klat.
2. Cf. Mnrquardt, Privatleben, p. 148; Friedkfndcr. 11. p. 36 et s.