‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 215 sur 415 · Voir à ces mots le Dklionnaire des Postes, 4<= éd · texte numérisé non relu

Voir à ces mots le Dklionnaire des Postes, 4<= éd

2. Cf. t. IV, p. 375. La villa gallo-romaine est toujours inséparable de son horizon de bois {sub radicibus monlis silvestris, Varron, /?. ;-., I, 12, 1); et c'est pour cela que la majorité de nos anciennes communes ou paroisses rurales, héritières de villas gallo-romaines, sont encadrées de bois ou de forêls.

3. Le sanctuaire rural étant une manière de domaine (cf. t. lY, p. 380), on peut en dire autant que des villas. Voyez la situation d£ l'habitat sacré de Champlieu à quehiues mètres de la forêt de Compiègne (ici, p. 40), celle des fana normands décrits par de Vesly (Les Fana, p. 15, 21, 73, 78, 84, etc.), etc.

4. La conquête de la Gaule a dû y introduire de nouvelles essences forestières. La principale fut sans nul doute le platane, recherché du reste unitiuement pour son ombre, et qui se répandit jusque dans le Nord à Boulogne; on le planta en assez grande quantité pour que les pieds en fussent recensés pour l'impôt foncier: ad Morinos usque pervecta.... ut gentes vectigal pro uinbra pendant (Pline, XII, 6).

5. Il est de mon devoir de dire que cette opinion, que cent faits justifient, est absolument contraire à l'opinion courante.

6. J'enlends dès les invasions du m" siècle, et peut-être cela commence-t-il dès le temps de Marc-Aurèle; t. IV, p. 598 et s., t. Y, p. 180, n. I. p. 32.

180 ' l'exploitation du sol.

ses chênes recouvriront en maint endroit les ruines de chapelles ou de villas romaines'.

Le marécage, lui aussi, prendra alors sa revanche. Dès le troisième siècle, lorsque les cités se seront resserrées dans leurs nouvelles enceintes', il réoccupera autour d'elles ses antiques positions, au pied des fossés qui bordent les murailles. Le Marais à Paris \ les eaux croupissantes de Paludate, des Chartrons et de Pont-Long à Bordeaux*, menacent ou investissent les vieilles villes. Dans les campagnes, les îlots palustres sont revenus à leur misère isolée ^ 11 faudra, pour revoir la lutte victorieuse contre la forêt et le marécage, les efforts patients des moines, l'énergique volonté des ingénieurs royaux. Rome, du reste, même dans les temps de sa plus grande prospérité, n'a rien tenté en Gaule qui soit comparable à ce que feront ces hommes, n'a rien laissé sur notre sol qui soit à mettre en regard de l'œuvre française des dix derniers siècles.

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