Ici, p
7. liosaria auprès d'un mausolée, XII, 3337; convives couronnés de roses aux repas funéraires, V, 7906; roses, violettes, narcisses et marjolaines, XII, 4015. L'usage funéraire des roses doit s'expliquer, comme pour le vin (p. 188, n. 4), par le désir de fournir aux morts l'équivalent du sang.
pas plutôt un héritage venu des plus anciens peuples de l'b^urope '.
Les Anciens, du reste, nous ont assez peu parlé des fruits et des fleurs do la Gaule : c'étaient de minces détails, étrangers .'i l'ordonnance des grands faits historiques, et on croirait volontiers, à lire les vieux historiens, qu'elle ignorait ces agréments de la vie quotidienne. Les tomhes et les autels, les images des dieux et des défunts, nous permettent de rendre au tableau de cette vie ses traits les plus aimables^ Fleurs et fruits avaient, dans les joies d'une famille, une place privilégiée. Aux déesses protectrices des champs, des sources et des foyers, on donnait pour attributs des corbeilles de pommes ou des grappes de raisins ^ Pour égayer les pauvres petits enfants, morts trop tôt, pour les distraire dans leur vie d'outre-tombe, on enterrait avec eux une bonne provision de noisettes*. Une femme ou une jeune fille se faisaient figurer tenant à la main un fruit ou une fleur, afin de rappeler en un gracieux symbole leur rôle prédestiné sur cette terre ^ Aux anniversaires des défunts, parents et amis ornaient les tombes et se couronnaient eux-mêmes de guirlandes de roses et de violettes", et ces deux fleurs exerçaient dès lors sur les âmes humaines le mystérieux prestige de leur parfum et de leur éclat.
1. La même question se pose pour les fameuses Busalkas ou rosaria des Slaves (Léger, La Mythologie slave, p. 177 et s.).
2. Remarquez la présence ordinaire des fruits comme caractéristique des repas funéraires; Espcrandieu, n° 5154, etc.