Cf. p. 16, n
9. Pour ce qui précède, p. 239-243, 2.'57-2o9, t. II. p. 278 et s.
10. Je ne peux l'affirmer : les inscriptions et monuments funéraires relalifs à l'élevaire du bétail sont en Gaule d'une extrême rareté.
plus attentifs, des règlements plus précis sur les usages de pâture et de Iranshumance.
Il ne semble pas d'ailleurs que ces usages aient été transformés. La vie de la terre suivait toujours les règles que lui imposaient la nature et de très anciennes coutumes humaines. Chaque domaine devait avoir ses troupeaux, qu'on surveillait de près pendant l'hiver et qui partaient l'été pour la montagne sous la garde d'un maître berger ^ Je parle du bétail au pied fourchu : les porcs ne s'éloignaient pas de la ferme et des sous-bois voisins ^
Où le progrès fut plus grand, c'est dans l'exploitation des eaux^ On y atteignit le dernier degré de la perfection; et cette fois, il y eut bien des leçons données à la Gaule par les Romains, passés maîtres dans le fait des pêcheries, parcs, viviers et barrages \ Car ceux-ci se montrèrent, au delà même des bornes de la dignité humaine, d'extraordinaires gourmets en matière de coquillages et de poissons : si on eût laissé faire les plus riches, ils auraient transformé les eaux de la Gaule en un immense réservoir au service de leurs tables^.
i. Tel est peut-être le pecaarius, affranchi d'un M. Téreotius, qui a élé assassiné par son esclave à Mayence (le tombeau le représente avec un fouet, un chien et un troupeau de moutons, XllI. 7070). — Il est probable que les petits propriétaires s'associaient pour envoyer leurs bétes ensemble au pacage après les avoir manjuées. On possède des fers à marquer le bétail, lesquels indiquent des noms de familles ou d'individus (^pro/uorum, Ocusioruin, Xlll, 10023, 3 et 12; etc.).
2. Il est cependant possible que, dans les vastes espaces longtemps déserts des Champs Décumates (t. IV, p. 462-4), il se soit formé, sur des concessions de l'État, de grandes entreprises d'élevage, à allure industrielle, en dehors de la vie domaniale. Et il est également possible que la chose ait existé en Gaule sur des terres confisquées aux cités (cf. t. 111, p. 100). Mais jusqu'ici, il n'y a pas de traces bien nettes de ces entreprises. A côté d'elles, on doit rappeler les pâturages, troupeaux et pecuarii des armées du Rhin (cf. Tac, Aiin., Xlll, 5i-5, wjros vacuos et mililnm usai sepositos.... pecora et armenla militum).