‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 230 sur 415 · T. I, p. 391" et · texte numérisé non relu

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do la ()uix pour les exploiter avec une intensité inlassable : les madragues de la Provence livraient leurs thons énormes', les étangs du Languedoc engraissaient des myriades de muges ^ les barques de Marseille ou de Fréjus lançaient leurs filets à la recherche des rougets^ ou des loups \ devenus les délices rivales des cuisines méridionales". Sur l'Océan, de grandes entreprises explorèrent la mer du Nord, et, de môme qu'à l'époque de Cadix et de Carthage'\ les témoignages les plus audacieux, les preuves les plus lointaines de l'activité des hommes, nous sont fournis par des randonnées de pêche sur les rivages de la Frise'. Je dis sur les rivages : car, malgré la hardiesse habituelle aux pécheurs, ils ne paraissent pas avoir eu, dans les siècles romains, l'envie ou le courage de poursuivre au loin sur l'Océan les troupeaux de cachalots qui se montraient parfois en vue des côtes atlanti-

1. Cf. t. Il, p. 290, t. I, p. 407 el 87. Comme centre de pèche, on ne citait alors qu'Antilles (Martial, XIII, 103; IV, 88, 5), mais il devait y en avoir bien d'autres. Les textes de Pline (XXXI, 194) et de Martial nous montrent que les Grecs d'Antibes tiraient du tlion une espèce de saumure, qui élait assez rechercbée à Rome, sans faire cependant une concurrence sérieuse au garuni d'Espagne (cf. p. .324, n. 1).

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