C. T. I, p. 187-8 et
7. Inscription des conductorci piscalas trouvée près de Leeuwarden (XUl, 8830; ici, t. IV, p. 163, n. 4), l'inscription la plus septentrionale connue. 11 est bien diflicile de savoir quelle pêche provoquait ces enlreprises. Pline, indépendamment du saumon, qu'on devait pécher surtout dans les fleuves, ne parle (IX, 04) que du surmulet ou rouget de l'Océan, et il est certain que les Romains Tout particulièrement recherché : il doit s'agir chez Pline de celui de la Normandie et de la Bretagne française (septentrionalis taïUuin hns et proxiina .occidentis parte yignit Occanus). Et il est également à noter que c'est le seul poisson de mer cilé par Ausone (punicei mulii, Mos., 117). Cf. Guvier, //. nat. des poissons, III, p. 319. — Il est cependant difficile de penser que les pêcheurs de Frise ne ramassassent pas des poissons plus médiocres, harengs et autres.
ques '. Les temps des plus grandes pêches n'étaient point encore venus.
Sur les fleuves, au contraire, où tout était sécurité et profit, les Romains s'en donnèrent à cœur joie-. La lotte de la Saône alimenta sans doute les marchés de Lyon% le muge de la Gironde ceux de Bordeaux S et l'esturgeon du Rhin ceux de Mayence et de Cologne-'. Il y avait à Rayonne la foire aux langoustes de Maremne ^ et les gourmets de Trêves faisaient leur choix entre les quinze espèces de poissons^ que ramassaient dans
1. T. I, p. 380. Pline (IX, 8-10) menlionne sur l'Océan gauUiis : 1" les cachalots, in Gallico Oceano physeter, ingentis columnœ modo se atloUens altiorque navhiin velis diluvirm quaindam eruclans; cf. t. I, p. 68; 2" les néréides, complurcs in litore apparere exanimcs nereidas (sous Auguste, hiHes dont il. est impossible de rien supposer) ; 3» sur une île d'Armori(iue, irecenlas bclluas, mirx varietatis et inagnitudinis, abandonnées par rOcéan; 4° de même, sur le rivage de Saintonge, néréides et autres, elephantos, ariclc; candorc lantum cornibus adiiinulatis : Cuvier supposait que 1' « éléphant » était le morse, tout en doutant qu'on ait pu le voir sur nos côtes, et que le « bélier » pouvait être cette espèce de dauphin qui a sur l'œil une tache blanche. Pline signale l'arrivée de baleines en Méditerranée (IX, 14). — Il est cependant possible, si le texte de Pétrone est exact {balœnaceani lenens virgam, Sat., 21), qu'on devait déjà rechercher la baleine pour des usages industriels; de même, on a trouvé une vertèbre de baleine [?] travaillée dans une villa de Carnac (Miln, Fouilles faites à Carnac, p. 84).
2. Ausone parle de trois espèces de pêches en Moselle : la pèche au filet en eau profonde (243-4), la pèche au filet de surface retenu par des flotteurs de liège (24.>6). la pêche à la ligne (247 et s.), qui paraît avoir été chère aux riverains de la Moselle (Metz, Ksp., n" 4313). Piscator à Trêves (Xlll, 3643). Sur les viviers et lapsus, p. 196, n. 4.
3. Cf. t. H, p. 291, n. 7. La lotte du lac de Constance, renommée pour son foie, devait s'exporter pour les gourmets de Pxome.