Cf. p
2. Cf. p. 161, n. 6; entre 200 et 300 tonnes? Les gabares n'ont guère que le tiers de ce tonnage, \jeponto de la mosaïque dWlthiburus. avec sa barque à la (ilière, son grand mat, son màt de misaine, son gréement complet de voiles et de cordages, me rappelle bien nos transports de rivières. Ce doit être aussi le type des navires de charge figurés à Narbonne (p. 231, n. 2) et sur la mosaïque des Narbonenses à Ostie (p. 168, n. 7, p. 135, n. 4).
3. Cuparii, mentionnés en Vivarais (t. IV, p. 387, n. 2) et à Nantes (C, Xlll, 3104: ici, p. 186, n.l). Un cuparius, à Trêves, est en même temps saccarius (C. , XIII, 3700), fabricant de sacs à filtrer le vin (sacci vinarii) : c'est ainsi que nos tonneliers vendent toutes sortes de fournitures pour l'entretien des caves.
4. Je crois qu'on peut reconnaître ces quatre espèces de récipients. Nombreux bas-reliefs; Esp., n"^ 1112, 1621, 1843, 1882, -32.32 (foudre, à Langres), 3253, 4072, 4080, 41G1, 4221, 4327, 518i, 5193, 5198, etc.
5. Il faut ajouter les différentes espèces de cuves, cuviers, baquets, boisseaux, pour les manipulations des liquides ou des grains; cf. Esp., n"* 2215 (divinité de métier), 2852, 4125, 4892-3 (la déesse des savonniers).
6. Cf. le tonneau du Musée de Mayence, Billiard, p. 481; je sais qu'on en a découvert un certain nombre d'autres sur le Uliin inférieur. Il y eut des fers à marquer les tonneaux.
7. Pline, XVI, 75. Je ne sais rien sur l'usage de cercles en métal.
futailles : un maître de chai d'aujourd'hui y reconnaîtrait ses outils et ses pratiques \ Ses principes une fois établis, la tonnellerie fut un des corps de métiers qui prit et garda le plus de traditions -.
Les moins heureuses alors, parmi les industries de la charpente, furent celles qui s'occupent de l'aménagement intérieur des maisons et des édifices, autrement dit de la boiserie et de la parqueterie. Un Romain n'aimait guère ces pans de bois, ces placages à teinte sombre ou monotone^ que nous recherchons aujourd'hui pour les parements ou les planchers à l'intérieur des demeures, et dont nos bâtiments publics ont fait, dans ces dernières années, un si lamentable abus. Il préférait les couleurs claires et variées des stucs, des peintures, des marbres et des mosaïques. Et le Gaulois ne demandait pas mieux que de le suivre dans son goût^.
De tous les problèmes que suggère l'industrie gallo-romaine, le plus embarrassant est celui de la menuiserie fine ou. comme
1. On retrouve (Esp., a» 1112; cf. a" 1882?) le tablier de cuir et Tessctle des tonneliers (cf. p. 186, n. 3). Autres instruments de tonnellerie? n" 4221.
2. Une étude approfondie est encore à désirer pour ces formes de tonneaux antiques. Quelques-uns m'ont paru plus allongés que les barriques bordelaises de nos jours (la futaille mélriiiue officielle, d'ailleurs assez peu observée, comporte 21 parties en longueur, 16 en diamètre de fond, 18 en diamètre au bouge), plus voisines des anciennes barriques bordelaises (au xviii" s., 0 m. 9271 de longueur, 0 m. 6046 de diamètre de fond, 0 m. 6918 de diamètre au bouge; Brutails). Beaucoup ont, semble-t-il, les douves plus étroites et les cercles plus rapprochés. Il faudrait aussi examiner à ce point de vue les barillets de verre de Frontin (p. 292, n. 7), qui m'ont paru reproduire assez fidèlement, en minialure, les types réels (j'ai pris les mesures, par exemple, de 0 m. 125. 0 m. 07. 0 ni. 085, pour les trois dimensions réglementaires du tonneau). Dans l'ensemble, l'impression est celle d'excellent ouvrage, et les ressemblances avec les futailles courantes de France sont infiniment plus nombreuses que les différences.
3. Choisy (Vitruve, I, p. 56-7) remarque le peu d'importance des menuiseries dans l'œuvre de l'auteur.