Ou de draps pour les faire; cf. t. II, p
9. L'expression, à radical celticjue, de sagarius (avec vcstiarius pour synonyme : il serait possible qu'en principe vesliurias désignât le fabricant ou vendeur de tuniques), l'expression de sagarias finit par s'étendre dans tout l'Empire à tous les
Gaule devint, dans la draperie, le plus gros producteur du monde'. « C'est elle qui nous habille, nous autres ^ens du commun », disait un poète de la capitale ■.
L'industrie drapière s'organisa, semble-t-il, avec assez de méthode. Des corps de métiers et des centres différents se partagèrent la production, l'apprêt et la vente. Ici on ne fabriquait ou on ne vendait que des casaques^ et là que des cagoules \ L'Artois^ et le Hainaut* se réservaient les saies de couleur sombre, dont l'armée faisait une i^rande consommation'. On vantait les rudes et fortes cagoules de Saintonge^ et du pays de Langres^
marchands d'étolTesde laine ou d'habits de dessus (cf. notre mol « drapier •), par opposition au Untearias, marchand d'ètoiïes de lia ou de dessous (cf. notre mot «chemisier »); Digeste, XiV, 3. 5, 4: 4, 5, 15.
1. Saijarii à Lyon (XII, 1898; XIII, 2008, d'origine rémoise); chez les Viennois (XII, 1928, 1930, 2619); à Narbonne (XII, 4509); negotialor sagarius d'origine carnule établi à Lyon (XIII. 2J10); vesluirius Jtalicas, Nimois importateur d'habits en Italie (XII, 3202); Viennois, sagarius liomanensis, importateur d'habits à Rome (XII, 1928): vestiarius médiomatrique iXIII, 4564); sagarius médiomatrique à Milan (V, 5929); Genio uegoliatoruin pannariorum à Mayence, XIII. 6744 (ceux-ci ne vendaient que des pièces, de drap). Tous ces gens, je pense, sont des marchands en gros et non des fabricants (cf. p. 241, n. S).