‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 276 sur 415 · N. 5 et · texte numérisé non relu

N. 5 et

8. Saies à capuchons, sans doute de longueur très variable; Martial, XIV, 128 : Sanlonico bardocucullo : Juvénal, VIII, 145.

9. Même remarque. Martial, I, 53, 4-5 : Llngonicus bardocucullus inlerposilus villo uncto [allusion à la préparation des cagoules de bure: il semble, si on leur applique le texte de Pline. VIII. 192, qu'on y ajoutait une préparation au vinaigre, ce qui les rendait aussi imperméables que du feutre: à moins qu'il ne s'agisse dans ce

imperméables au froid et à la pluie ^ Reims% Nîmes\ Rouen % Amiens. Bourges', étaient dès lors de bonnes villes drapières. Partout, on voyait tisserands et foulons occupés à tour de rôle à la préparation de l'étoffe, avant qu'elle ne fût livrée aux ouvriers de la confection.

De ces trois corps de métiers, c'est celui du foulon qui se tenait au premier rang. Le tissage se faisait souvent en famille, dans des ateliers domestiques ou dans les fermes attachées aux grands domaines®; et c'est là également, sous la direction de la maîtresse de maison ou des intendants du seigneur, que se taillaient et se cousaient les habits, tuniques, pantalons ou manteaux. Tisserands et confectionneurs de profession, ayant atelier ou boutique sur rue, c'étaient, en dehors des grandes villes \ gens aussi rares que moissonneurs libres ou que boulangers patentés*.

texte du feutre même]. Le pays fournissait sans doute toute espèce de saies: Leuconicis [à corrig-er. je crois, en Lingonicis] sagis, Martial, XIV, 139, 2. — C'est une variété de mautean grossier que Vendroniis [le mot est grec] de Franche-Conilé Scqaaiiica U'xlrix, Martial, IV, 19).

1. Je n'arrive pas à comprendre bardocucuUus (p. 240, n. 8 ej. 9; Hist. Aug., CL, 17, 6); bardo- me paraît cependant désigner moins les bardes ou poètes gaulois de jadis qu'une teinte, peut-être le roux, burrus, habituel à ces sortes d'étoffes (p. 247, n. 1), ou encore une préparation spéciale des poils (cf. p. 240, n. 9), car je ne crois pas que « les bardocuculles » fussent à drap entièrement rasé: il est probable qu'on ne les soumettait qu'à une seule tonte.

2. Un Hème, sagarius, à Lyon (Xlll, 2008); vesliarius k Reims, Xlll, 3203.

.3. P. 2i0, n. I. — Peut-être aussi Chartres ou Orléans (p. 240, n. 1), Vienne (p. 240, n. 1), Narbonne (sagarius et vesliarius, XII, 4309, 4320-1). Évreux (p. 242, n 4).

4. Moins, je crois, pour la draperie que pour la chemiserie, la « rouennerie » primitive; p. 244, n. 2.

3. Pour ces deux localités, voyez l'édit de Dioctétien, 19, 60, câyoç T'a),X!xô;, tojt' Èar.v 'A[iP'.avr,G-to; r,To; B;Toup-r,T-iy.ô-. — Les ateliers de confections militaires sous le Das Empire sont à Arles, Lyon, Reiras, Tournai, Trêves, Aulun (celui-ci, supprimé plus tard), Metz {Not. dignit., Occ, 11), lit cela correspond assez bien à l'état antérieur. — Inexplicables sont les vêtements de laine que l'édit de Dioclétien (19, 43, 46, 4S) appelle [BivaTa ra/./.iy.r,, pioo; ra),),:-/.ô;, aiv-.-Xiojv TaX/ixoç.

6. Voyez les innombrables poids de tisserands trouvés dans les ruines des maisons particulières (p. 283, n. 4). — Quelques observations techniques sur le tissage ont été faites, à l'aide de tissus gallo-romains, par Coyon, Trav. de l'Ac. de Reims, GXIII, 1002-3, p. 198 et s., et par von Cohausen. Annalen des Vereins iir Nas^auische Alterthumskunde, XV, 1879, p. 23 et s.

Page 1