Pline, XXII, 107 et s.; C. /. L., XllI, III, p
5. Pour tout ce qui suit, les textes dans t. II, p. 273, n. 3; en outre, Marcellus, XV, 86 {absinlkium Gallicum), XXVIIl, 31 et 35 {absinthium Santonicum), XXVIII, 2 (Santonica herba).
d'autres absinthes que celle de Saintonge. Mais à l'époque romaine ce pays réussit à prendre le monopole de l'herbe vermifuge même sur les marchés de l'Orient : de là, une assez bonne source de richesses pour les jardiniers des Charentes. — Ce pays de Saintes, aux cultures si denses, au sol si varié, était pour les herboristes, les droguistes, les cueilleurs de simples, une vraie terre d'élection. Aucune région gauloise n'a livré de plus bizarres récipients, dont l'extérieur indique, en inscriptions aujourd'hui mystérieuses, les formules des drogues qu'ils renfermaient, liqueurs, remèdes ou parfums '.
Dans l'eiïroyable pharmacopée qui sévissait alors sur la Gaule, — vestiges des temps celtiques et des siècles d'au delà ^ recettes apportées par les prêtres d'Orient ou par les devins de Campanie, préparations à peine plus sérieuses imaginées par les médecins grecs, - — dans ce formulaire chaotique et extravagant, herbes, miel, graisse, sang, métaux, pierres ou cendres, les produits des trois règnes et jusqu'aux déchets de l'industrie humaine s'entremêlaient en dix mille combinaisons pour former autant de spécifiques ^ Mais ces éléments, dont quelques-uns étaient des plantes très rares, des pierres précieuses, des pioduits presque introuvables, — il ne devait pas être facile d'avoir de la graisse de léopard \ — comment arrivait-on à les recueillir et à les préparer? De telles recettes médicales supposent une industrie de droguerie bien organisée, ayant dans les divers pays du monde ses acheteurs, ses courtiers et ses placiers '\
1. C, XIII, 10008, 3, 4, 6, 16. 17, 22, .33, 37, 39, 40, 43-, 44, i5(ebulum recens, racine d'hièble fraîche [cf. Marcellus, XXIII, 35; XXVI, 15]), 49, 50, 52, 59, 72, 79.
2. Pour les herbes pharmaceutiques de la Gaule, t. II, p. 272-3.
3. Voyez en particulier les remèdes d'oculistes, connus par leurs cachets, C. I. L., XIII, III, p. 604 et s., et les receltes de Marcellus Empiricus, à la table de l'édition Niedermann, p. 320 et s. (index specieruni).