Cf. Déchelette, I. p
3. Il est certain que l'avènement de Septime Sévère et de la dynastie syrienne, correspondant avec les progrès des cultes orientaux (t. IV, p. 519 et s.), a dû changer les habitudes industrielles et les goûts artistiques de lEmpire.
4. Les désastres du temps de Marc-Aurèle (t. IV, p. 476 et s.) ont dû également rarôQer la main-d'œuvre.
Même pendant les deux siècles de sa prospérité, la céramique rouge à façon arrétine eut à lutter, en Gaule comme ailleurs, contre la concurrence de la vaisselle sombre, en poterie à teinte noire, elle aussi monochrome et à glaçure fine et bien adhérente ' . Encore que ce type ne fût pas chez nous d'origine nettement indigène, et qu'il y ait subi des influences italo-grecques -, il s'est développé en Transalpine de meilleure heure que la poterie rouge, il y a pris plus d'indépendance, plus d'habitudes locales, il y a donné des produits de style plus personnel, et, somme toute, de facture plus délicate et mieux surveillée ^ Toutefois, la poterie noire n'offrit jamais les mêmes variétés que sa rivale; elle se borna à quelques types de vases, sobres et simples, elle évita les grands bols à images, massifs et compliqués. La fabrication en fut limitée à quelques maisons, installées surtout en Dauphiné* et en Belgique % maisons qu'on dirait soucieuses de très bien faire, et qui n'eurent sans doute pas les ambitions internationales des potiers de Lezoux et de La Graufesenque ^ L)u reste, cette poterie noire devait, elle aussi, ne durer qu'un