Sauf peut-être chez les AUobroges (p. 278, u
2. 11 semble bien, en rapproctiant les dates, que la poterie noire a reculé, vers la fin du !"■ siècle, devant le faux arrélin (p. 269).
3. Il semble bien (|u'il y ail des liens de forme, de temps et de lieu entre ces produits et ceux de la céramique noire (p. 278, n. 5). Mais ils sont plus grossiers, et je me demande si ce ne sont pas des tentatives locales et maladroites pour imiter l'arrétin. Je crois qu'on en trouverait de semblables en dehors de la Belgique.
4. Ici, la tendance vers l'arrétin est plus visible. Ateliers de Vichy, Gannat, Saint-Rémy-en-Rollat (Décheletto, 1, p. 41 et s.). Les vases sont presque toujours anépigraphes. Ce type a dû disparaître avant la fin du i"^ siècle.
5. On a supposé seulement à partir de Probus; cf. p. 189, n. 4. Je doute qu'il ne faille pas remonter plus haut.
6. Et. sur les vases plus grossiers et plus récents, tracés au pinceau. — Sur les origines de la vogue de la barbotine, p. 270, n. 2. — Sur ces inscriptions, t. VI, ch. H.
7. Peut-être seulement parce que le commerce, après les désastres du temps de Marc-Aurèle, fut moins entreprenant.
8. C. /. L., XIU, III, 10018. Gomme centres de fabrication, sans doute surtout Trêves et Cologn':> (cf. p. 275, n. 1).
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polychromes, moins monotones et pour ainsi dire plus vivants. Au cours du troisième siècle, il sembla que la Gaule se reprît de passion pour la variété, le jeu et l'éclat des couleurs K
Les autres industries de la terre cuite n'eurent pas, en Gaule, l'importance et la variété de l'industrie vaisselière. Elles n'en occupèrent pas moins, dans toutes les cités du pays % un fort grand nombre d'ouvriers, et quelques chefs de maisons leur durent certainement de sérieuses fortunes.
3" Des briqueteries ou des tuileries se fondèrent, dès l'heure de la conquête, sur tous les points du territoire ' : car il est probable que la Gaule ' reçut en cela ses meilleures leçons, non pas des industriels italiens, mais des légionnaires eux-mêmes, aussi experts à façonner des briques qu'à tailler des chars pentes ~\
1. Cf. p. 292 et s. — Il ne faut pas croire, cependant, que les yeux des Gaulois. et soient absolument résignés, en matière de poterie, à l'uniformité du rouge arrétin. Outre les essais des prt^miers temps (p. 27'J), on trouve trace de vases vernissés, à teinte grise, jaune, marron ou verte assez éclatante, vases à parfums ou à liqueurs, alTectant parfois des formes bizarres, de tôle humaine ou d'animal par exemple, et qui font songer aux fantaisies de nos fabricants d'apéritifs; cf. Déchelette, II, p. 322-5; Musée de Saint-Germain, salle XIV, 1 a et b, Cat., p. 114. Des formes similaires se retrouvent en verrerie, p. 293. Mais cela n'a pu être (ju'une industrie d'occasion, comme chez nous.
2. C'est à dessein que je dis toutes les cités; cf. p. 208, n. 2.
3. Il y en eut d'autant plus ([ue, outre les briqueteries industrielles, bon nonafbre de propriétaires tirent fabriquer chez eux les briques nécessaires à là construction de leurs villas, tegulœ ad villam œdijicandam [Dig., VIII, 3, 6). Certaines marcjucs de briques peuvent donc donner les noms de propriétaires de domaines.
4. On place d'ordinaire à l'époque gauloise les briquctages de la Seille (briquettes carrées et cylindriques) : ce sont d'ailleurs des appareils fort primitifs; cf. p. 210, n. 2. Il me parait au surplus difficile que les Gaulois n'aient pas connu au moins l'usage des briques séchées à l'air. Ceux du Midi,d'aulre part, n'ont pu rester insensibles à l'inlluence des hriquetiers grecs d'Agde ou de Marseille.
5. Cf. t. 111, p. 598-9 (murs de briques construits lors du siège de Marseille).
Plus encore que la pierre, la brique ' chassa le bois des constructions celtiques. On l'utilisa pour les planchers, les cloisons et les toitures des maisons-, pour l'installation des cheminées, des conduites d'eau et de chaleur ^ des différents appareils nécessaires aux entreprises industrielles et agricoles\ Elle sut remplacer la pierre dans les colonnes des péristyles^ et le métal dans les tuyaux de vidange \ Les pauvres purent, avec elle, se procurer des tombeaux à bon marché'; les propriétaires s'en servirent pour l'ornement des corniches ou des balustrades de leurs jardins ou de leurs villas ^
Caria terre continuait à se prêter aux formes les plus diverses. Elle fournit la grosse dalle plate, lourde, compacte, pouvant atteindre jusqu'à une coudée de côté, trois à quatre doigts d'épaisseur, excellente pour les ouvrages de maçonnerie ^ Elle fournit aussi la faîtière légère, en demi-cylindre, aussi utile pour rejeter l'eau que pour la conduire'", ou encore les tuiles à rebords qui, emboîtées l'une dans l'autre, présentaient une surface de toit continu, imperméable au vent et à la pluie ". Voilà, pour les demeures, bien des éléments de solidité et de confortable que la Gaule avait ignorés, et que lui procura la brique d'argile, faite à la façon romaine.
Dans certains pays même, où la pierre était plus rare, on