‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 313 sur 415 · Cf. p · texte numérisé non relu

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4. Cf. p. 210, u. 2 (bri(iuelaires de salines): p. 204, n. 8 (fourneaux à minerais); fours de potiers, Déchelelle, II, p. 340; ici. n. 10; etc.

3. Briques plates en forme de cercles ou de secteurs de cercles. 0. Briques creuses, cubiques ou cylindriques. 7. Cf. p. 77-78.

5. Blanchet, Décoration, p. 18-21; voiries antéfi.xes et piliers, ici, p. 288-9.

9. Later. La coudée, ou le pied et dtmi, fait 0 m. 4436 (il s'agit ici de la brique sesquipedalis, qui est carrée; c'est le type officiel, Icges publicœ non patiunlur majores crassiludines quam ses<]uipedales conslilui, Vilruve, II, 8, 17); 3 à 4 doigts font de 55 à 73 millimètres. On pouvait aller jusqu'à 2 pieds de côté avec la brique bipedalis. Il y en avait un très grand nombre de variétés, suivant la nature du mur à bàlir. Cf. p. 282, n. 1.

10. Imbrex. Elle servait à rerouvrir les arêtes de toits, à former des rigoles.

H. Tc'jula. Voyez les remarques de Vitruve, II, 8, 18-20.

bâtit de terre cuite des maisons entières '. Toulouse élait déjà la ville aux murs de briques^, ce qui la faisait ressembler davantage à la plus vieille Rome ^ Dès le milieu du second siècle, l'emploi monumental des dalles d'argile se généralisa partout : on n'éleva plus de grosses murailles, môme pour les remparts des villes, sans intercaler entre les assises de petit appareil en pierre plusieurs couches de grandes briques posées à plat, qui coupaient la monotonie de la façade et qui servaient en même temps à tasser le blocage intérieur '\

De ces tuiles ou de ces briques, il y en eut évidemment de toute facture. Au début de l'ère romaine, on en vit de bien mal faites ' : les ouvriers du pays ne connurent point tout de suite les recettes ou le iour de main des Italiens. Mais ils finirent par obtenir l'un et l'autre. Et on eut en Gaule des briques d'aussi bonne façon qu'en Italie, d'un grain très dur, un peu poreuses, mais légères et compactes ^

Malgré tout, on évitera d'affirmer que les tuileries aient eu de ce côté des Alpes la même importance que sur les bords du Tibre ou en Campanie. Il s'en installa un grand nombre, mais leur commerce ne s'étendit pas très loin, et leur chiffre d'affaires ne fut pas considérable. C'étaient de bonnes mai-

1. C. /. L., XIII, 6034, altegia tcgulicia, élevée à Mercure en Alsace. — La conslruclion, toute en briques, la plus originale de la Gaule est la pile de Cinq-Mars près de Tours (p. 39, n. 5) : briques larges de 0 m. 225 à 0 m. 24, longues de 0 m. .33 à 0 m. 34, épaisses de 0 m. 03.5 à 0 m. 04. Ce qu'il y a de plus remarquable, ce sont les douze compartiments de mosaïques qui ornent les parties supérieures, exécutées avec des petits morceaux de terre cuite rouge incrustés dans le mortier, et figurant des carrés, des losanges, des chevrons brisés, des triangles, des quatre-feuilles, des imbrications, etc. Je ne crois pas la conslruction antérieure au m' siècle.

2. Ausone, Urbcs, 99 : Tolosam, cocl.ilibiis maris quam circuit ambitus ingens.

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