XI. — VERRERIES
Les destinées de la verrerie en Gaule répètent celles de la céramique, avec moins de variété d'emplois, mais plus d'effort chez les industriels, moins de vulgarité dans les formes.
Les Gaulois n'ignoraient pas le verre % mais ils ne voyaient en lui qu'une matière d'ornement, pour perles ou bracelets '' : et c'est des hommes du iMidi ' qu'ils apprirent à en tirer des
1. Cette substitution de la céramique nu métal a amené la confection en terre cuite de certains ornements de vaisselle particulièrement délicats (Déchelette, II, p. 316 et s.; C. I. L., XIII, 10014), tels que manches de patères, anses de cruches, oreilles de plateaux, déversoirs -de vases, ornements que l'on fit en forme de figures humaines ou autres : tout cela, façonné à l'aide de moules, où l'on copia des modèles créés par les argentiers ou les hronziers gréco-romains. — De cette même catégorie on rapprochera, pour leur faire une place à part, les tètes de chenets en argile (Déchelette, Le Bélier consacré, etc., Rev. arch., 1898, II). — Ornements de balustrades trouvés à Lezoux (Esp., n°' 1604 et 1610). —Ces sortes d'objets, et en particulier les chenets, pouvaient être dorés.
2. Morin-Jean, La Verrerie en Gaule sous VEmpire romain, 1913 (capital); cf. aussi Fnnhner, La Verrerie antique. Le Pecq, 1879, et Kisa, £)as Glas iin Allertume, 1908.