Cf. Déchelette, Manuel, II, p
5. Surtout de Syrie (p. 15, 17-18), ou d'Afrique (verrier de Carlhage établi a Lyon,
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objets d'usage courant, vases, urnes ou flacons, cubes de mosaïque', plaques pour miroirs- ou pour vitrages \ Grâce à lui, on put multiplier les petits récipients pour les matières délicates, auxquelles la terre cuite ne convenait point toujours, remèdes, conserves, parfums, drogues et liqueurs \ Et on put également étaler sur les tables luxueuses une série élégante et variée de verres à boire", de flacons à verser®, de potiches d'ornement", de coupes à fleurs et à fruits ^
Mais si diverses que furent ces formes d'objets (car le verre se prêta mieux encore que la céramique à toutes les souplesses du façonnage"), la plupart ne furent point d'abord originales '". Avec lui également, la Gaule se hâta de copier. Leverre fut, dans nos pays, un tard-venu. Quand il s'y développa, l'art ornemental de l'Antiquité avait accompli une œuvre considérable
p. 14, n. 7). Vases de Sidon importés à Lillebonne et à Cologne (XIII, 1002o, 1). C'est à cette éducation récente des verriers de la Gaule que fait allusion Pline (XXXVI, 194) : Jam vero et per Gallias Hispaniasque simili modo harcna temperatur.
2. Surtout à Reims; ils sont petits (simple capsule de 5 à 6 centimètres de diamètre recouverte d'une couche de plomb fondu), et d'assez basse époque; cf. Cat. du Musée arch. Habert à Reims, Troyes, 1901, n"" 4848-03; Michon, Bull, arch., 1909, p. 244 et s.; 1911, p. 203 et s.
3. On en aurait trouvé dans la grande villa de Carnac (cf. p. 227, n. 8); Miln, Fouilles faites à Carnac, 1877, p. 120 (voyez la restitution de la fenêtre, dont on a retrouvé une barre de fer garnie de crochets en plomb, ainsi que le ciment qui fixait les bords de la vitre); on en a aussi rencontré à Alésia, au Vieil-Évreux, même dans la petite bourgade de Boulse (Marteaux et Le Roux, p. 406-7), un peu partout en Relgique. etc. « Ceux de la haute époque ont de 3 à 6 millimètres d'épaisseur; ils sont en verre bleuâtre, verdâtre ou tirant sur le brun. Ceux du in' siècle se rapprochent de nos vitres. A Alésia, les fragments sont aussi transparents et aussi bien faits que ceux de nos vitres. » Morin-Jean, Dict. des Ant., IX, p. 947.
4. Cf. ici, p. 2o9ets.; fioles ou balsamaires à long col, Morin-Jean, p. 75 et s.; flacons et bocaux prismatiques, p. 59 et s.; vases à type d'amphore, de gourde, de ballonnet, p. 82 et s.; carafes ou bouteilles, ansées ou non, à goulots plus ou moins étroits, p. 52 et s.
5. Morin-Jean, p. 139 et s., p. 132 et s. (tasses ou urnes à anses).
6. Flacons à une seule anse, imités des œnochoés ou aiguières de métal, p. 100 et s., p. 111 et s.; les mômes avec tubulures latérales, p. 107 et s.; autres, inspirés des lécythes d'argile, p. 119 et s. Cf. ici, p. 292, n. 2, p. 293, n. 6.
7. Le fameux vase à reliefs priapiques, au Musée de Besançon, type d'œnochoé, datant du i" siècle, mais très probablement importé.