Bien vu par Morin-Jean, p
2. La principale verrerie méridionale que nous connaissions est celle de la forêt de Mervent en Vendée (cf. Fillon, L'Art de terre chez les Poitevins, Niort, 1864, p. 187). Remarquez la découverte, près des dépôts de cendres de Nalliers (p. 210, n. 5), d'un fragment de verre signé de la marque connue Cn. A. Ingu. A. V. Af. (artifex vilrarius'7 et manu'!}, avec lettres de séries (Xlll. 10025, 6) : si bien que je me demande si ces dépôts ne se rattacheraient pas à des fabrications de potasse destinée à la fois à des ateliers de verreries et à des fabriques de savon. La verrerie, en tout cas, a été plus importante qu'on ne le croit en Vendée ou en Poitou, c'est-à-dire chez les Pictons.
3. Xlll, 10025, 136 (signature d'un verrier leuque); id., 146 {Borvonicus, peutêtre de Bourbonne-les-Bains) : marques parmi les plus anciennes. 11 est possible qu'il s'agisse d'ateliers précurseurs des ateliers médiévaux de Darney. .— Je crois aussi à l'existence de verriers chez les Médiomatri([ues, précurseurs de ceux de Girey, Saint-Ouirin, Baccarat et Plaine-de-Walsch.
4. En Seine-Inférieure, chez les Calèles"? on a supposé aussi chez les Ambiens de Picardie; en tout cas d'une région avoisinant la Manche, entre Rouen et Boulogne. Je crois Frontin du temps des Sévères.
5. Ofjicina Fronttniana (10025); chefs d'ateliers : Bassiliamis, Sextinus, S. C, Protis, Prometheus, Pax, Divixtus, Eqtia..., Asiaticus, et d'autres sans doute.
6. Ses affaires ne paraissent pas s'étendre en dehors des Trois Gaules, et
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l'historien de ne pouvoir retrouver le centre de ce travail et la suite de ses destinées! Cela, vraiment, aurait plus d'intérêt pour lui, que ces découvertes de temples ou de théâtres toujours pareils, remplis des mêmes ex-voto inspirés par la plus banale des religions. La vie d'un Frontin, maître verrier en Gaule, a autant de prix pour la connaissance du passé qu'un sanctuaire de Mercure ou une campagne de César.
Tandis que la verrerie progresse, l'éniaillerie végète. Il est douteux que les creusets de Bibracte aient été transférés à Autun'. Le goût des Romains les éloignait de cet art aux couleurs trop heurtées, qui sentait le Barbare. Devant les progrès de la ciselure sur métaP on renonçait aux incrustations d'émail en armurerie. Les merveilles de coloris qu'obtenaient les verriers ^ la finesse du travail en pierres fines ou précieuses*,
même, dans les Trois Gaules, se limitant ii la Belgique, à la Germanie Inférieure, à la vallée inférieure, de la Seine. — Cologne ot Trêves durent aussi avoir d'importantes verreries (cf. p. 292, n. 4). — Peut-être aussi Reims.
1. T. II, p. 314-5; Décheletle, A/an., 11, p. 1347-57. On a cependant signalée Autun des briques émaillées de bleu et de blanc (Artaud, Ilist. abrégée de la peinture en mosaïque, 1835, p. 114). Mais, si le renseignement est exact, le fait, jusqu'à nouvel ordre, est exceptionnel.