C. I. L., XUI
2. En particulier, les orbiculi ou rondelles, et les cylindres ou tubes d'os ou d'ivoire. Les premières (10032, 20) pouvaient être des amulettes ou des ex-voto (cf. C. I. L., XIII, 10020, 20). Les autres (cf. Saint-Germain, salle XVI, vitrine 4 i et j; C. I. L., 10032, 17) ont été regardés, tantôt comme des charnières [cela me semble impossible], tantôt comme des sifilets : de toutes manières, je crois à des objets qu'on donnait en cadeau, et ayant pu servir, comme les précédents, d'amulettes.
3. J'ai rappelé à dessein, dans les notes précédentes, les nombreux contacts de l'archéologie gallo-romaine avec l'arcliéologie celtique (p. 21)8, n. 2, 3, 7,8, 10). — Il y a cependant quelques objets très lins en os sculpté, peut-être importés.
4. Elle devait, je crois, reprendre au iv° siècle, et peut-être dès le m". Cf. p. 268.
5. Supellex lignea. — Ajoutez les sabots, qui ont conservé toute leur vogue (p. 249). G. Ajoutez quelques figurines en bois de divinités, surtout indigènes (Épona à
Saintes, Revue des Et. anc, 1905, p. 235; Mercure gravé sur un disque en bois, trouvé vers Pierre-Scize à Lyon, Bull, des Antiquaires. 1865. p. 147; figurines de Luxeuil). Encore que la statuaire de bois, fréquente dans les derniers temps celtiques (t. II, p. 153-4), eiit beaucoup moins disparu que les constatations archéologiques ne le feraient croire, il paraît indubitable que la vogue des figurines de terre cuite (p. 285) l'a à peu près complètement discréditée.
7. Maillet en bois de chêne avec l'inscription d'un légionnaire de la XIV'% trouvé dans les ruines du pont de Mayence : C, XIII, 10033, 1; les maillets du dieu celtique (t. VI, ch. 1). Autres instruments à manches. Esp., n°* 1878 (marteau, emporte-pièce), 1881 (scie, truelle), etc.; cf. p. 216, n. 3. Ici, la tradition celti(|ue se suit sans solution de continuité. — Pour la menuiserie, p. 233 et s. — Flûte en bois, p. 298. n. 9. — Pour les sabots, p. 178, n. 2, p. 249.
8. Les monuments funéraires représentent souvent des rouleaux ou des livres
l'industrie étrangère ne les avait pas accablés sous le poids des marchandises importées. Le papier venait d'Egypte \ le parchemin d'Asie. On eût pu, évidemment, en fabriquer dans le pays, et avoir les produits à meilleur compte que ceux du dehors-. Mais on ne l'essaya point, peut-être parce que des édits impériaux contîrmèrent contre toute rivalité la suprématie du papyrus d'Egypte ou des peaux de Pergame.
Xin. — MÉTAL
Les industries du métal avaient été les plus vivantes de la Gaule libre ^ Elles furent profondément modifiées par la conquête, qui fit connaître à tous, fabricants et clientèle, les grands marchés internationaux de matières premières et de produits ouvragés.
L'orfèvrerie souffrit le plus, j'entends l'orfèvrerie d'or\ On a déjà vu jusqu'à quel point s'appauvrirent les gisements gaulois du métal précieux^ Puis, un artiste indigène, qui jadis travaillait patiemment pour le compte d'un grand seigneur'', pouvait-il lutter contre la hardiesse de ces puissants orfèvres de Rome, d'Alexandrie, d'f]phèse, de Smyrne, qui offraient un choix incomparable d'admirables pièces"? Il arrivait en Gaule
ou tablettes qui peuvent signifier le diplôme d'affranchissement ou de civitas, mais parfois rappeler le métier du mort : professeur, libraire, écrivain, copiste (Esp., n"' 2801, 1584, :i806, etc.). — On fabriquait sans doute des éventails en papier (n" 1880).
1. Une coïncidence fait que le seul marchand de papier connu en Gaule (Xll, 3284, carlarius) est à Nîmes, la ville la plus pleine de vestiges égyptiens. — Les rapports directs de l'Egypte avec Narbonne (p. 168, n. 6) s'expliquent peut-être en partie par cette fourniture.
2. En particulier avec le jonc des chaisiers, cf. p. 264, n. 3.