P. 290 ot s., 268 et s., .303 et s., 280 et s., 223 et s
3. Ou plutût de la fabrique qui porte son nom, p. 295, n. 3; autres noms d'industriels, p. 293. n. 2, p. 287, 285, n. 8, p. 284, n. 1, notes des p. 273, 274. 275, 276. p. 3U4, n. 1, 2, 3, 6 et 7. Il est possible que nous ayons le vicus industriel dépendant d'un de ces grands cbefs de maisons dans le village gallo-romain de forgerons à Morville (près d'Anthée chez les Tongres) avec ses 13 ateliers et babilalions, ses 6 bas fourneaux, son magasin ou sa balle de 700 mètres carrés [Annales de la SocûUc arch. de Namur, XV, 1881, p. 220 et s.; Revue universelle des Mines, XXI, 1887, p. 295). Autre de ce genre à Vodecée (id., XXIV, 1900-4, p. 454. travail de Becjuet, Habitations de métallunjistes). Tout ce pays de Tongres (entre Sambreet-Meuse) devait consister surtout en domaines de maîtres de /erra;-;» et de forges, et aussi de bronziers (cf. p. 303, n. 3).
4. Societat{is) Siexti) T{iti) Lucreti{oruni) (XI 11. 10029, 26) pour la plomberie r association de deux frères ou gentiles. Association de Mem. et Trib., pour les faux arrétins, deux associés pour une très petite maison ilOOlO, 1338). Toutefois, l'association industrielle paraît assez rare en Gaule, et il serait possible que, dans le second cas et d'autres semblables, il s'agisse de deux ouvriers dirigeant un seul atelier pour le compte d'un patron. — Je ne serais pas éloigné de croire que certaines manufactures ou exploitations industrielles dssent partie d'un domaine religieux (ici, p. 287, n. 2, p. 366-7).
5. Voyez les justes remarques de Ciccotti, Le Déclin de Vesclavage antique, trad. Platon, 1910, p. 417 et s.
OU de bronziers qui ne sont représentées que par un seul objet : on pressent qu'il sort de quelque humble boutique où un travailleur libre gagnait sa vie devant son atelier, aidé par un seul esclave ou un jeune apprenti '. Au reste, cette bourgeoisie et cette démocratie artisanes, qui furent, dans les meilleurs temps de l'Empire, la force pacifique et laborieuse de la société, avaient le droit de former des corps de métiers : et ces corporations, syndicats professionnels de patrons, gros et petits, avaient, à leur tour, le droit de défendre les intérêts du métier en face des pouvoirs publics, empereurs ou municipes. L'industriel, même le plus pauvre, était d'ordinaire moins isolé, moins exposé que le petit propriétaire^. N'opposons pas cependant outre mesure l'industrie et la propriété. Elles se confondirent ou s'aidèrent souvent à cette époque. Toute villa possédait ses ouvriers et ses ateliers, je ne dis pas seulement pour faire le pain, préparer la laine ou confectionner des habits^, mais encore pour façonner outils, briques ou pots nécessaires à la vie courante^. Une exploitation rurale se doublait toujours de tâches industrielles. Et dans les plus grands domaines, parfois, c'étaient de véritables manufactures qui s'installaient pour des travaux de forge ou de fonte, de céramique ou de verrerie. Un riche propriétaire était aussi patron d'usine,
1. A moins de supposer que tous les noms de potiers inscrits sur les vases (comme nous l'avons supposé pour Momnio, p. 275, n. 3) soient des noms d'esclaves ou d'affranchis de grandes maisons demeurées anonymes. Et, de même, les ateliers ou boutiques figurés sur les bas reliefs funéraires peuvent être à la rigueur ceux d'esclaves de ces grandes maisons, préposés à la vente au détail (p. 243, n. 4). Tout est incertitude en matière de ce genre. 11 me semble cependant que le caractère servile de ces noms, de ces figures, l'existence exclusive de grandes maisons industrielles se marqueraient mieux dans les faits épigraphiques et archéologiques, si c'était la réalité. — Qu'on n'allègue pas en faveur de celte thèse domaniale les inscriptions de Dijon (chez les Lingons, XIII, 5474-5) où lapidarii et fabri ferrarli du pays se disent clientes d'un riche patron : ce patronage peut être la suite d'un accord plutôt que d'une origine servile. Et toutefois, je suis très frappé de l'analogie que présente cette clientèle ouvrière d'un riche Lingon avec la clientèle rurale et militaire d'un noble gaulois à l'époque de l'indépendance (t. Il, p. 77).