‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 338 sur 415 · Pour tout ceci, t. IV, ch. X · texte numérisé non relu

Pour tout ceci, t. IV, ch. X

3. Cf. p. 251, 241, n. 6 et 8. Même la bière, cf. p. '256, n. 4.

4. Cf. Varroa, Res r., I, 16, 4; cf. p. 280, n. î, p. 267, n. 4.

il avait ses équipes de potiers comme ses troupes de vendangeurs, il vendait ses faux arrétins ou sa chaudronnerie comme ses laines ou ses blés aux grands brasseurs d'affaires qui circulaient dans l'Empire *.

Je n'ai parlé jusqu'ici que du patron. L'ouvrier, c'est en règle générale un esclave ^.

Cela ne veut point dire qu'il n'y eut à craindre, dans les industries, ni coalition, ni grève, ni sabotage. Ces choses sont de tout temps. Mais on les appelait séditions ou guerres serviles, et c'était bien alors des mouvements sociaux, d'une classe contre une autre. Au reste, les causes étaient pareilles à celles qui agitent nos ouvriers libres, rémunération insuffisante, mauvais traitements, travail excessif \

Comment formait-on ces ouvriers? En Gaule, nous ne savons rien à ce sujet. Mais disons-nous bien qu'on savait les former : sans quoi, céramiques arvernes et verreries normandes n'auraient pas duré pendant plusieurs générations. Je ne crois pas à des écoles techniques, analogues à celles que nous multiplions aujourd'hui, sans voir le vice de ce système. Je crois plutôt, comme pour l'ancienne France, à des leçons données, dans l'atelier même, par le bon ouvrier qui travaille à l'apprenti attentif qui le remplacera un jour^ : ce qui est la meilleure manière d'apprendre, par l'exemple et par la tâche même, et à l'endroit précis où les choses doivent être faites. Pour un artisan,

1. Tout ce qui précède, d'après les explorations archéologiques des grands domaines, notamment en Belgique; cf. p. 361. p. 310, n. 3. Tout ce régime doit être antérieur à la conquête (t. II, p. 77 et 327).

2. Voyez comme Pline (p. 309, n. 2) définit l'activité industrielle d'un pays par le travail de ses esclaves.

Page 1