‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 346 sur 415 · Cf. t. 1, p. 185 et s., I9r) et s., 385 et s., 417 et s · texte numérisé non relu

Cf. t. 1, p. 185 et s., I9r) et s., 385 et s., 417 et s

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denrées et marchandises. Ils avaient les qualités de l'emploi, de la gaieté, une bonne dose de résistance physique, le verbe sûr, et de l'habileté dans la hardiesse K A ces mérites, qu'ils tenaient de leurs ancêtres et que leurs descendants n'ont point perdus, les Gaulois ajoutaient, ce semble, un état d'âme particulier qui les prédisposa aux entreprises commerciales. La conquête romaine d'abord, puis la fin des guerres intérieures et l'abandon des projets sur la Germanie, les obligèrent aux pratiques monotones de la vie civile et domestique, eux, jadis aussi incorrigibles comme batteurs d'estrade et amoureux de gloire que les Phéniciens comme rouliers des mers et assoiffés de gains ^. Or, chez un peuple secoué par des années d'agitation, de bataille et d'ambition, l'esprit d'aventure ne disparaît point d'un coup : il se transforme, il s'applique à d'autres objets, mais il est toujours là pour entraîner l'homme sur la route ou lui suggérer quelque audacieuse affaire. Qu'on remarque avec quelle lenteur, après 1815, la France est parvenue à calmer le besoin de courses et de conquêtes que vingt ans de victoires avaient laissé en elle. Pour le satisfaire en quelque manière, les uns se vouèrent à l'industrie, et ce fut une des causes pour lesquelles elle prospéra sous la Restauration; d'autres armèrent des navires et partirent, vers les Indes de l'Ouest ou les eaux de la Chine, à la recherche de marchés et de produits nouveaux. Les années qui ont suivi les guerres de l'Empire sont parmi les plus riches de notre .histoire en grandes entreprises marchandes ^ Je pense à des faits de même genre pour la Gaule des premiers Césars ^ Ces poteries qui se fondent et qui, en quelques années, inondent de leurs ouvrages de vastes régions ^ ce sont

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