T. IV, p
3. 0.n:iia pM-jjrj emunlar, dil un Italien du Milanais (Pline, Ep., IV, 13, 5).
4. Ici, p. 201, n. 2, p. 354-0. Cf. Sénèque, De beaeficiis, VII, 9.
luxe facile et qui fût à portée : les plus belles iiiurcliaudises étaient celles qui venaient du plus loin. Ce fut, du Hliin aux Pyrénées, une folie d'exotisme. Un propriétaire du pays de Langres, grand chasseur de bêtes sauvages, désire pour son tombeau un autel en marbre italien de Luna et une statue en marbre d'outre-mer, « le meilleur qu'on puisse trouver », et ce mot, « le meilleur possible », revient sans cesse à sa pensée quand il rédige son testament '. Du plus puissant au plus petit, de la plèbe du Colisée au pêcheur des Landes, se répand un pareil besoin de marchandises nouvelles, à la mode du jour. Si celle-là veut admirer, dans les jours d'exhibition, des bêtes extraordinaires, celui-ci demande pour sa table, non plus l'écuelle de bois, mais la vaisselle rouge et brillante à façon arrétine-. Et de ces deux courants qui ne s'arrêtent jamais et se touchent toujours, celui des voyageurs qui offrent et des désirs qui attirent, il résulte pour la Gaule le plus prodigieux mouvement de marchandises qu'elle ait connu avant le siècle actuel.