‹ Histoire de la Gaule (volume 2)Chapitre 359 sur 415 · Seplasiarius; XIII, 835 i · texte numérisé non relu

Seplasiarius; XIII, 835 i

3. Negotiator vinarius; Xlll, SI05. — Cependant, contrairement à Willers {Die R. Bronzecimer, p. 200-1), je ne crois pas à limporlance du commerce du vin en Germanie. Tacite (G., 23) ne le signale que pour les riverains du Rhin, et depuis Domitien au moins je pense ([u'il y a eu interdiction de l'exporter, comme cela fut sous le Bas Empire (ici, n. 4).

4. Argentarius; XIII, 7247. Cela s'explique par le goût des Germains pour les vases d'argent, et il semble bien que. pour ne pas avoir à exporter de l'or, les légats et les empereurs ne voulussent envoyer comme présents aux chefs barbares que des vases d'argent (Tac, G., 5). — Le negotiator gladiariiis de Mayence (XIII, 6677; c'est' un ancien soldat) a pu, sans doute sous des conditions délern.inées par l'autorité publique, vendre des épées aux Germains : on a du reste découvert au delà du Ithin bon nombre d'épées de fer signées de fabricants romains ou gallo-romains (trouvaille de Nydam en Schleswig, XIII. 10036, 3U-43). Mais il est impossible que l'exportation des armes ne fût pas interdite en principe. — Les défenses d'exporter hors du territoire romain portaient, au iv'' siècle, sur l'or (C. Jast., IV, 63. 2; Tacite, Germ.. 5, ne précise pas à ce sujet), sur le vin, Ihuile et les liqueurs (IV, 41. 1), sur les armes nlfensives et défensives (IV. 41, 2 : défense même était faite d'en vendre aux Barbares en mission dans l'Empire).

5. Xill. 8793 (p. 325, n. 7), 8350, 7588, 6366, 6524. Les poteries de Bretagne (8793) venaient faire concurrence sur ces marchés à celles de Gaule (cf. p. 325, n. 7. p. 330, n. 1).

6. XIII, III. p. 761 et s. Le nombre des negotiatores artis crctarix qu'on trouve à la frontière (n.5) s'explique sans doute par l'importance parliculière du commerce des poteries dans les pays germaniques. — Le travail d'Engelhardt, Mémoires de la Sic. roY. des Antiquaires du Nord, n. s., 1872-7, est à compléter; cf. t. IV,

7. XIII. 10036, 44. — Pour la chaudronnerie, la concurrence faite aux produits de Gaule par le Campanien Polybe (p. 304, n. 1) a été d'abord très puissante sur les matchés de Germanie : ce qui est un des faits notoires du commerce antique. Dans l'ensemble, ce sont les ustensiles de bronze qui paraissent s'être le

Aucissa ont pénélr*'' plus loin encore, jusqu'au pied du Caucase ', à l'endroit où les routes extrêmes de l'Kurope confinent à celles de l'Asie -.

Cette vojj;ue des fibules d'Aucissa s'explique d'ailleurs foit bien. Chez tous ces Barbares, le manteau restait un vêtement national, et la fibule était son agrafe nécessaire. Aucissa, en se rendant maître en cette spécialité, savait bien ce qu'il faisait, et qu'il travaillait pour des millions d'hommes, La fibule était, de[»uis les siècles lointains de l'âge du bronze \ le bijou essentiel des populations occidentales : l'habile Gaulois sut appliquer à ces traditions millénaires les procédés de l'industrie grécoromaine et les avantages de la paix impériale. 11 ressemblait à ces manufacturiers de Manchester qui fabriquent des myriades de quintaux de cotonnades destinées à former les pagnes des tribus africaines,

Page 1