IV. — LA TRAITE
Les marchands d'esclaves, à la différence des autres, exportaient et importaient tout à la fois.
Les gens de ce métier ne furent point inconnus de la Gaule indépendante. Il en était peut-être venu d'Italie même avant César, et, en tout cas, les Celtes en avaient vu de l'autre côté de leur frontière, à l'affût des hommes qui voulaient se vendre et des femmes qui se laissaient prendre. Avec les légions, les traitants arrivèrent, achetant après chaque bataille des milliers de prisonniers, et sans doute razziant souvent çà et là pour
plus répandus en Germanie, ensuite la verroterie, puis la céramique. Voyez les deux travaux de Willers, Die Rœni. Bronzeeinier, 1901, p. 191 et s.; Neue Untersuchungen, 1907, p. 30 et s., 45 et s., etc.