Cf. t. IV, p
5. Cf. t. VI, ch. IV : un ■< murmillon » éduen (XII, 3325) et un « rétiaire » allobroge (XII, 3327), leur origine servile est douteuse; mirmillo tongre, alTranchi'?, VI, 33977. Voyez, sur l'organisation des gladiateurs du prince, t. IV, p. 424, n. 4.
G. (Jleci dit dans la mesure où l'on peut appli(iuer à des Relges les textes de Tertullien et de Clément (p. 16, n. 7). 7. Varron, Res r., II, 10, 4 : Ad pecuariain... Galli adpositissiini, maxime ad jumenta.
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A défaut des (laulois, il y avait les Germains. Ceux-ci ne manquèrent jamais* aux marchands d'hommes postés à la frontière -. Beaucoup, comme tant d'êtres de l'Antiquité, se vendaient eux-mêmes^ : un Germain, superhe de prestance, d'une docilité muette et aveugle, ne connaissant que le maître et la consigne, était, pour certaines besognes, un serviteur incomparable, et les premiers Césars n'eurent pas de meilleurs gardes du corps que ceux que l'Allemagne leur procurai Mais plus que la vente libre, la guerre fit affiner cette espèce dans les réserves d'hommes. La paix, sur la frontière, ne fut jamais continue; maraudeurs à pourchasser sur le sol romain, représailles à exercer sur le sol germanique, il ne se passait pas de lustre sans une fructueuse chasse à l'homme. La plupart des guerres contre les Frisons ou les Chattes, décorées par les historiens contemporains de noms triomphaux, ne furent à vrai dire que des entreprises désirées par les traitants, trop souvent les arbitres mystérieux des conseils de guerre'.'
La Gaule, en fait d'esclaves, achetait plus qu'elle ne vendait. Il lui fallait autant de serviteurs grecs que de bijoux orientaux. Ce riche Lingon qui voulait des marbres transmarins pour son tombeau, ne manquait pas d'avoir des esclaves d'origine hellénique". Secrétaires, précepteurs, médecins, architectes, ouvriers d'art, toute la domesticité intellectuelle d'un i^^rand seijïneur lui était expédiée par la Grèce, deniers payés au marchand d'hommes '.
1. Il serait cependant possible qu'à des moments de crise les empereurs se soient défiés des esclaves germains en service dans l'Empire; cf. Suétone, Aug., 49; Dion, LVI, 23, 4. — U est probable que les esclaves d'origine germanique changeaient de nom, ce qui rend difficile de les reconnaître dans les inscriptions. Cf. p. 10. n. 7.
2. Mango à Cologne, d'origine italienne (Xlll, 8348), marchand d'eiclaves plutôt que maquignon. Cf. ici, p. 337, n. 3 et 4.
' 3. Ici, p. 333, n. 2.